Synoptique des eaux pluviales PRO

Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace

Outil
Synoptique EP — Bâti'Tools (compte PRO)
Ce que fait l'outil
Dessiner un réseau d'eaux pluviales bloc par bloc — toitures, naissances, tronçons, nœuds — saisir la surface de chaque toiture, répartir cette surface entre les naissances qui la drainent, cumuler les débits jusqu'à l'exutoire, et donner à chaque naissance et à chaque tronçon son diamètre ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
Familles de réseau
Trois, toutes déduites : Pente (couverture en pente), Terrasse (toiture-terrasse) et Mixte, là où les deux se rejoignent. Rien à créer, rien à choisir
Donnée d'entrée
La surface projetée d'une toiture, et c'est la seule valeur que l'on saisit sur le plan : tout le reste est un choix dans une liste, un dessin, ou un résultat
Référentiel
Règles de l'art des eaux pluviales — le même moteur que l'outil Dimensionnement EP, si bien que les deux outils suivent ensemble le jour où le texte est révisé

Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur neuf aperçus commentés.

La même mécanique équipe les autres synoptiques du site : les gestes décrits ici se retrouvent à l'identique sur le synoptique EU / EV, le synoptique EF / ECS et le synoptique aéraulique, aux objets près. Trois différences sont propres à cette page, et elles font l'essentiel de ce qui suit : l'eau y descend, si bien que le bloc raccordé est l'objet en direction du rejet, et non celui qui l'alimente ; la toiture n'est pas dans le réseau — elle se partage entre plusieurs naissances, et son lien se dessine en tirets ; et l'apparence d'un objet n'y est pas un décor, elle écrit la donnée qui le dimensionne.

Sommaire

  1. 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
  2. 1. L'écran
  3. 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
  4. 3. La souris en espace « Objet »
  5. 4. La souris en espace « Fond de plan »
  6. 5. Le clavier
    1. 5.1 Les raccourcis
    2. 5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
    3. 5.3 Pourquoi Q, S et X
  7. 6. Neuf gestes en situation
    1. A1 — La roue des six formes, au double-clic sur un tronçon
    2. A2 — La saisie rapide, au double-clic sur une toiture
    3. A3 — ALT + clic droit, pour raccorder en direction du rejet
    4. A4 — La touche S et les deux espaces
    5. A5 — La touche Q, pour tracer une file — le témoin et les cases sautées
    6. A6 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
    7. A7 — Les roues d'apparence, au double-clic DROIT
    8. A8 — Enchaîner les lignes, et le coude qui se dessine seul
    9. A9 — La touche W, pour raccorder toute une file en direction du rejet
  8. 7. Le panneau de propriétés
  9. 8. Diagnostic et messages d'alarme
  10. 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
    1. 9.1 Ajouter un projet au projet ouvert
    2. 9.2 La légende
  11. 10. Ce que l'outil ne fait pas

0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule

Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé au bloc qui reçoit ce qu'il évacue. Les naissances sont les feuilles du réseau, et la racine est l'exutoire. Les toitures, elles, vivent à côté du réseau : c'est la première particularité de cette page.

Le point à connaître avant tout le reste : ici, l'eau descend

Sur les réseaux d'alimentation — eau froide, chauffage, air — un bloc pointe vers l'objet en direction de la production, de l'AEP ou du ventilateur, celui qui l'alimente. Sur une évacuation, c'est l'inverse : un bloc pointe vers l'objet en direction du rejet, celui vers lequel il se vide. Le panneau de propriétés le nomme d'ailleurs ainsi — « Objet en direction du rejet » — et le sens des flèches du plan suit ce lien.

Une conséquence pratique, et c'est la seule chose de cette page qu'on ne peut pas deviner d'un coup d'œil : on trace dans le sens de l'eau, des toitures vers l'exutoire. C'est le tronçon qu'on vient de poser qui reçoit le précédent : il devient son objet en direction du rejet (voir A5).

Les blocs

Toiture
La source, et le seul bloc où l'on saisit une valeur : sa surface projetée en plan. Elle porte aussi son type — couverture en pente ou toiture-terrasse —, qui n'est pas un décor : c'est lui qui choisit la table de dimensionnement. Elle n'est pas dans le réseau (voir ci-dessous).
Naissance EP
La naissance de couverture, ou l'entrée d'eaux pluviales (EEP) d'une toiture-terrasse selon le type de sa toiture. C'est une feuille du réseau : elle reçoit de sa toiture une part de surface, et rend un débit et deux diamètres — celui de la naissance et celui de la descente. Sa géométrie (cylindrique ou tronconique) et sa forme de section (ronde, ou carrée / rectangulaire) entrent dans le calcul.
Tronçon
La canalisation, et le seul bloc dimensionné du réseau : collecteur horizontal, qui porte alors une pente, ou colonne verticale — une colonne d'EP est une descente. Ce n'est pas un décor : ce sont deux tables différentes du référentiel. Il a six tracés — les deux droits et quatre coudes —, et un coude reste un tronçon dimensionné.
Nœud
Le point de partage. Il ne se dimensionne pas : il somme ce qui s'y rejoint et transmet le plus grand des diamètres amont, un réseau gravitaire ne rétrécissant jamais dans le sens de l'écoulement. Son dessin se déduit tout seul des blocs contigus qui lui sont raccordés ; il peut aussi porter un coude forcé parmi quatre, pour le seul cas que l'automatisme ne sait pas servir — le virage demandé avant que les blocs voisins soient posés.
Exutoire
Ce n'est pas un type de bloc : c'est le tronçon qui ne se raccorde à rien, et rien d'autre. Il n'y a ni symbole, ni bouton de palette, ni réglage à lui : seule son étiquette le distingue, qui porte son nom déduit — Exutoire, ou Descente d'exutoire quand il est dimensionné en colonne —, son diamètre, la surface de toiture drainée, le débit et la pente.
Texte et trait
Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.

La toiture n'est pas dans le réseau, et c'est voulu

Une toiture alimente plusieurs naissances. Dans un arbre où chaque bloc se vide dans un seul objet en direction du rejet, elle devrait être l'enfant de plusieurs parents : cela n'existe pas. Le lien est donc porté par la naissance, qui choisit sa toiture dans son panneau — champ « Toiture desservie » — et il est dessiné en tirets sur le plan, pour qu'il se lise sans se confondre avec un tuyau.

Ce lien commande une règle simple : la surface d'une toiture se partage à parts égales entre les naissances qui la desservent. Une toiture de 420 m² drainée par trois naissances en envoie 140 à chacune, et le panneau de la toiture l'affiche en toutes lettres — « Surface par NEP », « Débit par NEP », « Débit total toiture ». Ajouter une quatrième naissance redistribue tout le monde, sans qu'on ait rien à ressaisir.

⚠Une naissance ne dessert qu'une seule toiture, et ce n'est pas une restriction d'interface : si elle en drainait deux, la surface qu'elle reçoit serait indéfinie, chaque toiture partageant la sienne entre ses naissances.

La famille ne se choisit pas : elle se déduit des toitures drainées

La palette rappelle la règle en une ligne : « La famille d'un bloc se déduit du type des toitures qu'il draine. Deux types qui se rejoignent donnent “ Mixte ”. » Un bloc qui ne voit remonter que des couvertures en pente est Pente ; un bloc qui ne voit que des toitures-terrasses est Terrasse ; dès que les deux se rejoignent, le bloc devient Mixte et change de couleur sur le plan. Ce n'est pas un interdit, c'est une fusion : un collecteur qui reçoit les deux est un cas normal.

