Synoptique des eaux pluviales PRO
Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace
- Outil
- Synoptique EP — Bâti'Tools (compte PRO)
- Ce que fait l'outil
- Dessiner un réseau d'eaux pluviales bloc par bloc — toitures, naissances, tronçons, nœuds — saisir la surface de chaque toiture, répartir cette surface entre les naissances qui la drainent, cumuler les débits jusqu'à l'exutoire, et donner à chaque naissance et à chaque tronçon son diamètre ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
- Familles de réseau
- Trois, toutes déduites : Pente (couverture en pente), Terrasse (toiture-terrasse) et Mixte, là où les deux se rejoignent. Rien à créer, rien à choisir
- Donnée d'entrée
- La surface projetée d'une toiture, et c'est la seule valeur que l'on saisit sur le plan : tout le reste est un choix dans une liste, un dessin, ou un résultat
- Référentiel
- Règles de l'art des eaux pluviales — le même moteur que l'outil Dimensionnement EP, si bien que les deux outils suivent ensemble le jour où le texte est révisé
Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur neuf aperçus commentés.
La même mécanique équipe les autres synoptiques du site : les gestes décrits ici se retrouvent à l'identique sur le synoptique EU / EV, le synoptique EF / ECS et le synoptique aéraulique, aux objets près. Trois différences sont propres à cette page, et elles font l'essentiel de ce qui suit : l'eau y descend, si bien que le bloc raccordé est l'objet en direction du rejet, et non celui qui l'alimente ; la toiture n'est pas dans le réseau — elle se partage entre plusieurs naissances, et son lien se dessine en tirets ; et l'apparence d'un objet n'y est pas un décor, elle écrit la donnée qui le dimensionne.
Sommaire
- 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
- 1. L'écran
- 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
- 3. La souris en espace « Objet »
- 4. La souris en espace « Fond de plan »
- 5. Le clavier
- 6. Neuf gestes en situation
- A1 — La roue des six formes, au double-clic sur un tronçon
- A2 — La saisie rapide, au double-clic sur une toiture
- A3 — ALT + clic droit, pour raccorder en direction du rejet
- A4 — La touche S et les deux espaces
- A5 — La touche Q, pour tracer une file — le témoin et les cases sautées
- A6 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
- A7 — Les roues d'apparence, au double-clic DROIT
- A8 — Enchaîner les lignes, et le coude qui se dessine seul
- A9 — La touche W, pour raccorder toute une file en direction du rejet
- 7. Le panneau de propriétés
- 8. Diagnostic et messages d'alarme
- 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
- 10. Ce que l'outil ne fait pas
0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé au bloc qui reçoit ce qu'il évacue. Les naissances sont les feuilles du réseau, et la racine est l'exutoire. Les toitures, elles, vivent à côté du réseau : c'est la première particularité de cette page.
Le point à connaître avant tout le reste : ici, l'eau descend
Sur les réseaux d'alimentation — eau froide, chauffage, air — un bloc pointe vers l'objet en direction de la production, de l'AEP ou du ventilateur, celui qui l'alimente. Sur une évacuation, c'est l'inverse : un bloc pointe vers l'objet en direction du rejet, celui vers lequel il se vide. Le panneau de propriétés le nomme d'ailleurs ainsi — « Objet en direction du rejet » — et le sens des flèches du plan suit ce lien.
Une conséquence pratique, et c'est la seule chose de cette page qu'on ne peut pas deviner d'un coup d'œil : on trace dans le sens de l'eau, des toitures vers l'exutoire. C'est le tronçon qu'on vient de poser qui reçoit le précédent : il devient son objet en direction du rejet (voir A5).
Les blocs
- Toiture
- La source, et le seul bloc où l'on saisit une valeur : sa surface projetée en plan. Elle porte aussi son type — couverture en pente ou toiture-terrasse —, qui n'est pas un décor : c'est lui qui choisit la table de dimensionnement. Elle n'est pas dans le réseau (voir ci-dessous).
- Naissance EP
- La naissance de couverture, ou l'entrée d'eaux pluviales (EEP) d'une toiture-terrasse selon le type de sa toiture. C'est une feuille du réseau : elle reçoit de sa toiture une part de surface, et rend un débit et deux diamètres — celui de la naissance et celui de la descente. Sa géométrie (cylindrique ou tronconique) et sa forme de section (ronde, ou carrée / rectangulaire) entrent dans le calcul.
- Tronçon
- La canalisation, et le seul bloc dimensionné du réseau : collecteur horizontal, qui porte alors une pente, ou colonne verticale — une colonne d'EP est une descente. Ce n'est pas un décor : ce sont deux tables différentes du référentiel. Il a six tracés — les deux droits et quatre coudes —, et un coude reste un tronçon dimensionné.
- Nœud
- Le point de partage. Il ne se dimensionne pas : il somme ce qui s'y rejoint et transmet le plus grand des diamètres amont, un réseau gravitaire ne rétrécissant jamais dans le sens de l'écoulement. Son dessin se déduit tout seul des blocs contigus qui lui sont raccordés ; il peut aussi porter un coude forcé parmi quatre, pour le seul cas que l'automatisme ne sait pas servir — le virage demandé avant que les blocs voisins soient posés.
- Exutoire
- Ce n'est pas un type de bloc : c'est le tronçon qui ne se raccorde à rien, et rien d'autre. Il n'y a ni symbole, ni bouton de palette, ni réglage à lui : seule son étiquette le distingue, qui porte son nom déduit — Exutoire, ou Descente d'exutoire quand il est dimensionné en colonne —, son diamètre, la surface de toiture drainée, le débit et la pente.
- Texte et trait
- Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.
La toiture n'est pas dans le réseau, et c'est voulu
Une toiture alimente plusieurs naissances. Dans un arbre où chaque bloc se vide dans un seul objet en direction du rejet, elle devrait être l'enfant de plusieurs parents : cela n'existe pas. Le lien est donc porté par la naissance, qui choisit sa toiture dans son panneau — champ « Toiture desservie » — et il est dessiné en tirets sur le plan, pour qu'il se lise sans se confondre avec un tuyau.
