Synoptique des évacuations EU / EV PRO

Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace

Outil
Synoptique EU / EV — Bâti'Tools (compte PRO)
Ce que fait l'outil
Dessiner un réseau d'évacuation bloc par bloc — tronçons, nœuds, terminaux — saisir les appareils de chaque zone sanitaire, cumuler ces appareils jusqu'à l'exutoire, et donner à chaque tronçon son diamètre et son débit de calcul ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
Familles de réseau
Trois, toutes déduites : EU (eaux usées), EV (eaux vannes) et EU-EV (unitaire, là où les deux convergent). Rien à créer, rien à choisir
Donnée d'entrée
Les quantités d'appareils d'un terminal, et elles seules : tout le reste est calculé ou dessiné
Référentiel
Règles de l'art des évacuations — dix-sept types d'appareils, foisonnement, diamètres en PVC et en fonte

Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur sept aperçus commentés.

La même mécanique équipe les autres synoptiques du site : les gestes décrits ici se retrouvent à l'identique sur le synoptique EF / ECS, le synoptique hydraulique et le synoptique aéraulique, aux objets près. Trois différences sont propres à cette page, et elles font l'essentiel de ce qui suit : l'eau y descend, si bien qu'un bloc se raccorde à l'objet en direction du rejet, celui dans lequel il se vide ; la racine du réseau, l'exutoire, n'est pas un type de bloc mais un simple tronçon raccordé à rien en direction du rejet ; et le terminal a une roue d'apparences au double-clic droit, que les autres synoptiques n'ont pas.

Sommaire

  1. 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
  2. 1. L'écran
  3. 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
  4. 3. La souris en espace « Objet »
  5. 4. La souris en espace « Fond de plan »
  6. 5. Le clavier
    1. 5.1 Les raccourcis
    2. 5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
    3. 5.3 Pourquoi Q, S et X
  7. 6. Neuf gestes en situation
    1. A1 — La roue des sept formes, au double-clic sur un tronçon
    2. A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un terminal
    3. A3 — ALT + clic droit, pour désigner l'objet en direction du rejet
    4. A4 — La touche S et les deux espaces
    5. A5 — La touche Q, pour tracer une file — le témoin et les cases sautées
    6. A6 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
    7. A7 — La roue des apparences, au double-clic DROIT sur un terminal
    8. A8 — Enchaîner les lignes, et le coude qui se dessine seul
    9. A9 — La touche W, pour raccorder toute une file vers l'exutoire
  8. 7. Le panneau de propriétés
  9. 8. Diagnostic et messages d'alarme
  10. 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
    1. 9.1 Ajouter un projet au projet ouvert
    2. 9.2 La légende
  11. 10. Ce que l'outil ne fait pas

0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule

Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé au bloc qui reçoit ce qu'il évacue. Les terminaux sont les feuilles, et la racine est l'exutoire.

Le point à connaître avant tout le reste : ici, l'eau descend

Sur les réseaux d'alimentation — eau froide, chauffage, air — un bloc pointe vers l'objet en direction de la production, de l'AEP ou du ventilateur, celui qui l'alimente. Sur une évacuation, c'est l'inverse : un bloc pointe vers l'objet en direction du rejet, celui dans lequel il se vide. Le panneau de propriétés le nomme d'ailleurs ainsi — « Objet en direction du rejet » — et le sens des flèches du plan suit ce lien.

Une conséquence pratique en découle, et c'est la seule chose de cette page qu'on ne peut pas deviner d'un coup d'œil : on trace dans le sens de l'eau, des appareils vers l'exutoire — le tronçon précédent se raccorde, en direction du rejet, à celui qu'on vient de poser (voir A5). Le bandeau d'aide du raccordement, lui, le dit en toutes lettres : « en direction du rejet » (voir A3).

Les blocs

Tronçon
La canalisation dimensionnée, et le seul bloc qui porte un diamètre. Il a deux régimes de calcul — horizontale (collecteur), qui porte alors une pente, et verticale (colonne) — et ce régime n'est pas un décor : ce sont deux tables différentes du référentiel.
Nœud
Le partage. Il ne se dimensionne pas : il collecte ce qui lui arrive et le transmet vers l'aval. Son dessin se déduit tout seul des blocs contigus qui lui sont raccordés — un té, une croix ou un virage apparaissent sans qu'on ait rien à choisir. Il peut aussi porter un coude forcé parmi quatre, pour le seul cas que l'automatisme ne sait pas servir : le virage demandé avant que les blocs voisins soient posés.
Terminal
La zone d'appareils sanitaires, et le seul bloc où l'on saisit quelque chose : une quantité par type d'appareil, parmi les dix-sept types du référentiel. Il a aussi une apparence au choix parmi cinq — sanitaire générique, siphon de sol, lavabo, douche, WC — purement graphique.
Exutoire
Ce n'est pas un type de bloc : c'est le tronçon qui ne se raccorde à aucun objet en direction du rejet, et rien d'autre. Il n'y a ni symbole, ni bouton de palette, ni réglage à lui : seule son étiquette le distingue, qui porte son nom déduit — Exutoire, ou Colonne d'exutoire s'il est vertical —, son diamètre, le nombre d'appareils du réseau et son débit en m³/h.
Texte et trait
Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.

La famille ne se choisit pas : elle se déduit des appareils

Chaque type d'appareil du référentiel relève des eaux usées ou des eaux vannes ; la palette rappelle la règle en une ligne : « La famille d'un bloc se déduit des appareils en aval. EU + EV convergent en EU-EV. » Un bloc qui ne voit remonter que des lavabos et des douches est EU ; un bloc qui ne voit que des WC et des urinoirs est EV ; dès que les deux se rejoignent, le bloc devient EU-EV, l'unitaire, et change de couleur sur le plan. Ce n'est pas un interdit, c'est une fusion : le réseau unitaire est un cas normal, et le calcul en tient compte.

Un bloc qu'on vient d'ajouter n'a encore aucun appareil en aval : il n'a donc aucune famille, et il est gris. C'est aussi pourquoi les vignettes de la palette sont grises — elles montrent exactement la couleur qu'aura l'objet à la seconde où il se posera.

Ce que l'outil fait de ces quantités

À chaque modification, l'outil remonte les quantités d'appareils des terminaux vers l'exutoire, puis demande à la table d'expertise du site, pour le cumul de chaque tronçon, son diamètre en PVC et en fonte, son diamètre intérieur en colonne et le débit de calcul Qmax. Le résultat s'écrit sur la case, dans le panneau de propriétés et dans la note CSV.

Trois choses entrent dans ce calcul, et trois seulement : le cumul d'appareils du tronçon, son régime (collecteur ou colonne) avec sa pente s'il est horizontal, et le coefficient K du projet — le type d'utilisation du bâtiment, réglé une fois dans Paramètres → Projet. Le matériau, lui, n'entre pas dans le calcul : il choisit seulement lequel des deux diamètres, PVC ou fonte, s'écrit sur le plan.