Un bloc qu'on vient d'ajouter ne draine encore aucune toiture : il n'a donc aucune famille, et il est gris. C'est aussi pourquoi les vignettes de la palette sont grises — elles montrent exactement la couleur qu'aura l'objet à la seconde où il se posera.

Ce que l'outil fait de ces surfaces

À chaque modification, l'outil partage la surface de chaque toiture entre ses naissances, demande à la table d'expertise du site le débit et les deux diamètres de chaque naissance, puis remonte débits et surfaces vers l'exutoire en demandant, pour chaque tronçon, son diamètre — avec sa pente s'il est collecteur, sans pente s'il est colonne — ainsi que le débit admissible et la vitesse. Le résultat s'écrit sur la case, dans le panneau de propriétés et dans la note CSV.

Quatre choses entrent dans ce calcul, et quatre seulement : la surface reçue et le type de toiture ; pour une naissance, sa géométrie et sa forme de section ; pour un tronçon, son régime (collecteur ou colonne) et sa pente s'il est horizontal ; et la zone climatique du projet, réglée une fois dans Paramètres → Projet.

✓Le dessin ne décide jamais d'un diamètre. Sur un tracé droit, la forme est le régime ; sur un coude — qui joint par nature un brin horizontal à un brin vertical —, le régime ne se devine pas : il est demandé, dans un second select du panneau, et le tronçon garde celui qu'il avait avant de devenir coude.

1. L'écran

Barre d'outils (en haut)
Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / + avec un champ de zoom saisissable (de 10 à 400 %), Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre. À droite, le compte rendu du dernier export DXF et le badge des auto-tests.
Panneau de gauche
La légende des trois familles — Pente, Terrasse, Mixte — et le rappel qu'elles se déduisent, la palette de blocs en symboles, la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier.
Le plan (au centre)
La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si.
Panneau de droite
Propriétés de la sélection, Diagnostic (la liste des alarmes) et Synthèse : une ligne par réseau — sa famille, sa racine, sa surface, son débit et son diamètre — puis, à part, la liste des toitures. Cette seconde liste n'est pas un doublon : les toitures étant hors du réseau, une toiture saisie mais rattachée à aucune naissance ne figurerait nulle part, et c'est précisément l'oubli qu'on cherche à voir.
Les trois languettes
◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).

La palette montre les quatre blocs par leur symbole : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan. Le survol en donne le nom. Les vignettes sont grises, faute de famille, et c'est fidèle : un bloc neuf ne draine encore aucune toiture.

2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan

C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.

Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — repérer une descente, souligner un collecteur, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.

On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille. La palette affiche par ailleurs l'espace actif en toutes lettres. L'aperçu A4 montre le même clic dans les deux espaces.

L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.

Hors de son espace, un bouton de la palette n'est pas masqué mais désactivé : il reste visible, son infobulle dit pourquoi il ne répond pas, et elle nomme la touche qui le réveille.

✓L'espace ne s'enregistre pas dans le projet : chaque ouverture démarre en « Objet », qui est le travail principal. La sélection en cours est relâchée au moment de la bascule.

3. La souris en espace « Objet »

Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit sert au raccordement, avec ALT — et, en double-clic, à l'apparence d'une toiture ou d'une naissance.

Ajouter un bloc

Clic sur un symbole de la palette
L'objet se pose à côté de la sélection et s'y raccorde : le bloc sélectionné devient son objet en direction du rejet. Pour poser un exutoire — un bloc qui ne se raccorde à rien — relâchez d'abord la sélection avec Échap.
Une naissance ajoutée pendant qu'une toiture est sélectionnée
Elle s'y rattache d'elle-même. C'est le chemin le plus court pour équiper une toiture : la sélectionner une fois, puis cliquer trois fois sur le symbole de naissance.
Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors racine — le panneau tranche. Relâché hors du plan, rien n'est ajouté et l'outil le dit.

Sélectionner

Clic gauche sur un objet
Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
Maj + clic
Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
Clic gauche maintenu sur le fond
Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
Clic gauche sur le fond, sans bouger
Relâche la sélection.
Clic sur un objet superposé à d'autres
Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Le survol d'une pastille désigne l'objet correspondant sur le plan, et un texte y est nommé par son texte, non par son identifiant.

Déplacer, dupliquer, supprimer

Glissé depuis un objet
Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
Glissé depuis un membre d'un lot
Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
Ctrl + glissé
Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux.
Suppr
Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction du rejet. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression, et l'historique remonte 50 actions.

Donner sa forme, sa surface, son apparence, son raccordement

Double-clic gauche sur un tronçon ou un nœud
Ouvre la roue des formes autour du curseur — six sur un tronçon, cinq sur un nœud. Voir A1.
Double-clic gauche sur une toiture
Ouvre la boîte de saisie rapide de la surface — voir A2. C'est le seul bloc de la page à en avoir une, parce que c'est le seul qui porte une valeur saisie.
Double-clic droit sur une toiture ou une naissance
Ouvre la roue des apparences — deux pastilles : couverture en pente ou toiture-terrasse ; naissance cylindrique ou tronconique. Voir A7.
ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
Ce bloc devient l'objet en direction du rejet de l'objet sélectionné — voir A3.
ALT + clic droit sur le fond
Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine, c'est-à-dire un réseau sans exutoire.

Les roues ne peuvent jamais se disputer un double-clic : aucun bloc ne relève de deux d'entre elles sur le même bouton — un tronçon et un nœud n'ont pas de surface à saisir, une toiture et une naissance n'ont pas de tracé à choisir, et l'apparence est sur l'autre bouton. Un double-clic droit sur un bloc qui n'a pas d'apparence — un tronçon, un nœud — n'est pas ignoré en silence : un bandeau dit qu'il n'a pas d'apparence à choisir. Le clic droit seul, lui, ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement.

Se déplacer dans le plan

Molette enfoncée et glisser
Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
Molette seule
Fait défiler le plan, comme une page.
Ctrl + molette
Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe. Le niveau se saisit aussi dans le champ de la barre d'outils.

4. La souris en espace « Fond de plan »

Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :

Double-clic sur un texte ou un trait
Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A6.
Un texte se pose au demi-pas
Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille pour se caler entre deux tuyaux. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste — c'est ainsi qu'on remet d'aplomb un texte posé de travers. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
Les flèches du clavier
Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour. C'est le seul emploi des flèches en réglage de direction sur cette page (voir §5.1).

Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni objet en direction du rejet, ni résultat, ni alarme.

Les étiquettes du plan — le nom d'un bloc, son diamètre, la surface d'une toiture — ne sont pas des annotations et vivent dans l'espace « Objet ». Elles se placent automatiquement autour des cases, en évitant les symboles, les flèches et les autres étiquettes, et un trait de rappel les relie à leur bloc au-delà d'une case et demie. Pour en déplacer une à la main, molette maintenue au-dessus ; un clic milieu sans glisser la rend à l'automatisme.

5. Le clavier

Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide affichée dans le panneau de gauche : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.