Ce lien commande une règle simple : la surface d'une toiture se partage à parts égales entre les naissances qui la desservent. Une toiture de 420 m² drainée par trois naissances en envoie 140 à chacune, et le panneau de la toiture l'affiche en toutes lettres — « Surface par NEP », « Débit par NEP », « Débit total toiture ». Ajouter une quatrième naissance redistribue tout le monde, sans qu'on ait rien à ressaisir.
La famille ne se choisit pas : elle se déduit des toitures drainées
La palette rappelle la règle en une ligne : « La famille d'un bloc se déduit du type des toitures qu'il draine. Deux types qui se rejoignent donnent “ Mixte ”. » Un bloc qui ne voit remonter que des couvertures en pente est Pente ; un bloc qui ne voit que des toitures-terrasses est Terrasse ; dès que les deux se rejoignent, le bloc devient Mixte et change de couleur sur le plan. Ce n'est pas un interdit, c'est une fusion : un collecteur qui reçoit les deux est un cas normal.
Un bloc qu'on vient d'ajouter ne draine encore aucune toiture : il n'a donc aucune famille, et il est gris. C'est aussi pourquoi les vignettes de la palette sont grises — elles montrent exactement la couleur qu'aura l'objet à la seconde où il se posera.
Ce que l'outil fait de ces surfaces
À chaque modification, l'outil partage la surface de chaque toiture entre ses naissances, demande à la table d'expertise du site le débit et les deux diamètres de chaque naissance, puis remonte débits et surfaces vers l'exutoire en demandant, pour chaque tronçon, son diamètre — avec sa pente s'il est collecteur, sans pente s'il est colonne — ainsi que le débit admissible et la vitesse. Le résultat s'écrit sur la case, dans le panneau de propriétés et dans la note CSV.
Quatre choses entrent dans ce calcul, et quatre seulement : la surface reçue et le type de toiture ; pour une naissance, sa géométrie et sa forme de section ; pour un tronçon, son régime (collecteur ou colonne) et sa pente s'il est horizontal ; et la zone climatique du projet, réglée une fois dans Paramètres → Projet.
1. L'écran
- Barre d'outils (en haut)
- Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / + avec un champ de zoom saisissable (de 10 à 400 %), Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre. À droite, le compte rendu du dernier export DXF et le badge des auto-tests.
- Panneau de gauche
- La légende des trois familles — Pente, Terrasse, Mixte — et le rappel qu'elles se déduisent, la palette de blocs en symboles, la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier.
- Le plan (au centre)
- La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si.
- Panneau de droite
- Propriétés de la sélection, Diagnostic (la liste des alarmes) et Synthèse : une ligne par réseau — sa famille, sa racine, sa surface, son débit et son diamètre — puis, à part, la liste des toitures. Cette seconde liste n'est pas un doublon : les toitures étant hors du réseau, une toiture saisie mais rattachée à aucune naissance ne figurerait nulle part, et c'est précisément l'oubli qu'on cherche à voir.
- Les trois languettes
- ◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).
La palette montre les quatre blocs par leur symbole : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan. Le survol en donne le nom. Les vignettes sont grises, faute de famille, et c'est fidèle : un bloc neuf ne draine encore aucune toiture.
2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.
- Objet — les quatre blocs qui entrent dans le calcul : toitures, naissances, tronçons, nœuds.
- Fond de plan — les annotations : traits et textes.
Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — repérer une descente, souligner un collecteur, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.
On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille. La palette affiche par ailleurs l'espace actif en toutes lettres. L'aperçu A4 montre le même clic dans les deux espaces.
L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.
Hors de son espace, un bouton de la palette n'est pas masqué mais désactivé : il reste visible, son infobulle dit pourquoi il ne répond pas, et elle nomme la touche qui le réveille.
3. La souris en espace « Objet »
Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit sert au raccordement, avec ALT — et, en double-clic, à l'apparence d'une toiture ou d'une naissance.
Ajouter un bloc
- Clic sur un symbole de la palette
- L'objet se pose à côté de la sélection et s'y raccorde : le bloc sélectionné devient son objet en direction du rejet. Pour poser un exutoire — un bloc qui ne se raccorde à rien — relâchez d'abord la sélection avec Échap.
- Une naissance ajoutée pendant qu'une toiture est sélectionnée
- Elle s'y rattache d'elle-même. C'est le chemin le plus court pour équiper une toiture : la sélectionner une fois, puis cliquer trois fois sur le symbole de naissance.
- Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
- On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors racine — le panneau tranche. Relâché hors du plan, rien n'est ajouté et l'outil le dit.
Sélectionner
- Clic gauche sur un objet
- Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
- Maj + clic
- Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
- Clic gauche maintenu sur le fond
- Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
- Clic gauche sur le fond, sans bouger
- Relâche la sélection.
- Clic sur un objet superposé à d'autres
- Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Le survol d'une pastille désigne l'objet correspondant sur le plan, et un texte y est nommé par son texte, non par son identifiant.
Déplacer, dupliquer, supprimer
- Glissé depuis un objet
- Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
- Glissé depuis un membre d'un lot
- Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
- Ctrl + glissé
- Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux.
- Suppr
- Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction du rejet. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression, et l'historique remonte 50 actions.
Donner sa forme, sa surface, son apparence, son raccordement
- Double-clic gauche sur un tronçon ou un nœud
- Ouvre la roue des formes autour du curseur — six sur un tronçon, cinq sur un nœud. Voir A1.
- Double-clic gauche sur une toiture
- Ouvre la boîte de saisie rapide de la surface — voir A2. C'est le seul bloc de la page à en avoir une, parce que c'est le seul qui porte une valeur saisie.
- Double-clic droit sur une toiture ou une naissance
- Ouvre la roue des apparences — deux pastilles : couverture en pente ou toiture-terrasse ; naissance cylindrique ou tronconique. Voir A7.
- ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
- Ce bloc devient l'objet en direction du rejet de l'objet sélectionné — voir A3.
- ALT + clic droit sur le fond
- Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine, c'est-à-dire un réseau sans exutoire.