⚠Un coude n'est jamais un tronçon : c'est un nœud. C'est ce partage qui permet à l'outil d'offrir six dessins sans jamais laisser un dessin décider d'un diamètre — un nœud ne se dimensionne pas, il ne fait que transiter les appareils vers l'aval.

1. L'écran

Barre d'outils (en haut)
Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / +, Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre. À droite, le compte rendu du dernier export DXF et le badge des auto-tests.
Panneau de gauche
La légende des trois familles — EU, EV, EU-EV — et le rappel qu'elles se déduisent, la palette de blocs en symboles, la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier.
Le plan (au centre)
La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si.
Panneau de droite
Propriétés de la sélection, Diagnostic (la liste des alarmes) et Synthèse (une ligne par réseau : sa famille, sa racine, son nombre d'appareils, son diamètre et son débit).
Les trois languettes
◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).

La palette montre les trois blocs par leur symbole : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan. Le survol en donne le nom. Les vignettes sont grises, faute de famille, et c'est fidèle : un bloc neuf n'a pas encore d'appareils en aval.

2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan

C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.

Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — repérer une colonne, souligner une antenne, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.

On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille. L'aperçu A4 montre le même clic dans les deux espaces.

L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.

Hors de son espace, un bouton de la palette n'est pas masqué mais désactivé : il reste visible, son infobulle dit pourquoi il ne répond pas, et elle nomme la touche qui le réveille.

✓L'espace ne s'enregistre pas dans le projet : chaque ouverture démarre en « Objet », qui est le travail principal. La sélection en cours est relâchée au moment de la bascule.

3. La souris en espace « Objet »

Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit sert au raccordement, avec ALT — et, en double-clic, à l'apparence d'un terminal.

Ajouter un bloc

Clic sur un symbole de la palette
L'objet se pose à côté de la sélection et s'y raccorde : le bloc sélectionné devient son objet en direction du rejet. Pour poser un exutoire — un bloc qui ne se raccorde à rien — relâchez d'abord la sélection avec Échap.
Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors racine — le panneau tranche. Relâché hors du plan, rien n'est ajouté et l'outil le dit.

Sélectionner

Clic gauche sur un objet
Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
Maj + clic
Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
Clic gauche maintenu sur le fond
Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
Clic gauche sur le fond, sans bouger
Relâche la sélection.
Clic sur un objet superposé à d'autres
Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Le survol d'une pastille désigne l'objet correspondant sur le plan, et un texte y est nommé par son texte, non par son identifiant.

Déplacer, dupliquer, supprimer

Glissé depuis un objet
Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
Glissé depuis un membre d'un lot
Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
Ctrl + glissé
Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux.
Suppr
Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction du rejet. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression, et l'historique remonte 50 actions.

Donner sa forme, ses appareils, son apparence, son raccordement

Double-clic gauche sur un tronçon ou un nœud
Ouvre la roue des sept formes autour du curseur — voir A1.
Double-clic gauche sur un terminal
Ouvre la roue des quantités d'appareils autour du curseur — voir A2.
Double-clic droit sur un terminal
Ouvre la roue des cinq apparences — voir A7. Cette page a été la première à l'offrir ; les synoptiques aéraulique et hydraulique l'ont reçue depuis.
ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
L'objet sélectionné se raccorde à ce bloc, en direction du rejet — voir A3.
ALT + clic droit sur le fond
Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine, c'est-à-dire un réseau sans exutoire.

Les roues ne peuvent jamais se disputer un double-clic : aucun bloc ne relève de deux d'entre elles sur le même bouton — un tronçon et un nœud n'ont pas d'appareils, un terminal n'a pas de forme à choisir, et l'apparence est sur l'autre bouton. Le clic droit seul, lui, ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement.

Se déplacer dans le plan

Molette enfoncée et glisser
Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
Molette seule
Fait défiler le plan, comme une page.
Ctrl + molette
Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe.

4. La souris en espace « Fond de plan »

Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :

Double-clic sur un texte ou un trait
Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A6.
Un texte se pose au demi-pas
Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille, au centième de case, pour se caler entre deux tuyaux. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste — c'est ainsi qu'on remet d'aplomb un texte posé de travers. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
Les flèches du clavier
Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour et se lit de bas en haut. C'est le seul emploi des flèches en réglage de direction sur cette page (voir §5.1).

Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni raccordement, ni résultat, ni alarme.

Les étiquettes du plan — le nom d'un bloc, son diamètre, la liste des appareils d'un terminal — ne sont pas des annotations et vivent dans l'espace « Objet ». Elles se placent automatiquement autour des cases ; pour en déplacer une à la main, molette maintenue au-dessus, et un clic milieu sans glisser la rend à l'automatisme.

5. Le clavier

Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide affichée dans le panneau de gauche : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.

5.1 Les raccourcis

Ctrl+Z
Annuler. L'historique remonte 50 actions.
Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
Rétablir.
Suppr
Supprimer la sélection.
Ctrl+A
Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
Échap
Relâcher la sélection. En cours de tracé, il termine la suite de lignes au lieu de l'annuler — et il annonce combien de lignes ont été posées ; hors tracé, il désarme le mode.
← → ↑ ↓
Sur un bloc du réseau, elles ne règlent pas la direction : elles désignent l'objet en direction du rejet. Sur un tronçon, un nœud ou un terminal seul, la flèche raccorde l'objet au bloc contigu de ce côté — « je me vide dans le bloc à ma gauche ». La direction d'un tronçon, elle, se donne à la roue des formes ou au select du panneau, et nulle part ailleurs : une flèche ne saurait nommer un coude, et promettre un réglage qu'elle ne sait faire qu'à moitié serait pire que de ne rien promettre. Sur un trait ou un texte d'annotation, en revanche, les flèches règlent bien la direction — ces deux objets n'ont que deux orientations et ne se raccordent à rien.
Espace
Bascule la sélection : tronçon ↔ nœud, dans les deux sens. Sur un plan monté à la file, tout arrive en tronçon droit et la correction la plus fréquente est « celui-ci est en fait une jonction » : elle coûte un appui, la main déjà sur le clavier. Le tronçon converti perd sa pente et son tracé, qu'un nœud ne porte pas ; au retour, le nœud retrouve le tracé que ses raccordements dessinaient — traversé de gauche à droite il revient collecteur à 2 %, de haut en bas il revient colonne. Un nœud en coude fait exception : aucun tronçon de cette page ne sait dessiner un angle — les deux tracés droits sont des régimes de calcul, pas des apparences — il revient donc collecteur, et le tracé change. Une sélection mixte bascule chaque objet dans son sens, en un seul Ctrl+Z ; la touche ne fait rien sur autre chose qu'un tronçon ou un nœud — ailleurs, elle continue de faire défiler la page.
S
Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
⚠Les raccourcis sont ignorés pendant une saisie : dans un champ de texte, Ctrl+Z annule la frappe et non le dernier bloc posé, et Suppr efface un caractère.