5.1 Les raccourcis

Ctrl+Z
Annuler. L'historique remonte 50 actions.
Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
Rétablir.
Suppr
Supprimer la sélection.
Ctrl+A
Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
Échap
Relâcher la sélection. En cours de tracé, il termine la suite de lignes au lieu de l'annuler — et il annonce combien de lignes ont été posées ; hors tracé, il désarme le mode.
← → ↑ ↓
Sur un bloc du réseau, elles ne règlent pas la direction : elles raccordent en direction du rejet. Sur une naissance, un tronçon ou un nœud seul, la flèche raccorde l'objet au bloc contigu de ce côté — « mon objet en direction du rejet est à ma gauche ». Le tracé d'un tronçon, lui, se donne à la roue des formes ou au select du panneau, et nulle part ailleurs : une flèche ne saurait nommer un coude, et promettre un réglage qu'elle ne sait faire qu'à moitié serait pire que de ne rien promettre. Une toiture ne répond pas aux flèches : elle n'est pas dans le réseau, et « son » objet en direction du rejet n'existe pas. Sur un trait ou un texte d'annotation, en revanche, les flèches règlent bien la direction.
Espace
Bascule la sélection : tronçon ↔ nœud, dans les deux sens. Sur un plan monté à la file, tout arrive en tronçon droit et la correction la plus fréquente est « celui-ci est en fait une jonction » : elle coûte un appui, la main déjà sur le clavier. Le tronçon converti perd sa pente, son tracé et son régime, qu'un nœud ne porte pas. Un second appui le rend tronçon, au tracé que ses raccordements dessinaient — collecteur, colonne, ou coude : les quatre coudes étant aussi des tracés de tronçon sur cette page, le dessin ne bouge pas. Le coude revient en régime collecteur, écrit en clair dans le panneau, et un collecteur retrouve la pente d'un tronçon neuf. Seul un nœud à trois branches ou plus change de tracé : aucun tronçon ne dessine un té, il revient collecteur droit. Une sélection mixte bascule chaque objet dans son sens, en un seul Ctrl+Z ; la touche ne fait rien sur autre chose qu'un tronçon ou un nœud — ailleurs, elle continue de faire défiler la page.
S
Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
⚠Les raccourcis sont ignorés pendant une saisie : dans un champ de texte, Ctrl+Z annule la frappe et non le dernier bloc posé, et Suppr efface un caractère.

L'aide du panneau ajoute, sous la table : « Les touches tenues — ALT pour désigner l'objet en direction du rejet, et les touches de tracé ci-dessous — sont des modes et ne figurent pas dans cette table. »

5.2 Les modes de tracé (touches tenues)

Trois touches, trois canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.

Q
Pose une file de tronçons. Espace « Objet ».
X
Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».
W
Raccorde une file déjà posée, d'une extrémité à l'autre, en direction du rejet. Elle ne pose rien : elle écrit les raccordements qui manquent. Espace « Objet » — voir A9.

Ces lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — voir 5.3. W est voisine des trois autres, sous les mêmes doigts.

Les trois touches acceptent indifféremment les deux gestes :

Un témoin suit le curseur et dit ce que le clic fera de la case visée : jaune « + » elle est libre, orange « ⇢ » elle est prise et sera sautée, rouge « × » le départ y est refusé. La file de réseau ne s'arrête donc plus devant un bloc existant : elle l'enjambe et reprend derrière — mais le trou rompt le raccordement, deux morceaux séparés par un obstacle ne s'écoulant pas l'un dans l'autre. La file de traits, elle, ne saute rien : souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande. Voir A5.

Et le second clic n'est pas une fin : la ligne suivante repart de la précédente, chaque ligne de réseau se termine par un nœud, et le nœud d'angle se dessine en coude tout seul. C'est Échap qui termine — voir A8.

5.3 Pourquoi Q, S et X

Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.

Q, S et X : trois touches sous une main gauche qui ne bouge pasClavier AZERTY. En bleu, les trois touches de l'outil : elles tiennent sous des doigts déjà posés, et bordent Ctrl, Alt et Maj.AZERTYUIQSDFGHJKMajWXCVBNCtrlAltEspaceQtracer une file de réseauSbasculer objet / fond de planXtracer une file de traitsMaj, Ctrl et Alt sont déjà tenues par cette main :Ctrl + clic pour déposer, ALT + clic droit pourraccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection.1Les trois touches se touchent : la main gauche reste posée sur la rangée de repos, et l'œil ne quitte pas le plan.2Elles sont voisines des modificateurs — Ctrl, Alt, Maj —, que la même main tient déjà pour le dépôt, le raccordement et la sélection.3Le choix est positionnel, non mnémotechnique : ces lettres ne sont pas des initiales, c'est leur PLACE qui est choisie.Les touches restent des ACTIONS NOMMÉES dans la table des raccourcis : l'aide du panneau est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main.
Sur un clavier AZERTY, Q, S et X tiennent sous une main gauche qui reste posée, et bordent Ctrl, Alt et Maj.

Ce que la position fait gagner

Et si ces trois lettres ne vous vont pas

Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide affichée dans le panneau de gauche est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.

⚠Le choix vaut pour un clavier AZERTY, celui des postes sur lesquels l'outil est utilisé. Sur un QWERTY, ces trois lettres ne sont plus voisines : une raison de plus pour l'éditeur de raccourcis.

6. Neuf gestes en situation

Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : la roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran, et les tuyaux y ont l'épaisseur et les flèches d'écoulement du plan. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.

A1 — La roue des six formes, au double-clic sur un tronçon

Choisir un dessin, pas un mot : on sait quel coude on veut, on ne sait pas comment l'outil l'a nommé.

Double-clic gauche sur un tronçon — la roue des six formesEspace « Objet » · couverture en pente · zoom 100 %Toiture Nord420,0 m²3 NEPNEP 1Ø 100 mmExutoireØ 160 mm780,0 m² de toiture39,00 L/sCoude gauche – bas1Le tronçon double-cliqué garde son liseré de sélection : le centre de la roue reste vide, on le voit changer.2Chaque coude est dans le quadrant qui porte son nom — droite-haut en haut à droite, gauche-bas en bas à gauche : on vise sans lire.3Les six formes font un TRONÇON : un coude reste une canalisation dimensionnée. Sur un nœud, la même roue en propose cinq.Un clic applique la forme et ferme la roue · Échap ferme sans rien changer · Ctrl+Z annule · les flèches du clavier déplacent le choix de pastille, Entrée valide.
Double-clic gauche sur un tronçon : les six formes s'ouvrent en roue autour du curseur.

Le geste

Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.

Deux roues, une par type — et le type ne change pas

C'est la différence de fond avec le synoptique EU / EV, où les sept formes d'une case sont proposées ensemble et où choisir un coude transforme le tronçon en nœud. Ici, un coude est un tronçon. Un coude de collecteur enterré reste une canalisation dimensionnée : transformer le bloc lui ferait perdre son diamètre et sa pente au moment précis où l'on ne demandait qu'à le dessiner de travers.

La conversion d'un tronçon en nœud existe, mais elle est sur la touche Espace, et elle vaut pour toute une sélection.

L'ordre des pastilles n'est pas l'ordre d'une liste. Elles sont posées dans le sens horaire en partant du haut, et cet ordre met chaque coude dans le quadrant qui porte son nom — droite-haut en haut à droite, gauche-bas en bas à gauche. La verticale est en haut et l'horizontale en bas : les deux seules places qui ne prêtent à aucune confusion une fois les quatre angles pris. C'est cet appariement qui permet de viser sans lire, et c'est ce qui distingue la roue d'une liste ronde.