Les roues ne peuvent jamais se disputer un double-clic : aucun bloc ne relève de deux d'entre elles sur le même bouton — un tronçon et un nœud n'ont pas de surface à saisir, une toiture et une naissance n'ont pas de tracé à choisir, et l'apparence est sur l'autre bouton. Un double-clic droit sur un bloc qui n'a pas d'apparence — un tronçon, un nœud — n'est pas ignoré en silence : un bandeau dit qu'il n'a pas d'apparence à choisir. Le clic droit seul, lui, ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement.
Se déplacer dans le plan
- Molette enfoncée et glisser
- Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
- Molette seule
- Fait défiler le plan, comme une page.
- Ctrl + molette
- Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe. Le niveau se saisit aussi dans le champ de la barre d'outils.
4. La souris en espace « Fond de plan »
Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :
- Double-clic sur un texte ou un trait
- Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A6.
- Un texte se pose au demi-pas
- Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille pour se caler entre deux tuyaux. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste — c'est ainsi qu'on remet d'aplomb un texte posé de travers. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
- Les flèches du clavier
- Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour. C'est le seul emploi des flèches en réglage de direction sur cette page (voir §5.1).
Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni objet en direction du rejet, ni résultat, ni alarme.
Les étiquettes du plan — le nom d'un bloc, son diamètre, la surface d'une toiture — ne sont pas des annotations et vivent dans l'espace « Objet ». Elles se placent automatiquement autour des cases, en évitant les symboles, les flèches et les autres étiquettes, et un trait de rappel les relie à leur bloc au-delà d'une case et demie. Pour en déplacer une à la main, molette maintenue au-dessus ; un clic milieu sans glisser la rend à l'automatisme.
5. Le clavier
Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide affichée dans le panneau de gauche : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.
5.1 Les raccourcis
- Ctrl+Z
- Annuler. L'historique remonte 50 actions.
- Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
- Rétablir.
- Suppr
- Supprimer la sélection.
- Ctrl+A
- Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
- Échap
- Relâcher la sélection. En cours de tracé, il termine la suite de lignes au lieu de l'annuler — et il annonce combien de lignes ont été posées ; hors tracé, il désarme le mode.
- ← → ↑ ↓
- Sur un bloc du réseau, elles ne règlent pas la direction : elles raccordent en direction du rejet. Sur une naissance, un tronçon ou un nœud seul, la flèche raccorde l'objet au bloc contigu de ce côté — « mon objet en direction du rejet est à ma gauche ». Le tracé d'un tronçon, lui, se donne à la roue des formes ou au select du panneau, et nulle part ailleurs : une flèche ne saurait nommer un coude, et promettre un réglage qu'elle ne sait faire qu'à moitié serait pire que de ne rien promettre. Une toiture ne répond pas aux flèches : elle n'est pas dans le réseau, et « son » objet en direction du rejet n'existe pas. Sur un trait ou un texte d'annotation, en revanche, les flèches règlent bien la direction.
- Espace
- Bascule la sélection : tronçon ↔ nœud, dans les deux sens. Sur un plan monté à la file, tout arrive en tronçon droit et la correction la plus fréquente est « celui-ci est en fait une jonction » : elle coûte un appui, la main déjà sur le clavier. Le tronçon converti perd sa pente, son tracé et son régime, qu'un nœud ne porte pas. Un second appui le rend tronçon, au tracé que ses raccordements dessinaient — collecteur, colonne, ou coude : les quatre coudes étant aussi des tracés de tronçon sur cette page, le dessin ne bouge pas. Le coude revient en régime collecteur, écrit en clair dans le panneau, et un collecteur retrouve la pente d'un tronçon neuf. Seul un nœud à trois branches ou plus change de tracé : aucun tronçon ne dessine un té, il revient collecteur droit. Une sélection mixte bascule chaque objet dans son sens, en un seul Ctrl+Z ; la touche ne fait rien sur autre chose qu'un tronçon ou un nœud — ailleurs, elle continue de faire défiler la page.
- S
- Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
L'aide du panneau ajoute, sous la table : « Les touches tenues — ALT pour désigner l'objet en direction du rejet, et les touches de tracé ci-dessous — sont des modes et ne figurent pas dans cette table. »
5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
Trois touches, trois canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.
- Q
- Pose une file de tronçons. Espace « Objet ».
- X
- Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».
- W
- Raccorde une file déjà posée, d'une extrémité à l'autre, en direction du rejet. Elle ne pose rien : elle écrit les raccordements qui manquent. Espace « Objet » — voir A9.
Ces lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — voir 5.3. W est voisine des trois autres, sous les mêmes doigts.
Les trois touches acceptent indifféremment les deux gestes :
- Touche maintenue, on appuie sur le fond de la carte et on tire : chaque case franchie pose un objet contigu au précédent. Horizontal ou vertical selon le sens du glissé — et chaque tronçon reçoit le régime correspondant, collecteur à l'horizontale, colonne à la verticale. Plus rapide sur une file courte.
- Touche tapée, puis un clic au départ et un clic à l'arrivée : la file se pose entre les deux, et un aperçu montre d'avance ce qui sera posé. Ne se rate pas sur un plan large.
Un témoin suit le curseur et dit ce que le clic fera de la case visée : jaune « + » elle est libre, orange « ⇢ » elle est prise et sera sautée, rouge « × » le départ y est refusé. La file de réseau ne s'arrête donc plus devant un bloc existant : elle l'enjambe et reprend derrière — mais le trou rompt le raccordement, deux morceaux séparés par un obstacle ne s'écoulant pas l'un dans l'autre. La file de traits, elle, ne saute rien : souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande. Voir A5.
Et le second clic n'est pas une fin : la ligne suivante repart de la précédente, chaque ligne de réseau se termine par un nœud, et le nœud d'angle se dessine en coude tout seul. C'est Échap qui termine — voir A8.
5.3 Pourquoi Q, S et X
Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.
Ce que la position fait gagner
- La main gauche ne se déplace pas. Q et S sont voisines sur la rangée de repos, X est immédiatement en dessous : les trois tiennent sous des doigts déjà posés. Le cycle courant — je trace un réseau, je passe au fond de plan, je tire un trait, je reviens — ne demande aucun repositionnement de la main.