L'aide du panneau ajoute, sous la table : « Les touches tenues — ALT pour désigner l'objet en direction du rejet, et les touches de tracé ci-dessous — sont des modes et ne figurent pas dans cette table. »

5.2 Les modes de tracé (touches tenues)

Trois touches, trois canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.

Q
Pose une file de tronçons. Espace « Objet ».
X
Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».
W
Raccorde une file déjà posée, d'une extrémité à l'autre, vers l'exutoire. Elle ne pose rien : elle écrit les raccordements qui manquent. Espace « Objet » — voir A9.

Ces lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — voir 5.3. W est voisine des trois autres, sous les mêmes doigts.

Les trois touches acceptent indifféremment les deux gestes :

Un témoin suit le curseur et dit ce que le clic fera de la case visée : jaune « + » elle est libre, orange « ⇢ » elle est prise et sera sautée, rouge « × » le départ y est refusé. La file de réseau ne s'arrête donc plus devant un bloc existant : elle l'enjambe et reprend derrière — mais le trou rompt le raccordement, car deux morceaux séparés par un obstacle ne s'évacuent pas l'un dans l'autre. La file de traits, elle, ne s'arrête ni ne saute devant rien : souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande.

Et le second clic n'est pas une fin : la ligne suivante repart de la précédente, chaque ligne de réseau se termine par un nœud, et le nœud d'angle se dessine en coude tout seul. C'est Échap qui termine — voir A8.

5.3 Pourquoi Q, S et X

Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.

Q, S et X : trois touches sous une main gauche qui ne bouge pasClavier AZERTY. En bleu, les trois touches de l'outil : elles tiennent sous des doigts déjà posés, et bordent Ctrl, Alt et Maj.AZERTYUIQSDFGHJKMajWXCVBNCtrlAltEspaceQtracer une file de réseauSbasculer objet / fond de planXtracer une file de traitsMaj, Ctrl et Alt sont déjà tenues par cette main :Ctrl + clic pour déposer, ALT + clic droit pourraccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection.1Les trois touches se touchent : la main gauche reste posée sur la rangée de repos, et l'œil ne quitte pas le plan.2Elles sont voisines des modificateurs — Ctrl, Alt, Maj —, que la même main tient déjà pour le dépôt, le raccordement et la sélection.3Le choix est positionnel, non mnémotechnique : ces lettres ne sont pas des initiales, c'est leur PLACE qui est choisie.Les touches restent des ACTIONS NOMMÉES dans la table des raccourcis : l'aide du panneau est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main.
Sur un clavier AZERTY, Q, S et X tiennent sous une main gauche qui reste posée, et bordent Ctrl, Alt et Maj.

Ce que la position fait gagner

Et si ces trois lettres ne vous vont pas

Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide affichée dans le panneau de gauche est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.

⚠Le choix vaut pour un clavier AZERTY, celui des postes sur lesquels l'outil est utilisé. Sur un QWERTY, ces trois lettres ne sont plus voisines : une raison de plus pour l'éditeur de raccourcis.

6. Neuf gestes en situation

Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : la roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran, et les tuyaux y ont l'épaisseur et les flèches d'écoulement du plan. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.

A1 — La roue des sept formes, au double-clic sur un tronçon

Choisir un dessin, pas un mot : on sait quel coude on veut, on ne sait pas comment l'outil l'a nommé.

Double-clic gauche sur un tronçon — la roue des sept formesEspace « Objet » · réseau unitaire EU-EV · zoom 100 %Sanitaires R+16 appareil(s)ExutoireØ 10018 appareil(s)3,42 m³/hCoude gauche – bas (nœud)1Le tronçon double-cliqué garde son liseré de sélection : le centre de la roue reste vide, on le voit changer.2Chaque coude est dans le quadrant qui porte son nom — droite-haut en haut à droite, gauche-bas en bas à gauche : on vise sans lire.3Les deux tracés droits font un TRONÇON, les quatre coudes et le nœud font un NŒUD : un nœud ne se dimensionne pas.Un clic applique la forme et ferme la roue · Échap ferme sans rien changer · Ctrl+Z annule · les flèches du clavier déplacent le choix de pastille, Entrée valide.
Double-clic gauche sur un tronçon : les sept formes s'ouvrent en roue autour du curseur.

Le geste

Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.

Les sept formes, et ce que chacune fait du bloc

L'ordre des pastilles n'est pas l'ordre d'une liste. Elles sont posées dans le sens horaire en partant du haut, et cet ordre met chaque coude dans le quadrant qui porte son nom — droite-haut en haut à droite, gauche-bas en bas à gauche. C'est cet appariement qui permet de viser sans lire, et c'est ce qui distingue la roue d'une liste ronde. Le nœud est la seule pastille dont la place soit conventionnelle — à droite — mais c'est aussi la seule qui ne soit pas un tracé, donc la seule qu'on ne cherche pas parmi les autres.

Ce que la roue montre

Forme courante
Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
Survol d'une pastille
Une infobulle en donne le nom complet ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
La pastille du nœud
Elle montre la croix, et non le nœud tel qu'il sera sur le plan : hors du plan il n'y a pas de topologie, et la croix est le seul dessin qui ne mente sur rien — elle montre ce qu'un nœud sait faire. Le dessin réel se formera au raccordement, sous vos yeux.
Au clavier
Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
Un clic dans le vide
Ferme la roue. Rien n'est appliqué.

Ce qui est écrit et ce qui est effacé

Un tronçon devenu nœud perd sa pente, qui n'a plus de sens sur un nœud, plutôt que de la garder en dormance. Un nœud redevenu collecteur retrouve la pente de 2 % d'un tronçon neuf, plutôt qu'une valeur absente que le moteur remplacerait en silence. Le changement de type renumérote l'identifiant (t3 devient n2) et reporte tous les liens, la sélection comprise : on ne perd ni son aval, ni ce qui se raccorde à lui, et l'on ne paye qu'un cran d'annulation là où « supprimer puis recréer » en coûtait deux. Cliquer sur la forme que l'objet porte déjà ne remplit pas l'historique.

✓La touche Espace fait exactement ce que fait la pastille « nœud », et sur toute une sélection à la fois. Le select « Direction (régime de calcul) » du panneau de droite fait ce que font les deux tracés droits, un bloc à la fois — et lui seul dit ce que la forme veut dire pour le calcul.