Ce que la roue montre

Forme courante
Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
Survol d'une pastille
Une infobulle en donne le nom complet ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
Au clavier
Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
Un clic dans le vide
Ferme la roue. Rien n'est appliqué.

Ce qui est écrit et ce qui est effacé

Un tronçon droit qui devient coude hérite du régime qu'il avait : passer un collecteur en coude ne change pas son diamètre à l'insu de celui qui dessine, le geste demandé était graphique. Un coude qui redevient droit perd son régime, qui ne veut plus rien dire — sur un tracé droit, la forme est le régime — ; et un tronçon qui repasse en collecteur retrouve la pente d'un tronçon neuf plutôt qu'une valeur absente que le moteur remplacerait en silence. Cliquer sur la forme que l'objet porte déjà ne remplit pas l'historique.

✓Le select « Forme du tracé » du panneau de droite fait exactement ce que fait la roue, un bloc à la fois — et lui seul nomme les formes et dit ce que chacune vaut pour le calcul : « Horizontale — collecteur (Tableau 8) », « Verticale — colonne / descente (Tableau 3) ». La roue montre, le select explique ; les deux écrivent par le même chemin.

A2 — La saisie rapide, au double-clic sur une toiture

C'est le geste central de l'outil : monter un plan, c'est relever la surface de quinze toitures, et le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur une toiture — la saisie rapide de la surfaceEspace « Objet » · toiture-terrasse · la surface est la seule valeur saisie du planTerrasse R+22 NEPEEP 1Ø 100 mmSurface de toiture310m²1La toiture double-cliquée est sélectionnée : le panneau de propriétés parle bien d'elle.2La valeur courante est déjà sélectionnée dans le champ : on tape, on valide, on enchaîne sur la toiture suivante.3Le champ accepte une EXPRESSION — « 84+36+12 » pour trois pans relevés séparément : la surface se compose presque toujours.Entrée applique et ferme · un clic à l'extérieur applique aussi · Échap ferme sans rien appliquer · surface PROJETÉE en plan, jamais développée.
Double-clic gauche sur une toiture : la boîte s'ouvre au curseur, la valeur courante déjà sélectionnée.

Le geste

Double-clic gauche sur une toiture. Une boîte s'ouvre au curseur, avec le libellé « Surface de toiture », le champ — dont la valeur courante est déjà sélectionnée — et l'unité m². On tape, on valide, on enchaîne sur la toiture suivante.

C'est le seul bloc de la page qui ouvre cette boîte : un tronçon et un nœud n'ont pas de valeur à saisir (leur diamètre est un résultat), et une naissance n'a que des choix dans des listes. La surface, elle, se saisit des dizaines de fois en montant un plan.

Le champ accepte une expression

Une surface de toiture se compose presque toujours : « 84+36+12 » pour trois pans relevés séparément, « 12,5*8 » pour un rampant. La boîte évalue l'expression à la validation, et le champ du panneau de propriétés fait désormais la même chose — les deux chemins de saisie disent la même chose.

Les trois sorties

Entrée
Applique la valeur et ferme.
Clic à l'extérieur
Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : la valeur est déjà tapée, la perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition.
Échap
Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.
⚠La surface demandée est la surface projetée en plan, et non développée. Sur une couverture en pente, c'est la projection horizontale du rampant qui reçoit la pluie : saisir la surface développée majore le débit d'autant que la pente est forte — c'est l'erreur la plus courante du dimensionnement EP, et elle ne se voit sur aucun résultat. Le panneau de propriétés le rappelle sous le champ.

Un champ laissé vide ne change rien ; une valeur identique à l'actuelle n'empile aucun cran d'annulation.

A3 — ALT + clic droit, pour raccorder en direction du rejet

Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.

ALT maintenue + clic droit : raccorder en direction du rejetEspace « Objet » · les blocs raccordables clignotent, les autres s'éteignentExutoireØ 160 mmNEP 4Ø 100 mmToiture SudALTmaintenueClic droit sur l'objet auquel raccorder NEP 4, en direction du rejet.1Cerclés d'accent et clignotants :les objets possibles — un tronçonou un nœud, jamais une naissance.2En direction du rejet :on clique l'objet vers lequell'eau s'en va. Ici, elle descendvers l'exutoire — c'est ce quedit le bandeau.3Éteinte : une toiture n'estpas dans l'arbre — elle dessertplusieurs naissances.4Liseré tireté : l'objetsélectionné, celui que l'onraccorde en direction du rejet.ALT + clic droit sur le FOND de la carte : le lien est coupé, l'objet redevient une racine — un réseau sans exutoire.
Une naissance sélectionnée, ALT maintenue : les blocs qui peuvent recevoir son évacuation se cerclent d'accent et clignotent.

Le geste

  1. Sélectionner l'objet à raccorder — celui que l'on va relier à un objet en direction du rejet.
  2. Maintenir ALT : les blocs qui peuvent le recevoir se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder (nom de l'objet sélectionné), en direction du rejet. »
  3. Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les cumuls et les diamètres sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.
iLe bandeau dit « en direction du rejet ». Sur une évacuation, le bloc que l'on désigne est celui vers lequel l'eau s'en va. Le panneau de propriétés le nomme de la même façon : « Objet en direction du rejet ».

Qui peut devenir l'objet en direction du rejet, et qui ne le peut pas

Seuls un tronçon et un nœud s'éclairent.

Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.

Les autres chemins vers le même résultat

Les flèches du clavier
Sur un objet seul, ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction du rejet touche l'objet à raccorder, et il n'y a ici aucun conflit avec un réglage de direction (voir §5.1).
Le select du panneau
« Objet en direction du rejet » : la liste nommée de tous les raccordements légitimes, avec « (aucun — racine / exutoire) » en tête. C'est là qu'on fait d'un tronçon l'exutoire du réseau.
ALT + clic droit sur le fond
Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
⚠Rien ne s'allume si aucun objet n'est sélectionné, ou s'il y en a plusieurs : le bandeau le dit alors en toutes lettres.

A4 — La touche S et les deux espaces

Le même clic, au même endroit, ne prend pas le même objet selon l'espace actif : c'est le réglage qui commande tous les autres gestes.

La touche S bascule entre les deux espaces d'éditionLe plan reste dessiné, calculé et exporté EN ENTIER dans les deux cas : seul change ce qui reçoit le clic.Espace « Objet »toitures, naissances, tronçons, nœuds — fond normaltraitLe clic prend le TRONÇON, même là où le trait le croise.Espace « Fond de plan »traits et textes — le fond de la carte est teintétraitLe clic prend le TRAIT, et le réseau ne répond plus.Sbascule · le fond de la carte change de teinte · la sélection en cours est relâchée au passage · la palette n'ajoute que les objets de l'espace actif.
Un trait de repère croise un collecteur. À gauche le clic prend le tronçon, à droite le trait. Aperçu en thème clair.

Le geste

S, ou la case Espace fond de plan de la palette. Le fond de la carte change de teinte, la sélection en cours est relâchée, et la palette n'ajoute plus que les objets de l'espace actif. Tout le reste — le dessin, le calcul, l'export — est inchangé : le plan est entier dans les deux cas.

La situation figurée est le cas courant : un repère de descente tiré à la verticale au-dessus d'un collecteur. Sans les deux espaces, le trait — dessiné après — recevrait tous les clics du croisement, et le collecteur serait inatteignable là où on veut justement le lire.