- Le regard ne quitte pas le plan. Une touche que la main doit aller chercher se vérifie des yeux ; une touche sous le doigt se tape à l'aveugle. Le gain n'est pas dans la frappe elle-même, il est dans le recentrage du regard qu'on s'épargne à chaque geste — et dans les tracés qu'on ne recommence pas parce que la main s'est posée une rangée trop haut.
- Les modificateurs sont au même endroit. Ctrl, Alt et Maj bordent ce triangle, et c'est la même main qui les tient déjà : Ctrl + clic gauche maintenu pour déposer depuis la palette, ALT + clic droit pour raccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection, Ctrl+Z, Ctrl+A. La main droite ne quitte pas la souris, la gauche ne quitte pas son coin de clavier.
- Rien n'est pris au navigateur, ni à la saisie. Les raccourcis de l'outil sont des touches sans modificateur : Ctrl+S, Ctrl+Q et Ctrl+X appartiennent au navigateur et continuent de lui appartenir. Et dans un champ de texte, q, s et x sont des lettres : aucune de ces touches ne se déclenche pendant une saisie.
Et si ces trois lettres ne vous vont pas
Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide affichée dans le panneau de gauche est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.
6. Neuf gestes en situation
Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : la roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran, et les tuyaux y ont l'épaisseur et les flèches d'écoulement du plan. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.
A1 — La roue des six formes, au double-clic sur un tronçon
Choisir un dessin, pas un mot : on sait quel coude on veut, on ne sait pas comment l'outil l'a nommé.
Le geste
Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.
Deux roues, une par type — et le type ne change pas
C'est la différence de fond avec le synoptique EU / EV, où les sept formes d'une case sont proposées ensemble et où choisir un coude transforme le tronçon en nœud. Ici, un coude est un tronçon. Un coude de collecteur enterré reste une canalisation dimensionnée : transformer le bloc lui ferait perdre son diamètre et sa pente au moment précis où l'on ne demandait qu'à le dessiner de travers.
- Un tronçon a six formes : les deux tracés droits et les quatre coudes.
- Un nœud en a cinq : le nœud automatique — qui suit ses raccordements — et les quatre coudes.
La conversion d'un tronçon en nœud existe, mais elle est sur la touche Espace, et elle vaut pour toute une sélection.
L'ordre des pastilles n'est pas l'ordre d'une liste. Elles sont posées dans le sens horaire en partant du haut, et cet ordre met chaque coude dans le quadrant qui porte son nom — droite-haut en haut à droite, gauche-bas en bas à gauche. La verticale est en haut et l'horizontale en bas : les deux seules places qui ne prêtent à aucune confusion une fois les quatre angles pris. C'est cet appariement qui permet de viser sans lire, et c'est ce qui distingue la roue d'une liste ronde.
Ce que la roue montre
- Forme courante
- Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
- Survol d'une pastille
- Une infobulle en donne le nom complet ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
- Au clavier
- Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
- Un clic dans le vide
- Ferme la roue. Rien n'est appliqué.
Ce qui est écrit et ce qui est effacé
Un tronçon droit qui devient coude hérite du régime qu'il avait : passer un collecteur en coude ne change pas son diamètre à l'insu de celui qui dessine, le geste demandé était graphique. Un coude qui redevient droit perd son régime, qui ne veut plus rien dire — sur un tracé droit, la forme est le régime — ; et un tronçon qui repasse en collecteur retrouve la pente d'un tronçon neuf plutôt qu'une valeur absente que le moteur remplacerait en silence. Cliquer sur la forme que l'objet porte déjà ne remplit pas l'historique.
A2 — La saisie rapide, au double-clic sur une toiture
C'est le geste central de l'outil : monter un plan, c'est relever la surface de quinze toitures, et le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.
Le geste
Double-clic gauche sur une toiture. Une boîte s'ouvre au curseur, avec le libellé « Surface de toiture », le champ — dont la valeur courante est déjà sélectionnée — et l'unité m². On tape, on valide, on enchaîne sur la toiture suivante.
C'est le seul bloc de la page qui ouvre cette boîte : un tronçon et un nœud n'ont pas de valeur à saisir (leur diamètre est un résultat), et une naissance n'a que des choix dans des listes. La surface, elle, se saisit des dizaines de fois en montant un plan.
Le champ accepte une expression
Une surface de toiture se compose presque toujours : « 84+36+12 » pour trois pans relevés séparément, « 12,5*8 » pour un rampant. La boîte évalue l'expression à la validation, et le champ du panneau de propriétés fait désormais la même chose — les deux chemins de saisie disent la même chose.
Les trois sorties
- Entrée
- Applique la valeur et ferme.
- Clic à l'extérieur
- Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : la valeur est déjà tapée, la perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition.
- Échap
- Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.
Un champ laissé vide ne change rien ; une valeur identique à l'actuelle n'empile aucun cran d'annulation.
A3 — ALT + clic droit, pour raccorder en direction du rejet
Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.
Le geste
- Sélectionner l'objet à raccorder — celui que l'on va relier à un objet en direction du rejet.
- Maintenir ALT : les blocs qui peuvent le recevoir se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder (nom de l'objet sélectionné), en direction du rejet. »
- Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les cumuls et les diamètres sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.
Qui peut devenir l'objet en direction du rejet, et qui ne le peut pas
Seuls un tronçon et un nœud s'éclairent.
- Une naissance n'est jamais un objet possible en direction du rejet : c'est une feuille stricte, rien ne s'évacue derrière elle.
- Une toiture non plus, et pour une raison plus forte : elle n'est pas dans le réseau. Elle ne peut ni recevoir de raccordement, ni se raccorder à un objet en direction du rejet — son lien aux naissances se pose dans le panneau de la naissance, champ « Toiture desservie ».
- Un bloc ne peut pas non plus être raccordé à sa propre descendance — la liste des objets en direction du rejet l'écarte d'office, sans quoi le réseau se refermerait sur lui-même.
Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.
Les autres chemins vers le même résultat
- Les flèches du clavier
- Sur un objet seul, ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction du rejet touche l'objet à raccorder, et il n'y a ici aucun conflit avec un réglage de direction (voir §5.1).