A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un terminal

C'est le geste central de l'outil : monter un plan, c'est renseigner les appareils de quarante zones sanitaires, et le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un terminal — la roue des quantités d'appareilsEspace « Objet » · les sept appareils par défaut · Paramètres ▸ Appareils en choisit d'autresLavabo2Douche grille1Baignoire0Évier1Lave-vaiss.1LL 6 kg0WC 6/7,5 L18 appareils (dont 2 hors menu)Terminal « Sanitaires R+1 » : la famille du bloc — EU, EV ou unitaire — se DÉDUIT de ces appareils, rien ne la choisit.1Une pastille par type d'appareil — pas une valeur unique : c'est la donnée d'entrée du réseau, et la seule.2Le libellé court est au-dessus du champ : la pastille fait 76 px. Le survol donne le libellé complet — « Douche à grille fixe ».3Bordure d'accent = quantité saisie · le premier champ a le focus, sa valeur déjà sélectionnée · Tab enchaîne dans le sens horaire et boucle.4Le pied compte TOUT le bloc — les deux appareils saisis sur un type non coché y sont : le total ne peut pas contredire la case.Entrée applique et ferme · un clic à l'extérieur applique aussi · Échap ferme sans rien appliquer · aucun cran d'annulation si rien n'a changé.
Double-clic gauche sur un terminal : une pastille par type d'appareil, le premier champ déjà sélectionné.

Le geste

Double-clic gauche sur un terminal. Une roue s'ouvre centrée sur le curseur, avec un champ par type d'appareil : le libellé court au-dessus, la quantité en dessous. Le premier champ a déjà le focus et sa valeur est sélectionnée ; Tab enchaîne les pastilles dans le sens horaire et boucle sur la dernière.

Un terminal ne porte pas une valeur — un débit, une puissance — mais une quantité par appareil. D'où une roue de champs, et non une boîte de saisie.

Quels appareils la roue propose

Uniquement ceux que vous avez cochés dans Paramètres → Appareils. Par défaut, l'équipement d'un logement courant : lavabo, douche à grille fixe, baignoire, évier, lave-vaisselle, lave-linge 6 kg, WC — sept types, une seule couronne. Les dix-sept types du référentiel restent accessibles dans le panneau de propriétés.

Ce réglage ne touche aucun calcul
Décocher un type n'efface aucune quantité déjà saisie : elle reste sur le bloc, elle compte dans le cumul, elle apparaît simplement ailleurs que dans la roue.
Le pied dit le total du BLOC
Sous la couronne, un petit cartouche annonce le nombre d'appareils — y compris ceux que la roue ne montre pas, signalés « dont N hors menu ». Sans cela, un terminal à deux WC et un urinoir non coché annoncerait « 2 appareils » sous une case qui en affiche 3.
Le survol lève le doute
La pastille n'a la place que du libellé court ; l'infobulle porte le libellé complet, et c'est là que se départagent « Douche à grille fixe » et « Douche avec bouchon ».
Aucune case cochée
Choix légitime : le double-clic sur un terminal n'ouvre alors rien. Au-delà de 24 appareils cochés, le menu s'ouvre en grille et non en roue ; l'onglet le dit en bas de sa liste.

Les trois sorties

Entrée
Applique toutes les quantités et ferme.
Clic à l'extérieur
Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : les valeurs sont déjà tapées, les perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition.
Échap
Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.

Ce qu'il faut savoir

A3 — ALT + clic droit, pour désigner l'objet en direction du rejet

Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.

ALT + clic droit — raccorder en direction du rejetEspace « Objet » · les blocs raccordables clignotent, les autres s'éteignentExutoireØ 100Douches vestiaire4 appareil(s)3 appareil(s)ALTmaintenueClic droit sur l'objet auquel raccorder Douches vestiaire, en direction du rejet.1Cerclés d'accent et clignotants :les cibles possibles — un tronçonou un nœud, jamais un terminal.2Le bandeau dit « en directiondu rejet » : le bloc désignéest celui dans lequell'objet sélectionné se vide :ici, l'eau descend.3Éteint : un terminal est unefeuille, rien ne s'évacuederrière lui.4Liseré tireté : l'objetsélectionné, celui que l'onraccorde en direction du rejet.ALT + clic droit sur le FOND de la carte : le lien est coupé, l'objet redevient une racine — un réseau sans exutoire.
Un terminal sélectionné, ALT maintenue : les blocs qui peuvent recevoir son évacuation se cerclent d'accent et clignotent.

Le geste

  1. Sélectionner l'objet à raccorder — celui pour lequel on va désigner l'objet en direction du rejet.
  2. Maintenir ALT : les blocs qui peuvent le recevoir se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder nom de l'objet, en direction du rejet. »
  3. Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les cumuls et les diamètres sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.
✓Le bandeau dit « en direction du rejet » : l'eau descend, et le bloc désigné est celui vers lequel elle s'en va. Le panneau de propriétés emploie le même nom : « Objet en direction du rejet ».

Qui peut devenir l'objet en direction du rejet, et qui ne le peut pas

Seuls un tronçon et un nœud s'éclairent. Un terminal n'est jamais proposé en direction du rejet : c'est une feuille stricte, rien ne s'évacue derrière une zone d'appareils. Et un bloc ne peut pas être raccordé à sa propre descendance — la liste des objets en direction du rejet l'écarte d'office, sans quoi le réseau se refermerait sur lui-même.

Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.

Les autres chemins vers le même résultat

Les flèches du clavier
Sur un objet seul, ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction du rejet touche l'objet sélectionné, et il n'y a ici aucun conflit avec un réglage de direction (voir §5.1).
Le select du panneau
« Objet en direction du rejet » : la liste nommée de tous les blocs auxquels l'objet peut légitimement se raccorder, avec « (aucun — racine / exutoire) » en tête. C'est là qu'on fait d'un tronçon l'exutoire du réseau.
ALT + clic droit sur le fond
Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
⚠Rien ne s'allume si aucun objet n'est sélectionné, ou s'il y en a plusieurs : le bandeau le dit alors en toutes lettres.

A4 — La touche S et les deux espaces

Le même clic, au même endroit, ne prend pas le même objet selon l'espace actif : c'est le réglage qui commande tous les autres gestes.

La touche S bascule entre les deux espaces d'éditionLe plan reste dessiné, calculé et exporté EN ENTIER dans les deux cas : seul change ce qui reçoit le clic.Espace « Objet »tronçons, nœuds, terminaux — fond normaltraitLe clic prend le TRONÇON, même là où le trait le croise.Espace « Fond de plan »traits et textes — le fond de la carte est teintétraitLe clic prend le TRAIT, et le réseau ne répond plus.Sbascule · le fond de la carte change de teinte · la sélection en cours est relâchée au passage · la palette n'ajoute que les objets de l'espace actif.
Un trait de repère croise un collecteur. À gauche le clic prend le tronçon, à droite le trait. Aperçu en thème clair.