A5 — La touche Q, pour tracer une file — le témoin et les cases sautées

Un collecteur de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.

Touche Q — tracer une file de tronçons d'un seul gesteTouche tapée, clic de départ, clic d'arrivée · la file saute ce qui est déjà prisNEP 2déjà làrepère du départ+QtapéeLe témoin, sous le curseur, dit ce que le clic fera de la case visée :+on peut poser ici⇢case prise : elle sera SAUTÉE, la file continue×impossible : départ déjà pris, ou hors planIl clignote doucement : un cadre fixe se confondrait avec le liseré de sélection.1L'aperçu montre le dessin qu'on va obtenir, trous compris.2La file ne s'arrête plus : elle saute la case prise et reprend.3Le trou rompt le raccordement — les deux morceauxne s'écoulent pas l'un dans l'autre.4On trace dans le sens de l'eau, vers l'exutoire.5Une ligne = un seul Ctrl+Z · le compte rendu ditcombien de cases ont été sautées.
Le témoin suit le curseur et dit ce que le clic fera ; le repère marque le départ, et la case hachurée sera sautée.

Le geste

Deux façons, au choix :

Le témoin de case

Sous le curseur, un petit cadre dit ce que le clic fera de la case visée, par une couleur et par un glyphe — et il clignote doucement, un cadre fixe se confondant avec le liseré de sélection :

Jaune « + »
La case est libre : on peut poser ici.
Orange « ⇢ »
La case est prise : elle sera sautée, et la file continue derrière.
Rouge « × »
Impossible : on vise un départ sur une case déjà prise, ou hors du plan. Le clic est refusé sans désarmer le mode — et l'outil le dit, plutôt que de ne rien faire.

Quatre points à connaître

La file ne s'arrête plus, elle enjambe
Un bloc existant sur le chemin — une naissance, un nœud, une toiture — n'interrompt plus le tracé : sa case est sautée, hachurée dans l'aperçu, et la file reprend derrière. En revanche, le trou rompt le raccordement : les deux maillons qui l'encadrent ne se raccordent pas entre eux, parce que deux morceaux séparés par un obstacle ne s'écoulent pas l'un dans l'autre. Le compte rendu dit combien de cases ont été sautées.
L'aperçu ne ment pas
Il montre ce qui sera posé, pas où va le curseur — trous compris. Ce qu'on voit d'avance est exactement ce que le clic fera.
Le sens de tracé
Dans le sens de l'eau, des naissances vers l'exutoire : le tronçon qu'on vient de poser reçoit le précédent — il devient son objet en direction du rejet. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers — chaque tronçon s'écoulerait vers celui dont il vient, et les surfaces cumulées, donc les diamètres, seraient fausses sans qu'aucune alarme ne le dise. Une file déjà posée à l'envers se répare d'un geste : voir A9.
Le dernier maillon
Le maillon le plus proche de l'exutoire — le seul sans successeur — cherche autour de lui l'objet auquel se raccorder en direction du rejet, par la même règle que le dépôt depuis la palette : un seul bloc contigu, il s'y raccorde ; deux, on ne devine pas, et la file reste racine.

Toute la file, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne s'arrête devant rien.

A6 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte

Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un texte — la roue d'annotationEspace « Fond de plan » · la roue RESTE OUVERTE pendant qu'on règleDescente EP R+3AaTexte…AaGrasAaItaliqueAaSoulignéAaEncadré+100−AaHorizontaleAaVerticalePardéfautChaque pastille s'applique TOUT DE SUITE et la roue ne se referme pas : l'objet change au centre, qui reste vide pour cela.La pastille à jauge règle la hauteur du texte — « − », « + », ou la molette au-dessus de la jauge.Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferme · chaque réglage s'annule par Ctrl+Z · « Par défaut » règle les prochains ajouts.
Double-clic gauche sur un texte, en espace « Fond de plan » : la roue s'ouvre et reste ouverte pendant qu'on règle.

Sur un texte

La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.

Sur un trait

Direction, épaisseur en quatre pastilles et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres. Les tirets sont dessinés en segments réels — ils partent donc tels quels dans le DXF.

La case « Par défaut »

Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine. Ces défauts sont propres à cette page et à ce poste : ceux d'un autre synoptique ne s'y mélangent pas.

Ce qui distingue cette roue des autres

Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.

Les libellés de direction sont ceux du select de la page — « Horizontale » et « Verticale ». Sur une annotation, la direction n'a que son sens géométrique : un trait et un texte sont retirés de l'état avant tout calcul, et rien n'y lit jamais « collecteur » ni « colonne ».

A7 — Les roues d'apparence, au double-clic DROIT

Un plan d'eaux pluviales se lit d'abord par ses dessins : ce qu'on draine, et par quoi on le draine.

Double-clic DROIT — l'apparence d'une toiture, ou celle d'une naissanceEspace « Objet » · deux pastilles de chaque côté · le double-clic GAUCHE reste la saisie de la surface.Couverture en penteToiture-terrasseSur une TOITURE — couverture en pente ou toiture-terrasseCylindriqueTronconiqueSur une NAISSANCE — cylindrique ou tronconique1Ce choix DIMENSIONNE : il écrit la donnée qui part au calcul — la table du référentiel pour une toiture, la surface admissible pour une naissance.2Le dessin s'en déduit — il ne se règle pas à part : un plan ne peut pas montrer une naissance tronconique là où la note en calcule une cylindrique.3Deux roues, deux questions — le double-clic gauche dit ce que la toiture MESURE, le droit ce qu'elle EST. Les deux ne s'ouvrent jamais ensemble.Les mêmes réglages existent au panneau de propriétés — « Type de toiture », « Géométrie », « Forme de la section ».Ctrl+Z annule · aucun cran d'historique si l'apparence ne change pas.
Double-clic droit sur une toiture, ou sur une naissance : deux pastilles de chaque côté, dessinées par le symbole même du plan.

Le geste

Double-clic droit sur une toiture ou sur une naissance. La roue s'ouvre comme celle des formes — même géométrie, même clavier, même centre vide — et propose :

Un clic applique et ferme ; Échap ferme sans rien changer. Un tronçon et un nœud n'ont pas d'apparence à choisir : leur forme est leur dessin, et elle est sur l'autre bouton.

⚠Ici, l'apparence n'est pas un décor : elle dimensionne. C'est la différence de fond avec les cinq apparences de terminal du synoptique EU / EV, où choisir « WC » plutôt que « lavabo » ne change aucun calcul. Sur les eaux pluviales, le type de toiture change la table du référentiel et la géométrie d'une naissance change sa surface admissible. La roue écrit donc la donnée qui part au calcul, et le dessin s'en déduit — c'est ce qui interdit de les régler séparément : un plan où une naissance tronconique serait dessinée cylindrique contredirait sa propre note de calcul.

Pourquoi le bouton droit

Parce que le gauche est déjà pris, et bien pris : sur une toiture, il ouvre la saisie de la surface, la valeur qu'on tape des dizaines de fois en montant un plan. Les deux gestes ne répondent pas à la même question : l'un dit ce que la toiture mesure, l'autre ce qu'elle est. Les deux ne s'ouvrent jamais ensemble.