- Le select du panneau
- « Objet en direction du rejet » : la liste nommée de tous les raccordements légitimes, avec « (aucun — racine / exutoire) » en tête. C'est là qu'on fait d'un tronçon l'exutoire du réseau.
- ALT + clic droit sur le fond
- Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
A4 — La touche S et les deux espaces
Le même clic, au même endroit, ne prend pas le même objet selon l'espace actif : c'est le réglage qui commande tous les autres gestes.
Le geste
S, ou la case Espace fond de plan de la palette. Le fond de la carte change de teinte, la sélection en cours est relâchée, et la palette n'ajoute plus que les objets de l'espace actif. Tout le reste — le dessin, le calcul, l'export — est inchangé : le plan est entier dans les deux cas.
La situation figurée est le cas courant : un repère de descente tiré à la verticale au-dessus d'un collecteur. Sans les deux espaces, le trait — dessiné après — recevrait tous les clics du croisement, et le collecteur serait inatteignable là où on veut justement le lire.
A5 — La touche Q, pour tracer une file — le témoin et les cases sautées
Un collecteur de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.
Le geste
Deux façons, au choix :
- Touche maintenue — on appuie sur le fond de la carte et on tire. Chaque case franchie pose un tronçon contigu au précédent ; l'axe se verrouille sur l'horizontale ou la verticale selon le sens du glissé, et chaque tronçon reçoit le régime correspondant — collecteur à l'horizontale, colonne à la verticale.
- Touche tapée — le mode reste armé, le curseur devient un réticule et un bandeau rappelle : « Tracer un réseau (tronçons) — cliquez le départ, puis l'arrivée. Chaque clic enchaîne une ligne ; Échap termine. » Un clic au départ, un clic à l'arrivée, et la file se pose entre les deux ; le geste ne s'arrête pas là — voir A8.
Le témoin de case
Sous le curseur, un petit cadre dit ce que le clic fera de la case visée, par une couleur et par un glyphe — et il clignote doucement, un cadre fixe se confondant avec le liseré de sélection :
- Jaune « + »
- La case est libre : on peut poser ici.
- Orange « ⇢ »
- La case est prise : elle sera sautée, et la file continue derrière.
- Rouge « × »
- Impossible : on vise un départ sur une case déjà prise, ou hors du plan. Le clic est refusé sans désarmer le mode — et l'outil le dit, plutôt que de ne rien faire.
Quatre points à connaître
- La file ne s'arrête plus, elle enjambe
- Un bloc existant sur le chemin — une naissance, un nœud, une toiture — n'interrompt plus le tracé : sa case est sautée, hachurée dans l'aperçu, et la file reprend derrière. En revanche, le trou rompt le raccordement : les deux maillons qui l'encadrent ne se raccordent pas entre eux, parce que deux morceaux séparés par un obstacle ne s'écoulent pas l'un dans l'autre. Le compte rendu dit combien de cases ont été sautées.
- L'aperçu ne ment pas
- Il montre ce qui sera posé, pas où va le curseur — trous compris. Ce qu'on voit d'avance est exactement ce que le clic fera.
- Le sens de tracé
- Dans le sens de l'eau, des naissances vers l'exutoire : le tronçon qu'on vient de poser reçoit le précédent — il devient son objet en direction du rejet. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers — chaque tronçon s'écoulerait vers celui dont il vient, et les surfaces cumulées, donc les diamètres, seraient fausses sans qu'aucune alarme ne le dise. Une file déjà posée à l'envers se répare d'un geste : voir A9.
- Le dernier maillon
- Le maillon le plus proche de l'exutoire — le seul sans successeur — cherche autour de lui l'objet auquel se raccorder en direction du rejet, par la même règle que le dépôt depuis la palette : un seul bloc contigu, il s'y raccorde ; deux, on ne devine pas, et la file reste racine.
Toute la file, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne s'arrête devant rien.
A6 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.
Sur un texte
La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.
Sur un trait
Direction, épaisseur en quatre pastilles et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres. Les tirets sont dessinés en segments réels — ils partent donc tels quels dans le DXF.
La case « Par défaut »
Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine. Ces défauts sont propres à cette page et à ce poste : ceux d'un autre synoptique ne s'y mélangent pas.
Ce qui distingue cette roue des autres
Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.
Les libellés de direction sont ceux du select de la page — « Horizontale » et « Verticale ». Sur une annotation, la direction n'a que son sens géométrique : un trait et un texte sont retirés de l'état avant tout calcul, et rien n'y lit jamais « collecteur » ni « colonne ».
A7 — Les roues d'apparence, au double-clic DROIT
Un plan d'eaux pluviales se lit d'abord par ses dessins : ce qu'on draine, et par quoi on le draine.
Le geste
Double-clic droit sur une toiture ou sur une naissance. La roue s'ouvre comme celle des formes — même géométrie, même clavier, même centre vide — et propose :
- sur une toiture : couverture en pente ou toiture-terrasse ;
- sur une naissance : cylindrique ou tronconique.
Un clic applique et ferme ; Échap ferme sans rien changer. Un tronçon et un nœud n'ont pas d'apparence à choisir : leur forme est leur dessin, et elle est sur l'autre bouton.
Pourquoi le bouton droit
Parce que le gauche est déjà pris, et bien pris : sur une toiture, il ouvre la saisie de la surface, la valeur qu'on tape des dizaines de fois en montant un plan. Les deux gestes ne répondent pas à la même question : l'un dit ce que la toiture mesure, l'autre ce qu'elle est. Les deux ne s'ouvrent jamais ensemble.
Ce qu'il faut savoir
- La pastille montre le vrai symbole
- Elle est dessinée par la même fonction que la case du plan, à la couleur de la famille du bloc : la roue montre exactement ce que le plan montrera. Sur une naissance, la forme de section déjà choisie — ronde ou carrée — est reportée dans les deux pastilles, sinon elles promettraient un dessin que le plan ne rendrait pas.
- La forme de section reste au panneau
- Ronde, ou carrée / rectangulaire : c'est le troisième réglage d'une naissance, il entre lui aussi dans le calcul, et il se fait dans le select « Forme de la section ».