Le geste

S, ou la case Espace fond de plan de la palette. Le fond de la carte change de teinte, la sélection en cours est relâchée, et la palette n'ajoute plus que les objets de l'espace actif. Tout le reste — le dessin, le calcul, l'export — est inchangé : le plan est entier dans les deux cas.

La situation figurée est le cas courant : un repère de colonne tiré à la verticale au-dessus d'un collecteur. Sans les deux espaces, le trait — dessiné après — recevrait tous les clics du croisement, et le collecteur serait inatteignable là où on veut justement le lire.

A5 — La touche Q, pour tracer une file — le témoin et les cases sautées

Une antenne de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.

Touche Q — tracer une file de tronçons d'un seul gesteTouche tapée, clic de départ, clic d'arrivée · la file saute ce qui est déjà prisSanitaires R+1déjà làrepère du départ+QtapéeLe témoin, sous le curseur, dit ce que le clic fera de la case visée :+on peut poser ici⇢case prise : elle sera SAUTÉE, la file continue×impossible : départ déjà pris, ou hors planIl clignote doucement : un cadre fixe se confondrait avec le liseré de sélection.1L'aperçu montre le dessin qu'on va obtenir, trous compris.2La file ne s'arrête plus : elle saute la case prise et reprend.3Le trou rompt le raccordement — les deux morceauxne s'évacuent pas l'un dans l'autre.4On trace dans le sens de l'eau, vers l'exutoire.5Une ligne = un seul Ctrl+Z · le compte rendu ditcombien de cases ont été sautées.
Le témoin suit le curseur et dit ce que le clic fera ; le repère marque le départ, et la case hachurée sera sautée.

Le geste

Deux façons, au choix :

Le témoin de case

Sous le curseur, un petit cadre dit ce que le clic fera de la case visée, par une couleur et par un glyphe — et il clignote doucement, un cadre fixe se confondant avec le liseré de sélection :

Jaune « + »
La case est libre : on peut poser ici.
Orange « ⇢ »
La case est prise : elle sera sautée, et la file continue derrière.
Rouge « × »
Impossible : on vise un départ sur une case déjà prise, ou hors du plan. Le clic est refusé sans désarmer le mode — et l'outil le dit, plutôt que de ne rien faire.

Trois points à connaître

La file ne s'arrête plus, elle enjambe
Un bloc existant sur le chemin n'interrompt plus le tracé : sa case est sautée, hachurée dans l'aperçu, et la file reprend derrière. En revanche, le trou rompt le raccordement : les maillons de part et d'autre du trou ne sont pas raccordés l'un à l'autre, parce que deux morceaux séparés par un obstacle ne s'évacuent pas l'un dans l'autre. Le compte rendu dit combien de cases ont été sautées.
L'aperçu ne ment pas
Il montre ce qui sera posé, pas où va le curseur — trous compris. Ce qu'on voit d'avance est exactement ce que le clic fera.
Le sens de tracé
Dans le sens de l'eau, des appareils vers l'exutoire : le tronçon précédent se raccorde, en direction du rejet, à celui qu'on vient de poser. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers — chaque tronçon évacuerait vers celui dont il vient, et les quantités cumulées, donc les diamètres, seraient fausses sans qu'aucune alarme ne le dise.
Le dernier maillon
Le maillon le plus proche de l'exutoire — le seul sans successeur — cherche autour de lui l'objet auquel se raccorder en direction du rejet, par la même règle que le dépôt depuis la palette : un seul bloc contigu, il s'y raccorde ; deux, on ne devine pas, et la file reste racine.

Toute la file, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne s'arrête devant rien.

A6 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte

Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un texte — la roue d'annotationEspace « Fond de plan » · la roue RESTE OUVERTE pendant qu'on règleColonne EU R+3AaTexte…AaGrasAaItaliqueAaSoulignéAaEncadré+100−AaHorizontaleAaVerticalePardéfautChaque pastille s'applique TOUT DE SUITE et la roue ne se referme pas : l'objet change au centre, qui reste vide pour cela.La pastille à jauge règle la hauteur du texte — « − », « + », ou la molette au-dessus de la jauge.Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferme · chaque réglage s'annule par Ctrl+Z · « Par défaut » règle les prochains ajouts.
Double-clic gauche sur un texte, en espace « Fond de plan » : la roue s'ouvre et reste ouverte pendant qu'on règle.

Sur un texte

La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.

Sur un trait

Direction, épaisseur en quatre pastilles — fin, normal, épais, très épais — et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres.

La case « Par défaut »

Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine. Ces défauts sont propres à cette page et à ce poste : ceux d'un autre synoptique ne s'y mélangent pas.

Ce qui distingue cette roue des autres

Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.

Les libellés de direction sont ceux du select de la page — « Horizontale » et « Verticale ». Sur une annotation, la direction n'a que son sens géométrique : un trait et un texte sont retirés de l'état avant tout calcul, et rien n'y lit jamais « collecteur » ni « colonne ».

A7 — La roue des apparences, au double-clic DROIT sur un terminal

Un plan de sanitaires se lit d'abord par ses dessins : cinq symboles valent mieux qu'un symbole et quarante légendes.

Double-clic DROIT sur un terminal — la roue des cinq apparencesEspace « Objet » · le double-clic GAUCHE reste la saisie des quantitésExutoireØ 100Lavabo ou lave-mains — vasque et robinet, vu de face1Purement graphique : l'apparence ne change ni le cumul d'appareils, ni la famille, ni le DN, ni le débit.2Deux roues, deux questions — le double-clic gauche dit ce que la zone CONTIENT, le droit ce qu'elle ÉVOQUE. Les deux ne s'ouvrent jamais ensemble.3« Sanitaire (générique) » est le défaut : un terminal est une zone — « Sanitaires étage » — et non un appareil.Le même réglage existe au panneau de propriétés, champ « Apparence » · Ctrl+Z annule · aucun cran d'historique si l'apparence ne change pas.
Double-clic droit sur un terminal : les cinq apparences s'ouvrent en roue autour du curseur.

Le geste

Double-clic droit sur un terminal. La roue s'ouvre comme celle des formes — même géométrie, même clavier, même centre vide — et propose les cinq dessins d'un terminal : sanitaire générique, siphon de sol, lavabo ou lave-mains, douche, WC. Un clic applique et ferme ; Échap ferme sans rien changer.

Pourquoi le bouton droit

Parce que le gauche est déjà pris, et bien pris : il ouvre la roue des quantités, qui est la donnée d'entrée du réseau et ce qu'on saisit des dizaines de fois en montant un plan. Les deux roues ne répondent pas à la même question : l'une dit ce que la zone contient, l'autre ce qu'elle évoque. Les mêler dans une seule couronne produirait des pastilles voisines sans rapport entre elles. Les deux ne s'ouvrent jamais ensemble.