Ce qu'il faut savoir

La pastille montre le vrai symbole
Elle est dessinée par la même fonction que la case du plan, à la couleur de la famille du bloc : la roue montre exactement ce que le plan montrera. Sur une naissance, la forme de section déjà choisie — ronde ou carrée — est reportée dans les deux pastilles, sinon elles promettraient un dessin que le plan ne rendrait pas.
La forme de section reste au panneau
Ronde, ou carrée / rectangulaire : c'est le troisième réglage d'une naissance, il entre lui aussi dans le calcul, et il se fait dans le select « Forme de la section ».
Le cylindre est le défaut
Et ce n'est pas un pis-aller : à diamètre égal, c'est le cas le plus défavorable des deux. Un projet dont on ignore la géométrie réelle n'est jamais sous-dimensionné par ce défaut.
L'annulation
Ctrl+Z revient à l'apparence précédente, et cliquer sur l'apparence déjà portée n'empile aucun cran d'historique.

A8 — Enchaîner les lignes, et le coude qui se dessine seul

Un collecteur qui file sous la toiture puis descend en colonne, c'est deux tracés et un angle : autant que ce soit un seul geste, et que l'angle se dessine tout seul.

Le second clic n'est pas une fin, c'est un angleTrois lignes en quatre clics · chaque ligne finit par un nœud · Échap termineNEP 11234Qtapée UNE fois — puis on clique les angles, les uns après les autresLe coude n'est écrit nulle partLe nœud est raccordé d'un côté à la ligne d'avant,de l'autre à celle d'après : son dessin suit.1Chaque ligne de réseau se termine par un NŒUD — c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on repart ; un nœud ne se dimensionne pas.2La ligne suivante ne pose rien sur ce nœud : elle commence à la case suivante, et LE NŒUD s'écoule dans elle.3Aucune règle d'angle n'existe dans le code : le dessin d'un nœud se déduit de ce qui s'y raccorde.4Une ligne = un cran d'annulation. Espace rend au nœud d'angle un tronçon en coude, sans que le dessin bouge.Échap termine et annonce le nombre de lignes posées. Le glissé, lui, pose UNE ligne et rend la touche.
Trois lignes en quatre clics : chaque ligne finit par un nœud, et les nœuds d'angle se dessinent en coude.

Le geste

Q tapée une seule fois, puis on clique les angles les uns après les autres. Le second clic ne termine plus rien : il ferme une ligne et ouvre la suivante, qui repart de là. Échap termine et annonce le nombre de lignes posées. Le glissé, lui, pose une seule ligne et rend la touche : un geste tenu a une fin naturelle, celle du relâchement.

Pourquoi un nœud à chaque fin de ligne

Parce que c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on repart — et parce que le nœud est le seul objet dont le dessin s'adapte à ce qui s'y raccorde. Le nœud perd la pente, le tracé et le régime qu'un nœud ne porte pas, et ne se dimensionne pas : il transmet le plus grand des diamètres qui s'y rejoignent.

iAucune règle d'angle n'existe dans le code. Le nœud de fin de ligne se retrouve raccordé d'un côté à la ligne d'avant, de l'autre à celle d'après ; son dessin se déduit de ses raccordements contigus, et il en sort un coude. Sur deux lignes alignées, la même mécanique donne un nœud traversé de part en part — indiscernable d'un tronçon droit, et c'est voulu.

Ce qu'il faut savoir

Le sens des raccordements
La ligne suivante ne pose rien sur le nœud : elle part de sa case et commence à la suivante. Et c'est le nœud qui s'écoule dans elle — ici le raccordement désigne l'objet en direction du rejet, et l'eau descend d'une ligne vers la suivante.
Un vrai coude, si on le préfère
Un appui sur Espace rend au nœud d'angle un tronçon en coude, sans que le dessin bouge — en régime collecteur, à changer au panneau si ce coude est le haut d'une descente. Un nœud ne se dimensionne pas ; un coude de tronçon, si.
Une ligne = un cran d'annulation
Ctrl+Z défait la dernière ligne et rend au nœud son dessin d'avant ; un second Ctrl+Z défait celle d'avant. On corrige un angle sans tout reprendre.
Les traits s'enchaînent aussi
En espace « Fond de plan », X enchaîne les lignes de la même façon — mais aucun trait n'est converti en nœud : une annotation n'a pas de topologie, donc pas de fin de ligne à marquer.

A9 — La touche W, pour raccorder toute une file en direction du rejet

Une grande file posée sans raccordements, et le diagnostic aligne cinquante tronçons sans débit : il fallait raccorder chacun en direction du rejet, un par un.

Touche W — raccorder toute une file d'un seul gesteOn clique l'extrémité côté NAISSANCES, puis celle de l'exutoire : on va toujours dans le sens de l'eauWtapée ou maintenue · clic côté naissances, puis clic côté exutoirela vague descend le réseau, dans le sens où les surfaces se cumulent0 ms90 ms180 ms270 ms360 msExutoire12NAISSANCES → EXUTOIREchaque objet se raccorde àson voisin, en direction durejet, de proche en proche.La chaîne s'arrête d'elle-même, et elle DIT toujours pourquoi :1plus d'objet contigu sur la ligne ;2l'objet suivant est refusé — une naissance (rien ne s'écoule dans une naissance), une toiture (elle n'est pas dans le réseau),ou un tronçon droit qui n'est pas dans la direction de la ligne. Un COUDE, tronçon ou nœud, ne l'arrête pas :c'est l'angle du réseau, et la file s'y écoule ;3le raccordement n'est pas permis (cycle).4la racine est atteinte : plus aucun objet possible en direction du rejet.L'exutoire n'est pas un type à part — c'est le tronçon qui ne se raccorde à rien. Ce dernier arrêt ne tombe doncque si rien d'autre ne reste raccordable sur le plan. Une naissance, elle, est l'extrémité de départ normale.
Un clic côté naissances, un clic côté exutoire : toute la file se raccorde, dans le sens de l'eau.

Le geste

W tapée ou maintenue, comme Q et X. On clique l'extrémité côté naissances — une naissance elle-même est un départ valable —, puis l'extrémité côté exutoire : chaque objet se raccorde à son voisin en direction du rejet, de proche en proche, et une vague d'animation montre jusqu'où le geste est passé. Elle ne pose aucun objet — elle écrit les raccordements qui manquent entre ceux qui sont déjà là.

⚠L'ordre des deux clics n'est pas indifférent, et il est propre aux évacuations. Sur les synoptiques d'air et d'eau chaude, on clique d'abord l'extrémité éloignée, puis celle côté ventilateur ou production, et la chaîne remonte vers eux. Ici l'eau descend : on part des naissances et l'on va vers l'exutoire, comme sur le synoptique EU / EV. Pris à l'envers, le geste construirait le réseau à l'envers — chaque tronçon s'écoulerait vers celui dont il vient, et les surfaces cumulées, donc les diamètres, seraient fausses sans qu'aucune alarme ne le dise. C'est précisément le défaut que ce geste vient réparer.