- Le cylindre est le défaut
- Et ce n'est pas un pis-aller : à diamètre égal, c'est le cas le plus défavorable des deux. Un projet dont on ignore la géométrie réelle n'est jamais sous-dimensionné par ce défaut.
- L'annulation
- Ctrl+Z revient à l'apparence précédente, et cliquer sur l'apparence déjà portée n'empile aucun cran d'historique.
A8 — Enchaîner les lignes, et le coude qui se dessine seul
Un collecteur qui file sous la toiture puis descend en colonne, c'est deux tracés et un angle : autant que ce soit un seul geste, et que l'angle se dessine tout seul.
Le geste
Q tapée une seule fois, puis on clique les angles les uns après les autres. Le second clic ne termine plus rien : il ferme une ligne et ouvre la suivante, qui repart de là. Échap termine et annonce le nombre de lignes posées. Le glissé, lui, pose une seule ligne et rend la touche : un geste tenu a une fin naturelle, celle du relâchement.
Pourquoi un nœud à chaque fin de ligne
Parce que c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on repart — et parce que le nœud est le seul objet dont le dessin s'adapte à ce qui s'y raccorde. Le nœud perd la pente, le tracé et le régime qu'un nœud ne porte pas, et ne se dimensionne pas : il transmet le plus grand des diamètres qui s'y rejoignent.
Ce qu'il faut savoir
- Le sens des raccordements
- La ligne suivante ne pose rien sur le nœud : elle part de sa case et commence à la suivante. Et c'est le nœud qui s'écoule dans elle — ici le raccordement désigne l'objet en direction du rejet, et l'eau descend d'une ligne vers la suivante.
- Un vrai coude, si on le préfère
- Un appui sur Espace rend au nœud d'angle un tronçon en coude, sans que le dessin bouge — en régime collecteur, à changer au panneau si ce coude est le haut d'une descente. Un nœud ne se dimensionne pas ; un coude de tronçon, si.
- Une ligne = un cran d'annulation
- Ctrl+Z défait la dernière ligne et rend au nœud son dessin d'avant ; un second Ctrl+Z défait celle d'avant. On corrige un angle sans tout reprendre.
- Les traits s'enchaînent aussi
- En espace « Fond de plan », X enchaîne les lignes de la même façon — mais aucun trait n'est converti en nœud : une annotation n'a pas de topologie, donc pas de fin de ligne à marquer.
A9 — La touche W, pour raccorder toute une file en direction du rejet
Une grande file posée sans raccordements, et le diagnostic aligne cinquante tronçons sans débit : il fallait raccorder chacun en direction du rejet, un par un.
Le geste
W tapée ou maintenue, comme Q et X. On clique l'extrémité côté naissances — une naissance elle-même est un départ valable —, puis l'extrémité côté exutoire : chaque objet se raccorde à son voisin en direction du rejet, de proche en proche, et une vague d'animation montre jusqu'où le geste est passé. Elle ne pose aucun objet — elle écrit les raccordements qui manquent entre ceux qui sont déjà là.
La chaîne s'arrête, et elle dit toujours pourquoi
- Plus d'objet contigu
- La ligne s'interrompt : rien à raccorder au-delà.
- L'objet suivant est refusé
- Une naissance — rien ne s'écoule dans une naissance — ou une toiture — elle n'est pas dans le réseau, elle se relie à ses naissances par leur panneau. Un coude, tronçon ou nœud, n'arrête pas la file : c'est l'angle du réseau, et une file droite doit pouvoir s'y écouler — elle s'arrête ensuite d'elle-même, faute d'objet contigu dans l'axe.
- Un tronçon droit en travers de la ligne
- Il n'arrête pas la chaîne : il y est pris, même s'il appartenait à un autre réseau, et il est transformé en nœud au moment où la chaîne se pose. Le nœud dessine ses embranchements vers tout ce qui s'y raccorde : on voit que la ligne s'est connectée à lui, et, s'il portait déjà d'autres objets, qu'il les relie maintenant tous à la fois — le cas à repérer pour le corriger par un autre geste. Sa direction n'est volontairement pas corrigée, ce qui cacherait ce cas. Le bandeau compte les conversions ; un seul Ctrl+Z défait tout.
- Le raccordement n'est pas permis
- Un cycle, typiquement. Le geste ne franchit jamais la règle du panneau : il n'écrit un raccordement que si le select « Objet en direction du rejet » l'aurait proposé.
- La racine est atteinte
- Le bloc n'a plus aucun objet possible en direction du rejet. L'exutoire n'est pas un type à part — c'est le tronçon qui ne se raccorde à rien — : ce dernier arrêt ne tombe donc que si rien d'autre ne reste raccordable sur le plan. Sur un plan qui porte d'autres réseaux, la même file s'achève sans cet arrêt, et le compte rendu se borne à dire combien de raccordements ont été écrits. Les deux lectures sont justes.
Toute la chaîne ne coûte qu'un seul Ctrl+Z, et un aperçu marque d'avance les cases qui seront raccordées ainsi que celle qui arrête.
7. Le panneau de propriétés
C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas. Il affiche l'objet sélectionné, et son en-tête porte une pastille à la couleur de sa famille — grise tant qu'aucune toiture ne se draine par lui.
Ce qui se règle, bloc par bloc
- Commun à tous les blocs
- Nom, la case « Texte sur le plan » et le bouton de suppression. Tous sauf la toiture ont en plus le select « Objet en direction du rejet », dont « (aucun — racine / exutoire) » est la première entrée.
- Toiture
- Type de toiture et surface totale (m²) — le champ accepte une expression. Pas d'objet en direction du rejet : une toiture n'est pas dans le réseau.
- Naissance EP
- Toiture desservie — la liste des toitures du projet, chacune avec son type —, puis géométrie et forme de la section. Ces trois champs entrent dans le calcul.
- Tronçon
- Forme du tracé parmi six ; sur un coude, un second select — régime hydraulique, collecteur ou colonne — parce qu'un coude joint un brin horizontal à un brin vertical et que le régime ne se devine pas ; et, en collecteur seulement, la pente, choisie parmi dix valeurs de 0,5 à 5 % par pas de 0,5 %.