Ce qu'il faut savoir

Purement graphique
L'apparence ne change ni le cumul d'appareils, ni la famille, ni le diamètre, ni le débit. C'est un dessin, et rien d'autre.
Le défaut est « Sanitaire (générique) »
C'est le seul symbole du jeu qui ne représente aucun appareil en particulier, et c'est sa raison d'être : un terminal est une zone — « Sanitaires étage » — et pas un appareil. Un projet enregistré avant l'existence de ce réglage se relit donc sans changer d'aspect.
Le même réglage au panneau
Champ « Apparence », un bloc à la fois — et le panneau rappelle le geste à l'endroit où le réglage se voit, parce qu'un menu mentionné seulement dans la palette est un menu que personne ne trouve.
L'annulation
Ctrl+Z revient à l'apparence précédente, et cliquer sur l'apparence déjà portée n'empile aucun cran d'historique.

A8 — Enchaîner les lignes, et le coude qui se dessine seul

Une colonne qui descend puis part en collecteur, c'est deux tracés et un angle : autant que ce soit un seul geste, et que l'angle se dessine tout seul.

Le second clic n'est pas une fin, c'est un angleTrois lignes en quatre clics · chaque ligne finit par un nœud · Échap termineSanitaires R+11234Qtapée UNE fois — puis on clique les angles, les uns après les autresLe coude n'est écrit nulle partLe nœud est raccordé d'un côté à la ligne d'avant,de l'autre à celle d'après : son dessin suit.1Chaque ligne de réseau se termine par un NŒUD — c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on repart, et un nœud ne se dimensionne pas.2La ligne suivante ne pose rien sur ce nœud : elle part de sa case, commence à la suivante, et LE NŒUD s'évacue dans elle.3Aucune règle d'angle n'existe dans le code : le dessin d'un nœud se déduit de ce qui s'y raccorde, et rien d'autre.4Une ligne = un cran d'annulation. Deux lignes alignées donnent un nœud traversé, indiscernable d'un tronçon droit.Échap termine et annonce le nombre de lignes posées. Le glissé, lui, pose UNE ligne et rend la touche.
Trois lignes en quatre clics : chaque ligne finit par un nœud, et les nœuds d'angle se dessinent en coude.

Le geste

Q tapée une seule fois, puis on clique les angles les uns après les autres. Le second clic ne termine plus rien : il ferme une ligne et ouvre la suivante, qui repart de là. Échap termine et annonce le nombre de lignes posées. Le glissé, lui, pose une seule ligne et rend la touche : un geste tenu a une fin naturelle, celle du relâchement.

Pourquoi un nœud à chaque fin de ligne

Parce que c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on repart — et parce que le nœud est le seul objet dont le dessin s'adapte à ce qui s'y raccorde. Un tronçon posé dans un angle mentirait : il porterait un tracé droit là où le réseau tourne. Le nœud, lui, perd la pente et le tracé qu'un nœud ne porte pas, et ne se dimensionne pas — il ne fait que transiter les quantités vers son aval.

iAucune règle d'angle n'existe dans le code. Le nœud de fin de ligne se retrouve raccordé d'un côté à la ligne d'avant, de l'autre à celle d'après ; son dessin se déduit de ses raccordements contigus, et il en sort un coude. C'est la même mécanique qui, sur deux lignes alignées, donne un nœud traversé de part en part — indiscernable d'un tronçon droit, et c'est voulu.

Ce qu'il faut savoir

Le sens des raccordements
La ligne suivante ne pose rien sur le nœud : elle part de sa case et commence à la suivante. Et c'est le nœud qui s'évacue dans elle — sur les évacuations, le raccordement désigne l'objet en direction du rejet, et l'eau descend d'une ligne vers la suivante.
Une ligne = un cran d'annulation
Ctrl+Z défait la dernière ligne et rend au nœud son dessin d'avant ; un second Ctrl+Z défait celle d'avant. On corrige un angle sans tout reprendre.
Les traits s'enchaînent aussi
En espace « Fond de plan », X enchaîne les lignes de la même façon — mais aucun trait n'est converti en nœud : une annotation n'a pas de topologie, donc pas de fin de ligne à marquer.

A9 — La touche W, pour raccorder toute une file vers l'exutoire

Une grande file posée sans raccordements, et le diagnostic aligne cinquante tronçons sans appareil : il fallait raccorder chacun, un par un, en direction du rejet.

Touche W — raccorder toute une file d'un seul gesteOn clique l'extrémité côté APPAREILS, puis celle de l'exutoire : on va toujours dans le sens de l'eauWtapée ou maintenue · clic côté appareils, puis clic côté exutoirela vague descend le réseau, dans le sens où les appareils se cumulent0 ms90 ms180 ms270 ms360 msExutoire12APPAREILS → EXUTOIREchaque objet se raccordeà son voisin en direction durejet, de proche en proche.La chaîne s'arrête d'elle-même, et elle DIT toujours pourquoi :1plus d'objet contigu sur la ligne ;2l'objet suivant est refusé — un terminal (l'eau ne s'évacue pas à travers un appareil),ou un tronçon qui n'est pas dans la direction de la ligne ; un COUDE, lui, ne l'arrête pas :sur cette page le coude est un NŒUD, c'est-à-dire l'angle du réseau, et la file s'y évacue ;3le raccordement n'est pas permis (cycle, mélange de familles).4la racine est atteinte : le bloc n'a plus aucun raccordement possible.L'exutoire n'est pas un type à part — c'est le tronçon racine. Ce dernier arrêt ne tombe donc que si rien d'autre ne reste raccordable sur le plan.
Un clic côté appareils, un clic côté exutoire : toute la file se raccorde, dans le sens de l'eau.

Le geste

W tapée ou maintenue, comme Q et X. On clique l'extrémité côté appareils, puis l'extrémité côté exutoire : chaque objet se raccorde à son voisin en direction du rejet, de proche en proche, et une vague d'animation montre jusqu'où le geste est passé. Elle ne pose aucun objet — elle écrit les raccordements qui manquent entre ceux qui sont déjà là.

⚠L'ordre des deux clics n'est pas indifférent, et il est propre à cette page. Sur les synoptiques d'air et d'eau chaude, on clique d'abord l'extrémité côté terminaux, puis celle côté ventilateur ou production, et la chaîne remonte vers eux. Ici l'eau descend : on part des appareils et l'on va vers l'exutoire. Pris à l'envers, le geste construirait le réseau à l'envers — chaque tronçon évacuerait vers celui dont il vient, et les quantités cumulées, donc les diamètres, seraient fausses sans qu'aucune alarme ne le dise. C'est précisément le défaut que ce geste vient réparer.