La chaîne s'arrête, et elle dit toujours pourquoi

Plus d'objet contigu
La ligne s'interrompt : rien à raccorder au-delà.
L'objet suivant est refusé
Une naissance — rien ne s'écoule dans une naissance — ou une toiture — elle n'est pas dans le réseau, elle se relie à ses naissances par leur panneau. Un coude, tronçon ou nœud, n'arrête pas la file : c'est l'angle du réseau, et une file droite doit pouvoir s'y écouler — elle s'arrête ensuite d'elle-même, faute d'objet contigu dans l'axe.
Un tronçon droit en travers de la ligne
Il n'arrête pas la chaîne : il y est pris, même s'il appartenait à un autre réseau, et il est transformé en nœud au moment où la chaîne se pose. Le nœud dessine ses embranchements vers tout ce qui s'y raccorde : on voit que la ligne s'est connectée à lui, et, s'il portait déjà d'autres objets, qu'il les relie maintenant tous à la fois — le cas à repérer pour le corriger par un autre geste. Sa direction n'est volontairement pas corrigée, ce qui cacherait ce cas. Le bandeau compte les conversions ; un seul Ctrl+Z défait tout.
Le raccordement n'est pas permis
Un cycle, typiquement. Le geste ne franchit jamais la règle du panneau : il n'écrit un raccordement que si le select « Objet en direction du rejet » l'aurait proposé.
La racine est atteinte
Le bloc n'a plus aucun objet possible en direction du rejet. L'exutoire n'est pas un type à part — c'est le tronçon qui ne se raccorde à rien — : ce dernier arrêt ne tombe donc que si rien d'autre ne reste raccordable sur le plan. Sur un plan qui porte d'autres réseaux, la même file s'achève sans cet arrêt, et le compte rendu se borne à dire combien de raccordements ont été écrits. Les deux lectures sont justes.

Toute la chaîne ne coûte qu'un seul Ctrl+Z, et un aperçu marque d'avance les cases qui seront raccordées ainsi que celle qui arrête.

7. Le panneau de propriétés

C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas. Il affiche l'objet sélectionné, et son en-tête porte une pastille à la couleur de sa famille — grise tant qu'aucune toiture ne se draine par lui.

Ce qui se règle, bloc par bloc

Commun à tous les blocs
Nom, la case « Texte sur le plan » et le bouton de suppression. Tous sauf la toiture ont en plus le select « Objet en direction du rejet », dont « (aucun — racine / exutoire) » est la première entrée.
Toiture
Type de toiture et surface totale (m²) — le champ accepte une expression. Pas d'objet en direction du rejet : une toiture n'est pas dans le réseau.
Naissance EP
Toiture desservie — la liste des toitures du projet, chacune avec son type —, puis géométrie et forme de la section. Ces trois champs entrent dans le calcul.
Tronçon
Forme du tracé parmi six ; sur un coude, un second select — régime hydraulique, collecteur ou colonne — parce qu'un coude joint un brin horizontal à un brin vertical et que le régime ne se devine pas ; et, en collecteur seulement, la pente, choisie parmi dix valeurs de 0,5 à 5 % par pas de 0,5 %.
Nœud
Forme du nœud : Automatique — suit les raccordements contigus, le défaut et ce qu'on vient chercher en posant un nœud, ou l'un des quatre coudes forcés. Purement graphique : un nœud ne se dimensionne pas. Pour le ramener en tronçon, Espace, qui bascule dans les deux sens : il reprend le tracé qu'il dessinait, coude compris, en régime collecteur.

Ce que le panneau affiche en résultat

Toiture
Zone climatique, naissances desservies, surface par NEP, débit par NEP et débit total ; puis la liste des naissances rattachées, cliquable — c'est le chemin le plus court pour aller corriger celle qu'on vient de repérer. Cette liste est un résultat, jamais une saisie : le rattachement se pose sur la naissance, et l'offrir des deux côtés ouvrirait un jour deux vérités.
Naissance
Toiture, surface reçue, débit, Ø naissance et Ø descente — nommés Ø EEP et Ø DEP sur une toiture-terrasse —, le critère gouvernant et la colonne de table retenue quand le moteur les renvoie.
Tronçon
Surface drainée, débit, Ø amont (non-réduction), le DN — libellé Ø colonne ou DN collecteur selon le régime —, le débit admissible et la vitesse.
Nœud
Surface drainée, débit cumulé et Ø de sortie. Ce diamètre n'est pas éditable, et la raison est structurelle : un nœud n'a ni pente ni longueur, il ne dimensionne rien — il transmet le plus grand des diamètres qui s'y rejoignent. Il se corrige sur les tronçons ou les naissances qui l'alimentent.

Deux notes n'apparaissent que lorsqu'elles ont quelque chose à dire. La première signale qu'un diamètre a été relevé au minimum imposé du projet, et elle écrit ce que le calcul seul aurait donné — un relèvement muet est un relèvement qu'on ne peut pas discuter en réunion. La seconde, sur un tronçon, dit que le diamètre a été relevé par la règle de non-réduction et rappelle ce que l'hydraulique seule aurait demandé.

La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'un collecteur et régler une seule fois vaut mieux que cinq allers-retours. La case « Texte sur le plan » en profite particulièrement — elle commande aussi l'export, ce qui n'est pas écrit à l'écran ne partant pas dans le DXF.

✓La forme d'un nœud est purement graphique. Le tracé d'un tronçon ne l'est pas sur un dessin droit — il est le régime —, et sur un coude c'est le second select qui tranche. Quant au type de toiture, à la géométrie et à la forme de section d'une naissance : ce sont des données de calcul que le dessin ne fait que refléter.

8. Diagnostic et messages d'alarme

Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit pour le raccorder en direction du rejet. Sans alarme, le panneau affiche « Aucune alarme ✔ ».

Les messages, dans les termes de l'outil

Surface de toiture non renseignée
Sur une toiture : elle n'apporte rien tant que sa surface vaut zéro.
Aucune naissance EP ne dessert cette toiture
La toiture est saisie mais rattachée à personne : sa surface ne part dans aucun réseau. C'est l'oubli que la liste des toitures, dans la Synthèse, sert à rendre visible.
Aucune toiture désignée — cette naissance n'apporte rien
L'autre face du même lien : la naissance existe, mais elle ne draine rien.
Surface reçue nulle — renseigner la surface de la toiture
La naissance est bien rattachée, mais sa toiture est à zéro.
Bloc(s) raccordé(s) derrière une naissance EP — ignorés du calcul
Une naissance est une feuille : ce qui se raccorde derrière elle ne peut pas s'évacuer à travers elle.
Bloc ignoré (situé derrière une naissance EP)
L'autre face du message précédent, posée sur chacun des blocs écartés : ils restent dessinés, mais ne sont plus calculés.
Aucun débit ne transite par ce bloc
Sur un tronçon ou un nœud : rien ne lui remonte, il ne peut pas être dimensionné. Sur toute une file, c'est presque toujours une file posée sans raccordements ou à l'envers : la touche W la raccorde d'un geste — voir A9.
Service de calcul injoignable — diamètre indisponible
Sur une naissance : le service de dimensionnement n'a pas répondu. Le reste du plan continue de fonctionner.
Service de calcul injoignable — DN indisponible
Le même message sur un tronçon.

Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger. La table d'expertise renvoie par ailleurs ses propres avertissements, qui s'ajoutent à cette liste et s'affichent tels qu'elle les écrit. Un diamètre affiché « … » signifie simplement que la réponse n'est pas encore arrivée ; un tiret, qu'elle est arrivée sans diamètre.

⚠Aucune alarme ne dit qu'un réseau a été tracé à l'envers. Un réseau construit dans le mauvais sens reste cohérent pour l'outil : il calcule simplement des cumuls faux. C'est la raison pour laquelle le sens de tracé est rappelé dans la palette, ici, dans A5 et dans A9 — qui dit aussi comment réparer une file tracée à l'envers.