- Nœud
- Forme du nœud : Automatique — suit les raccordements contigus, le défaut et ce qu'on vient chercher en posant un nœud, ou l'un des quatre coudes forcés. Purement graphique : un nœud ne se dimensionne pas. Pour le ramener en tronçon, Espace, qui bascule dans les deux sens : il reprend le tracé qu'il dessinait, coude compris, en régime collecteur.
Ce que le panneau affiche en résultat
- Toiture
- Zone climatique, naissances desservies, surface par NEP, débit par NEP et débit total ; puis la liste des naissances rattachées, cliquable — c'est le chemin le plus court pour aller corriger celle qu'on vient de repérer. Cette liste est un résultat, jamais une saisie : le rattachement se pose sur la naissance, et l'offrir des deux côtés ouvrirait un jour deux vérités.
- Naissance
- Toiture, surface reçue, débit, Ø naissance et Ø descente — nommés Ø EEP et Ø DEP sur une toiture-terrasse —, le critère gouvernant et la colonne de table retenue quand le moteur les renvoie.
- Tronçon
- Surface drainée, débit, Ø amont (non-réduction), le DN — libellé Ø colonne ou DN collecteur selon le régime —, le débit admissible et la vitesse.
- Nœud
- Surface drainée, débit cumulé et Ø de sortie. Ce diamètre n'est pas éditable, et la raison est structurelle : un nœud n'a ni pente ni longueur, il ne dimensionne rien — il transmet le plus grand des diamètres qui s'y rejoignent. Il se corrige sur les tronçons ou les naissances qui l'alimentent.
Deux notes n'apparaissent que lorsqu'elles ont quelque chose à dire. La première signale qu'un diamètre a été relevé au minimum imposé du projet, et elle écrit ce que le calcul seul aurait donné — un relèvement muet est un relèvement qu'on ne peut pas discuter en réunion. La seconde, sur un tronçon, dit que le diamètre a été relevé par la règle de non-réduction et rappelle ce que l'hydraulique seule aurait demandé.
La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'un collecteur et régler une seule fois vaut mieux que cinq allers-retours. La case « Texte sur le plan » en profite particulièrement — elle commande aussi l'export, ce qui n'est pas écrit à l'écran ne partant pas dans le DXF.
8. Diagnostic et messages d'alarme
Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit pour le raccorder en direction du rejet. Sans alarme, le panneau affiche « Aucune alarme ✔ ».
Les messages, dans les termes de l'outil
- Surface de toiture non renseignée
- Sur une toiture : elle n'apporte rien tant que sa surface vaut zéro.
- Aucune naissance EP ne dessert cette toiture
- La toiture est saisie mais rattachée à personne : sa surface ne part dans aucun réseau. C'est l'oubli que la liste des toitures, dans la Synthèse, sert à rendre visible.
- Aucune toiture désignée — cette naissance n'apporte rien
- L'autre face du même lien : la naissance existe, mais elle ne draine rien.
- Surface reçue nulle — renseigner la surface de la toiture
- La naissance est bien rattachée, mais sa toiture est à zéro.
- Bloc(s) raccordé(s) derrière une naissance EP — ignorés du calcul
- Une naissance est une feuille : ce qui se raccorde derrière elle ne peut pas s'évacuer à travers elle.
- Bloc ignoré (situé derrière une naissance EP)
- L'autre face du message précédent, posée sur chacun des blocs écartés : ils restent dessinés, mais ne sont plus calculés.
- Aucun débit ne transite par ce bloc
- Sur un tronçon ou un nœud : rien ne lui remonte, il ne peut pas être dimensionné. Sur toute une file, c'est presque toujours une file posée sans raccordements ou à l'envers : la touche W la raccorde d'un geste — voir A9.
- Service de calcul injoignable — diamètre indisponible
- Sur une naissance : le service de dimensionnement n'a pas répondu. Le reste du plan continue de fonctionner.
- Service de calcul injoignable — DN indisponible
- Le même message sur un tronçon.
Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger. La table d'expertise renvoie par ailleurs ses propres avertissements, qui s'ajoutent à cette liste et s'affichent tels qu'elle les écrit. Un diamètre affiché « … » signifie simplement que la réponse n'est pas encore arrivée ; un tiret, qu'elle est arrivée sans diamètre.
9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
- Enregistrer / Ouvrir
- Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
- Note CSV
- Une ligne par bloc — les annotations en sont exclues, elles n'ont pas de résultat : identifiant, type, famille, nom, type de toiture, surface saisie, nombre de NEP, surface par NEP, toiture desservie, géométrie, forme de section, nature (colonne ou collecteur), pente, forme du tracé, surface drainée, débit, Ø naissance, Ø descente, Ø / DN, Ø amont, Ø sortie. Puis, en pied : la zone climatique, le diamètre minimal imposé et le référentiel. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
- Légende
- Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
- Export DXF
- Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques — dont le nom porte la famille du réseau. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export. Le compte rendu du dernier export s'affiche à droite de la barre d'outils.
- Paramètres → Projet
- Nom du projet, zone climatique — France métropolitaine (r = 3 L/min/m²) ou DOM/DROM (r = 4,5 L/min/m²) — et le diamètre minimal imposé (voir ci-dessous). La zone vaut pour toutes les toitures du projet : en changer recalcule tout le réseau, diamètres compris.
- Paramètres → Affichage
- Zoom par défaut, grille d'aide, les quatre cases de ce que le plan écrit — diamètres, débits, surfaces de toiture, pentes des collecteurs — et la confirmation avant suppression.
- Paramètres → Annotations
- Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
- Paramètres → Export DXF
- Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
- Thème
- Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.
Le diamètre minimal imposé — un réglage de projet, pas d'affichage
Le référentiel descend sous le Ø 100 : une petite surface peut se satisfaire d'une descente plus fine. Beaucoup de CCTP imposent malgré tout un plancher — entretien, engorgement par les feuilles, référence unique à approvisionner. La case l'active à Ø 100 mm, et le champ qui apparaît alors permet d'en retenir un autre.