La chaîne s'arrête, et elle dit toujours pourquoi

Plus d'objet contigu
La ligne s'interrompt : rien à raccorder au-delà.
L'objet suivant est refusé
Un terminal : l'eau ne s'évacue pas à travers un appareil. Un coude, lui, n'arrête pas la file : sur cette page le coude est un nœud, c'est-à-dire l'angle du réseau, et une file droite doit pouvoir s'y évacuer.
Un tronçon en travers de la ligne
Il n'arrête pas la chaîne : il y est pris, même s'il appartenait à un autre réseau, et il est transformé en nœud au moment où la chaîne se pose. Le nœud dessine ses embranchements vers tout ce qui s'y raccorde : on voit que la ligne s'est connectée à lui, et, s'il portait déjà d'autres objets, qu'il les relie maintenant tous à la fois — le cas à repérer pour le corriger par un autre geste. Sa direction n'est volontairement pas corrigée, ce qui cacherait ce cas. Le bandeau compte les conversions ; un seul Ctrl+Z défait tout.
Le raccordement n'est pas permis
Cycle, ou mélange de familles. Le geste ne franchit jamais la règle du panneau : il n'écrit un raccordement que si le select « Objet en direction du rejet » l'aurait proposé.
La racine est atteinte
Le bloc n'a plus aucun objet possible en direction du rejet. L'exutoire n'est pas un type à part — c'est le tronçon qui ne se raccorde à rien en direction du rejet — : ce dernier arrêt ne tombe donc que si rien d'autre ne reste raccordable sur le plan. Sur un plan qui porte d'autres réseaux, la même file s'achève sans cet arrêt, et le compte rendu se borne à dire combien de raccordements ont été écrits. Les deux lectures sont justes.

Toute la chaîne ne coûte qu'un seul Ctrl+Z, et un aperçu marque d'avance les cases qui seront raccordées ainsi que celle qui arrête.

7. Le panneau de propriétés

C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas. Il affiche l'objet sélectionné, et son en-tête porte une pastille à la couleur de sa famille — grise tant qu'aucun appareil ne transite par lui.

Ce qui se règle, bloc par bloc

Commun à tous les blocs
Nom, objet en direction du rejet — le select « Objet en direction du rejet », dont « (aucun — racine / exutoire) » est la première entrée —, la case « Texte sur le plan » et le bouton de suppression.
Tronçon
Direction (régime de calcul) — Horizontale (collecteur) ou Verticale (colonne) — et, en collecteur seulement, la pente parmi 1, 1,5 ou 2 cm/m. Le panneau rappelle que la pente entre dans le calcul du diamètre, tandis que le tracé, lui, reste droit : c'est ce qui permet aux cases voisines de se rejoindre sans rupture.
Nœud
Forme (dessin) : Automatique (suit les raccordements) — le défaut, et celui qu'on vient chercher en posant un nœud — ou l'un des quatre coudes forcés. Le panneau rappelle que c'est purement graphique, un nœud ne se dimensionnant pas. Pour le ramener en tronçon, la roue des formes ou Espace, qui bascule dans les deux sens : il reprend alors le régime que ses raccordements dessinaient — sauf s'il portait un coude, qu'aucun tronçon ne sait dessiner ici, et il revient collecteur.
Terminal
L'apparence parmi cinq (voir A7), puis la liste des dix-sept types d'appareils, avec un champ de quantité par type et la mention EU ou EV en regard de chacun.

Ce que le panneau affiche en résultat

Pour tous les blocs
Famille et appareils cumulés.
Pour un tronçon ou un nœud
La liste des appareils qui transitent par le bloc, au même gabarit que la saisie d'un terminal mais en lecture seule — c'est un résultat, le cumul propagé des terminaux vers l'exutoire, et il se corrige à la source, sur les terminaux. Les types à zéro y restent, en gris : une liste dont les lignes disparaîtraient d'un bloc à l'autre ne se comparerait plus, or comparer est précisément ce à quoi elle sert.
Pour un tronçon, en plus
Le type de réseau (séparatif ou unitaire EU/EV), le DN dans le matériau choisi, le débit de calcul Qmax en L/s et en m³/h, le DN de l'autre matériau pour information, et le Ø intérieur quand le tronçon est une colonne.

Le débit est donné dans les deux unités, et ce n'est pas une redondance : le plan écrit des m³/h, tandis que le référentiel, ce panneau et la note CSV parlent en L/s. Les afficher tous les deux est le seul moyen que le lecteur ne croie pas à une contradiction entre la case qu'il regarde et le panneau qu'il ouvre.

La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'une antenne et régler une seule fois vaut mieux que cinq allers-retours. La case « Texte sur le plan » en profite particulièrement — elle commande aussi l'export, ce qui n'est pas écrit à l'écran ne partant pas dans le DXF.

✓L'apparence d'un terminal et la forme d'un nœud sont purement graphiques. Le régime d'un tronçon et sa pente, eux, ne le sont pas : ils choisissent la table de dimensionnement. Et le matériau, réglé pour tout le projet, ne change que le diamètre affiché — l'autre reste lisible dans le panneau, et les deux dans la note CSV.

8. Diagnostic et messages d'alarme

Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit pour le raccorder en direction du rejet. Sans alarme, le panneau affiche « Aucune alarme ✔ ».

Les messages, dans les termes de l'outil

Aucun appareil renseigné
Sur un terminal : il ne contribue à aucun cumul tant qu'une quantité n'y est pas saisie.
Aucun appareil ne transite par ce bloc
Sur un tronçon ou un nœud : rien ne lui remonte, il ne peut pas être dimensionné. Quand cette alarme se répète sur toute une file, la cause est presque toujours la même — les raccordements manquent — et c'est exactement ce que la touche W répare d'un seul geste : voir A9.
Bloc(s) raccordé(s) derrière un terminal — ignorés du calcul
Un terminal est une feuille : ce qui se raccorde derrière lui ne peut pas s'évacuer à travers lui.
Bloc ignoré (situé derrière un terminal)
L'autre face du message précédent, posée sur chacun des blocs écartés : ils restent dessinés, mais ne sont plus calculés.
DN non déterminé pour ce tronçon
La table d'expertise n'a pas de diamètre pour ce cas : le cumul, le régime ou la pente sont à revoir.
DN Fonte indisponible (cas mono-appareil) — DN PVC affiché
Sur un tronçon qui ne dessert qu'un seul appareil, la réponse ne comporte qu'un diamètre PVC. L'outil affiche celui-là plutôt que rien, et le dit.
Service de dimensionnement injoignable — DN indisponible
Le service de dimensionnement n'a pas répondu ; le reste du plan continue de fonctionner.

Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger. Un diamètre affiché « … » signifie simplement que la réponse du service n'est pas encore arrivée ; un tiret, qu'elle est arrivée sans diamètre.