9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler

Enregistrer / Ouvrir
Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
Note CSV
Une ligne par bloc — les annotations en sont exclues, elles n'ont pas de résultat : identifiant, type, famille, nom, type de toiture, surface saisie, nombre de NEP, surface par NEP, toiture desservie, géométrie, forme de section, nature (colonne ou collecteur), pente, forme du tracé, surface drainée, débit, Ø naissance, Ø descente, Ø / DN, Ø amont, Ø sortie. Puis, en pied : la zone climatique, le diamètre minimal imposé et le référentiel. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
Légende
Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
Export DXF
Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques — dont le nom porte la famille du réseau. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export. Le compte rendu du dernier export s'affiche à droite de la barre d'outils.
Paramètres → Projet
Nom du projet, zone climatique — France métropolitaine (r = 3 L/min/m²) ou DOM/DROM (r = 4,5 L/min/m²) — et le diamètre minimal imposé (voir ci-dessous). La zone vaut pour toutes les toitures du projet : en changer recalcule tout le réseau, diamètres compris.
Paramètres → Affichage
Zoom par défaut, grille d'aide, les quatre cases de ce que le plan écrit — diamètres, débits, surfaces de toiture, pentes des collecteurs — et la confirmation avant suppression.
Paramètres → Annotations
Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
Paramètres → Export DXF
Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
Thème
Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.

Le diamètre minimal imposé — un réglage de projet, pas d'affichage

Le référentiel descend sous le Ø 100 : une petite surface peut se satisfaire d'une descente plus fine. Beaucoup de CCTP imposent malgré tout un plancher — entretien, engorgement par les feuilles, référence unique à approvisionner. La case l'active à Ø 100 mm, et le champ qui apparaît alors permet d'en retenir un autre.

Une fois l'option active, chaque diamètre affiché vaut max(diamètre calculé ; minimum) — naissances, descentes et DN de tronçon —, le relèvement se propage vers l'aval par la règle de non-réduction, et chaque bloc concerné indique dans son panneau ce que le calcul seul aurait donné. C'est pourquoi ce réglage est dans l'onglet Projet et non dans Affichage : les quatre cases d'affichage changent ce que le plan écrit, celle-ci change les diamètres eux-mêmes, donc la note et le DXF.

Désactivée, l'option ne change rien : un projet enregistré sans elle se rouvre avec exactement ses diamètres d'hier.

Ce que le plan écrit — et ce qu'on ne peut pas masquer

Les quatre cases d'affichage valent aussi pour le DXF : c'est ce qui permet de livrer au client un synoptique allégé — ou au contraire complet pour une relecture rapide des saisies — sans refaire le plan. Deux textes ne se masquent pas : le nom d'un bloc et le nombre de naissances d'une toiture. Une case anonyme est indésignable dans une conversation, et c'est le seul texte qui ne se retrouve nulle part ailleurs sur le plan.

⚠Décocher « Demander confirmation avant de supprimer » fait effacer Suppr et le bouton du panneau sans poser de question : c'est le réglage de celui qui monte un plan et supprime des dizaines de fois. Ctrl+Z annule toujours une suppression, un lot entier compris : c'est le vrai filet, et il ne dépend pas de cette case.

9.1 Ajouter un projet au projet ouvert

Deux études montées séparément — deux bâtiments, deux lots de couverture, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :

« Ouvrir » : remplacer le projet, ou lui ajouter le synoptique du fichierL'ajout est posé d'un bloc sur la zone libre la plus proche du plan ouvert — jamais à l'autre bout de la carte.OUVRIR « LOT-B.JSON »Le projet en cours compte 38 objets de réseau.Que faire du fichier ?Ajouter au projet en coursPosé d'un bloc sur la zone libre la plus proche, sans chevauchement.Même nature d'outil seulement. Ctrl+Z annule l'ajout.Remplacer le projet en coursLe projet ouvert est fermé : enregistrez-le avant.AnnulerCARTOUCHEProjet ouvert (cartouche compris)Synoptique ajouté (sélectionné)2 cases● centre de gravité du plan ouvert : on cherche la place libre la plus proche1Même nature d'outil seulement : un fichier d'un autre synoptique est refusé, avec un message.2Un seul Ctrl+Z annule tout l'ajout ; les identifiants sont renumérotés, les liens internes conservés.3Chaque naissance ajoutée garde SA toiture : le rattachement pointe vers la toiture copiée, jamais vers celle du plan ouvert.
La boîte de choix à l'ouverture, et la règle de placement. Aperçu en thème clair.
✓On ne mélange pas les natures : un fichier d'un autre synoptique (EU / EV, EF / ECS, hydraulique…) est refusé avec un message, que l'on choisisse d'ajouter ou de remplacer. Chaque enregistrement indique désormais l'outil dont il vient.
⚠L'ajout ne raccorde rien : les deux synoptiques restent deux réseaux, chacun avec son exutoire et sa surface drainée. Pour n'en faire qu'un, raccordez le bloc de tête du lot ajouté au réseau existant (ALT + clic droit, ou le select « Objet en direction du rejet » du panneau) : les diamètres sont alors recalculés sur la surface cumulée — et la famille passe à « Mixte » si une pente rejoint une terrasse.

9.2 La légende

Le bouton Légende pose à côté du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : chaque type de toiture, une ligne par réseau de chaque famille, le nœud, et chaque naissance — géométrie et section — dans chaque famille, puis les traits. La famille — pente, terrasse ou mixte — est toujours écrite dans le texte : la couleur ne porte jamais l'information toute seule.

« Légende » : un tableau des seuls objets présents sur le planSymbole réel à gauche, signification à droite — texte par défaut, modifiable au panneau de propriétés.LÉGENDESymboleSignificationCouverture principale — tuile (NF DTU 40.5)Toiture-terrasse — maçonnerie étanchée (NF DTU 43.1)Réseau EP — couverture en penteRéseau EP — toiture-terrasseRéseau EP mixte — pente et terrasse réuniesNœud de réseau (piquage, jonction, changement de direction)Naissance cylindrique, section ronde — toiture-terrasseNaissance cylindrique, section carrée ou rectangulaire — toiture-terrasseNaissance tronconique, section ronde — couverture en penteTrait continu (repère graphique)Ce que montre la figureUne ligne par combinaison présente : toitures,réseau par famille, nœud, chaque naissance(géométrie, section) et sa famille.La famille suit le type de toiture drainé :pente, terrasse, ou mixte quand elles se rejoignent.Chaque ligne à la couleur de son symbole,toujours doublée du texte.Première ligne retouchée : un nouveau clic sur « Légende »la met à jour et garde ce texte.Case décochée au panneau : ligne masquée.1Objet de fond de plan : aucun calcul, aucun diagnostic, absent de la note CSV ; il se prend en espace « Fond de plan » (S).2Au DXF : traits en LINE, un MTEXT par cellule à la couleur de sa ligne, calque EP_LEGENDE — retouche directe dans AutoCAD.3Textes mémorisables sur le poste : ils seront proposés aux prochaines légendes ; « Textes d'origine » les oublie.
La légende générée sur le projet d'exemple, première ligne retouchée. Aperçu en thème clair.

10. Ce que l'outil ne fait pas

Référence documentaire : NF DTU 60.11 P-3.