Une fois l'option active, chaque diamètre affiché vaut max(diamètre calculé ; minimum) — naissances, descentes et DN de tronçon —, le relèvement se propage vers l'aval par la règle de non-réduction, et chaque bloc concerné indique dans son panneau ce que le calcul seul aurait donné. C'est pourquoi ce réglage est dans l'onglet Projet et non dans Affichage : les quatre cases d'affichage changent ce que le plan écrit, celle-ci change les diamètres eux-mêmes, donc la note et le DXF.
Désactivée, l'option ne change rien : un projet enregistré sans elle se rouvre avec exactement ses diamètres d'hier.
Ce que le plan écrit — et ce qu'on ne peut pas masquer
Les quatre cases d'affichage valent aussi pour le DXF : c'est ce qui permet de livrer au client un synoptique allégé — ou au contraire complet pour une relecture rapide des saisies — sans refaire le plan. Deux textes ne se masquent pas : le nom d'un bloc et le nombre de naissances d'une toiture. Une case anonyme est indésignable dans une conversation, et c'est le seul texte qui ne se retrouve nulle part ailleurs sur le plan.
9.1 Ajouter un projet au projet ouvert
Deux études montées séparément — deux bâtiments, deux lots de couverture, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :
- le synoptique du fichier est posé d'un seul bloc (ses raccordements, ses formes et ses étiquettes sont intacts) sur la zone libre la plus proche du plan ouvert, à 2 cases au moins de tout objet — textes, traits et cartouches compris. À distance égale, l'outil préfère la droite, puis le dessous ;
- le placement est automatique : sur un très grand plan, on ne pourrait pas dézoomer assez pour le poser à la main ;
- les objets ajoutés reçoivent de nouveaux identifiants (même préfixe, numéro suivant) ; leurs raccordements sont conservés, et chaque naissance ajoutée reste rattachée à SA toiture — la toiture copiée avec elle, jamais une toiture du plan ouvert qui porterait le même identifiant ;
- il n'y a rien à réconcilier du côté des familles : pente, terrasse et mixte ne sont pas une donnée du fichier, elles se déduisent du type de toiture. Chaque bloc ajouté retrouve sa famille et sa couleur d'après ses propres toitures ;
- la vue se recentre sur l'ajout, qui reste sélectionné : on peut le déplacer aussitôt ; Ctrl+Z annule l'ajout en une fois ;
- les réglages (nom du projet, zone climatique, diamètre minimal, export DXF…) restent ceux du projet ouvert, et la légende éventuelle du fichier est ignorée.
9.2 La légende
Le bouton Légende pose à côté du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : chaque type de toiture, une ligne par réseau de chaque famille, le nœud, et chaque naissance — géométrie et section — dans chaque famille, puis les traits. La famille — pente, terrasse ou mixte — est toujours écrite dans le texte : la couleur ne porte jamais l'information toute seule.
- La toiture tient le rôle de la production : elle ouvre le tableau. Une naissance est légendée par ce que son dessin montre — cylindrique ou tronconique, section ronde ou carrée — c'est-à-dire par ce qui dimensionne.
- Collecteur et descente n'ont pas de ligne chacun : c'est le même réseau, dessiné du même trait, et seule son orientation change — que le plan montre déjà.
- L'exutoire n'a pas de ligne à lui : c'est un tronçon — celui qui ne se raccorde à rien — et son symbole est celui du réseau.
- La légende est un objet de fond de plan : elle n'entre dans aucun calcul, n'apparaît ni au diagnostic ni dans la note CSV, et se sélectionne en espace « Fond de plan » (S).
- Au panneau de propriétés : titre du tableau, hauteur du texte, et pour chaque ligne une case (décochée = ligne masquée) et le texte, modifiable librement.
- C'est un instantané : après un ajout de projet ou de nouveaux objets, un nouveau clic sur Légende (ou « Mettre à jour d'après le plan ») la met à jour sur place, en gardant vos textes et vos lignes masquées. On peut aussi la supprimer et la générer à nouveau.
- Mémoriser ces textes les propose aux prochaines légendes générées sur ce poste ; Textes d'origine revient à ceux de l'outil.
- À l'export DXF, le tableau sort en traits simples et en un texte multiligne (MTEXT) par cellule, sur le calque
EP_LEGENDE: il se déplace, se gèle ou se retouche d'un bloc dans AutoCAD. - Chaque ligne est écrite à la couleur de son symbole (celle de sa famille), à l'écran comme dans le DXF ; les lignes neutres — nœud, traits de repère — ainsi que le titre, les en-têtes et le cadre restent à l'encre du plan. La couleur ne fait que doubler le texte : la ligne se lit sans elle.
10. Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne traite pas les eaux usées ni les eaux vannes, qui relèvent d'un autre calcul et d'autres tables : voir le synoptique EU / EV.
- Il ne traite pas l'alimentation — eau froide, eau chaude sanitaire — : voir le synoptique EF / ECS, et le synoptique de bouclage ECS pour un réseau aller / retour.
- Il ne dimensionne ni trop-plein, ni chéneau, ni caniveau, et ne vérifie pas les dispositions constructives de la couverture : le calcul porte sur les naissances, les descentes et les collecteurs.
- Il ne calcule aucune perte de charge et ne tient compte d'aucune longueur : le diamètre vient de la surface drainée, du régime et de la pente.
- Il ne dimensionne ni rétention, ni infiltration, ni ouvrage de régulation de débit : l'exutoire est le point où le réseau sort du plan, et rien n'est calculé au-delà.
- Pour un diamètre ponctuel, sans dessiner de réseau, l'outil Dimensionnement EP répond directement — c'est le même moteur et le même référentiel.
- Il ne dessine pas à l'échelle : c'est un synoptique, non un plan ; les longueurs de tuyau n'y sont pas une donnée, et la pente ne s'y dessine pas — elle s'écrit.
- Il ne fusionne pas deux synoptiques de natures différentes, et la légende ne se met pas à jour toute seule : c'est un instantané que l'on régénère.
- Il ne raccorde pas le synoptique ajouté à celui qui est ouvert : les deux restent deux réseaux distincts tant que vous n'avez pas raccordé le bloc de tête en direction du rejet.
Référence documentaire : NF DTU 60.11 P-3.