⚠Aucune alarme ne dit qu'un réseau a été tracé à l'envers. Un réseau construit dans le mauvais sens reste cohérent pour l'outil : il calcule simplement des cumuls faux. C'est la raison pour laquelle le sens de tracé est rappelé dans la palette, ici, dans A5 et dans A9 — et la touche W, qui raccorde une file entière d'un coup, se lit dans le même sens : des appareils vers l'exutoire.

9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler

Enregistrer / Ouvrir
Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
Note CSV
Une ligne par bloc — les annotations en sont exclues, elles n'ont pas de résultat : identifiant, type, famille, nom, appareils cumulés, direction (colonne ou collecteur), pente, forme du dessin pour un nœud, type de réseau, DN PVC, DN Fonte, Ø intérieur, débit Qmax en L/s et débit en m³/h. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
Légende
Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
Export DXF
Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export. Le compte rendu du dernier export s'affiche à droite de la barre d'outils.
Paramètres → Projet
Nom du projet, type d'utilisation du bâtiment — fréquente, régulière, irrégulière ou spéciale, chacune portant son coefficient K dans le libellé du menu — et le matériau d'affichage, PVC ou fonte. Le type d'utilisation vaut pour tous les tronçons : le foisonnement est recalculé sur le cumul de chacun.
Paramètres → Affichage
Zoom par défaut, grille d'aide, liste des appareils de chaque terminal sur le plan, et confirmation avant suppression.
Paramètres → Appareils
Les types d'appareils que propose la roue de quantités (voir A2). Ce réglage ne limite que le menu, jamais le calcul.
Paramètres → Annotations
Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
Paramètres → Export DXF
Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
Thème
Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.

Le réglage d'affichage qui est aussi un réglage de fichier

Lister les appareils de chaque terminal est décoché par défaut. Coché, chaque terminal porte le détail de ses appareils — « 2 × Lavabo », une ligne par type, dans l'ordre du référentiel — en petit et serré à côté de son libellé : utile pour relire les saisies d'un coup d'œil, et pour livrer au client un synoptique qui porte son propre relevé. La place de ces listes est réservée dans les deux cas : cocher ou décocher ne déplace aucune autre étiquette du plan, et les deux versions du même projet sont superposables. Chaque liste se déplace comme les autres textes : molette maintenue au-dessus, clic milieu sans glisser pour la rendre à l'automatisme.

✓Ce réglage vaut aussi pour le DXF : ce qui est masqué à l'écran ne part pas dans le fichier. C'est assumé et c'est le but — on livre le plan que l'on a sous les yeux.
⚠Décocher « Demander confirmation avant de supprimer » fait effacer Suppr et le bouton du panneau sans poser de question : c'est le réglage de celui qui monte un plan et supprime des dizaines de fois. Ctrl+Z annule toujours une suppression, un lot entier compris : c'est le vrai filet, et il ne dépend pas de cette case.

9.1 Ajouter un projet au projet ouvert

Deux études montées séparément — deux lots, deux bâtiments, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :

« Ouvrir » : remplacer le projet, ou lui ajouter le synoptique du fichierL'ajout est posé d'un bloc sur la zone libre la plus proche du plan ouvert — jamais à l'autre bout de la carte.OUVRIR « LOT-B.JSON »Le projet en cours compte 38 objets de réseau.Que faire du fichier ?Ajouter au projet en coursPosé d'un bloc sur la zone libre la plus proche, sans chevauchement.Même nature d'outil seulement. Ctrl+Z annule l'ajout.Remplacer le projet en coursLe projet ouvert est fermé : enregistrez-le avant.AnnulerCARTOUCHEProjet ouvert (cartouche compris)Synoptique ajouté (sélectionné)2 cases● centre de gravité du plan ouvert : on cherche la place libre la plus proche1Même nature d'outil seulement : un fichier d'un autre synoptique est refusé, avec un message.2Un seul Ctrl+Z annule tout l'ajout ; les identifiants sont renumérotés, les liens internes conservés.3Rien à réconcilier : la famille se déduit des appareils — les blocs ajoutés retrouvent EU, EV ou EU-EV d'après leur propre relevé.
La boîte de choix à l'ouverture, et la règle de placement. Aperçu en thème clair.
✓On ne mélange pas les natures : un fichier d'un autre synoptique (eaux pluviales, EF / ECS, hydraulique…) est refusé avec un message, que l'on choisisse d'ajouter ou de remplacer. Chaque enregistrement indique désormais l'outil dont il vient.
⚠L'ajout ne raccorde rien : les deux synoptiques restent deux réseaux, chacun avec son exutoire et son cumul d'appareils. Pour n'en faire qu'un, raccordez le bloc de tête du lot ajouté au réseau existant (ALT + clic droit, ou le sélecteur « Objet en direction du rejet » du panneau) : les diamètres sont alors recalculés sur le cumul des deux.

9.2 La légende

Le bouton Légende pose à côté du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : une ligne par réseau de chaque famille, le nœud, et chaque apparence de terminal dans chaque famille, puis les traits. La famille — EU, EV ou EU-EV — est toujours écrite dans le texte : la couleur ne porte jamais l'information toute seule.

« Légende » : un tableau des seuls objets présents sur le planSymbole réel à gauche, signification à droite — texte par défaut, modifiable au panneau de propriétés.LÉGENDESymboleSignificationRéseau EU — cuisine et laverie du lot BRéseau unitaire — eaux usées et vannes (EU-EV), collecteurs et colonnesNœud de réseau (piquage, jonction, changement de direction)Lavabo ou lave-mains — appareils d'eaux usées (EU)WC — appareils d'eaux usées et vannes (EU-EV)Trait continu (repère graphique)Ce que montre la figureUne ligne par combinaison présente : réseau parfamille, nœud, chaque apparence de terminalet sa famille, traits.Le réseau à la couleur de sa famille,toujours doublée du texte : EU, EV ou EU-EV.Séparatif ou unitaire est ÉCRIT, il n'a pas desymbole à lui — collecteur et colonne non plus.Première ligne retouchée : un nouveau clic sur « Légende »la met à jour et garde ce texte.Case décochée au panneau : ligne masquée.1Objet de fond de plan : aucun calcul, aucun diagnostic, absent de la note CSV ; il se prend en espace « Fond de plan » (S).2Au DXF : traits en LINE, un MTEXT par cellule à la couleur de sa ligne, calque EUEV_LEGENDE — retouche directe dans AutoCAD.3Textes mémorisables sur le poste : ils seront proposés aux prochaines légendes ; « Textes d'origine » les oublie.
La légende générée sur le projet d'exemple, première ligne retouchée. Aperçu en thème clair.

10. Ce que l'outil ne fait pas

Référence documentaire : NF DTU 60.11.