Synoptique EF / ECS PRO
Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace
- Outil
- Synoptique EF / ECS — Bâti'Tools (compte PRO)
- Ce que fait l'outil
- Dessiner un réseau d'eau sanitaire bloc par bloc — départs, tronçons, nœuds, terminaux — saisir les appareils de chaque point de puisage, cumuler ces appareils jusqu'au départ, et donner à chaque tronçon son débit probable et son diamètre dans quatre matériaux ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
- Familles de réseau
- Deux, fixes : EF (eau froide, bleu) et ECS (eau chaude sanitaire, rouge). Rien à créer, rien à nommer
- Donnée d'entrée
- Les quantités d'appareils d'un terminal, et elles seules : tout le reste est calculé ou dessiné
- Référentiel
- Règles de l'art de la plomberie sanitaire — débits de base par appareil et foisonnement
Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur cinq aperçus commentés.
La même mécanique équipe les autres synoptiques du site : les gestes décrits ici se retrouvent à l'identique sur le synoptique hydraulique et le synoptique aéraulique, aux objets près. Deux différences sont propres à cette page, et elles sont l'essentiel de ce qui suit : un terminal y porte des quantités d'appareils et non une valeur unique, et un tronçon n'y a pas de coude.
Sommaire
- 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
- 1. L'écran
- 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
- 3. La souris en espace « Objet »
- 4. La souris en espace « Fond de plan »
- 5. Le clavier
- 6. Cinq gestes en situation
- 7. Le panneau de propriétés
- 8. Diagnostic et messages d'alarme
- 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
- 10. Ce que l'outil ne fait pas
0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé à son objet en direction de l'adduction en eau potable (AEP) ou de la production — le bloc qui l'alimente. Chaque bloc pointe vers ce qui lui amène l'eau, les terminaux sont les feuilles, et la racine est le départ.
- Famille
- EF ou ECS, et rien d'autre : ce ne sont pas des régimes que l'on crée, ce sont les deux réseaux d'un bâtiment. Dès qu'il est raccordé, un bloc prend la famille de son objet en direction de l'AEP ou de la production ; seul un bloc encore orphelin la choisit lui-même.
- Départ
- La racine d'un réseau, et c'est un type à part entière avec son propre symbole — Départ EF / AEP pour l'eau froide, Départ ECS / Production pour l'eau chaude. Un départ ne se raccorde à rien : il est lui-même l'AEP ou la production. Son étiquette porte le nombre d'appareils du réseau et son débit.
- Tronçon
- La canalisation dimensionnée. Elle porte une direction — horizontale ou verticale, et c'est tout — et un matériau. Débit et diamètres y sont calculés.
- Nœud
- Le partage. Il n'a aucune forme à régler : son dessin se déduit tout seul des blocs contigus qui lui sont raccordés — un té, une croix ou un virage apparaissent sans qu'on ait rien à choisir. Il ne porte ni direction ni matériau, puisqu'il ne porte aucun diamètre : son cumul est celui du tronçon qui l'alimente.
- Terminal
- Le point de puisage, et le seul bloc où l'on saisit quelque chose : une quantité par type d'appareil, parmi les 21 types du référentiel. Il a aussi une apparence au choix parmi quatre — robinet de puisage, lavabo, douche, WC — purement graphique.
- Texte et trait
- Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.
Le point qui distingue cet outil de tous les autres synoptiques
La famille d'un terminal ne se choisit pas : elle se déduit des appareils saisis. Un terminal qui ne reçoit que des WC à réservoir, des urinoirs ou des postes d'eau est EF seule ; dès qu'un seul appareil consommant de l'eau chaude y est saisi — un lavabo, une douche, un évier — il devient EF et ECS. Et un terminal EF et ECS possède alors deux raccordements : un vers le réseau EF, un vers le réseau ECS. Les deux cheminements peuvent diverger — c'est le cas réel d'une colonne d'eau froide qui monte d'un côté et d'une colonne d'eau chaude qui monte de l'autre.
Cela se voit sur le plan sans rien lire : le symbole d'un terminal reçoit une arrivée s'il est EF seul, deux — la froide sur l'axe, la chaude juste au-dessus — s'il consomme aussi de l'ECS. Ce nombre ne se règle pas : il découle des appareils. Laisser le régler à la main, ce serait autoriser un plan où un WC reçoit de l'eau chaude.
Ce que l'outil fait de ces quantités
À chaque modification, l'outil remonte les quantités d'appareils des terminaux jusqu'aux départs, en filtrant par famille — les appareils d'un terminal n'arrivent sur un bloc ECS que par son raccordement ECS —, puis demande aux tables d'expertise du site, pour le cumul de chaque tronçon, le débit probable, le coefficient de foisonnement, le diamètre intérieur minimal et le DN dans les quatre matériaux (cuivre, PVC pression, PEHD PN 16, multicouche). Le résultat s'écrit sur la case, dans le panneau de propriétés et dans la note CSV.
Le matériau est porté par le bloc, et il n'est pas décoratif : il choisit lequel des quatre DN se lit sur le plan. Un tronçon neuf naît en cuivre ; quand le cuivre est hors dimension, le bloc passe de lui-même au PVC pression (puis PEHD, puis multicouche), le plan écrit alors le matériau à côté du diamètre, et le panneau signale le repli en orange. Votre choix n'est pas réécrit — c'est le résultat qui porte le matériau retenu.
1. L'écran
- Barre d'outils (en haut)
- Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / +, Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre. À droite, le compte rendu du dernier export DXF et le badge des auto-tests.
- Panneau de gauche
- La légende des familles — EF, ECS, et le terminal EF + ECS à pastille bicolore —, la palette de blocs en symboles, la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier.
- Le plan (au centre)
- La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si.
- Panneau de droite
- Propriétés de la sélection, Diagnostic (la liste des alarmes) et Synthèse (une ligne par réseau : sa famille, son départ, son nombre d'appareils, le DN et le débit de sa racine).
- Les trois languettes
- ◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).
La palette montre les quatre blocs par leur symbole : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan. Le survol en donne le nom. Les vignettes sont toujours bleues, à la couleur de l'EF : un bloc neuf naît en famille EF, c'est donc bien la couleur qu'il aura — et il se recolore aussitôt s'il est posé sous un départ ECS.
2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.
- Objet — les blocs qui entrent dans le calcul : départs, tronçons, nœuds, terminaux.
- Fond de plan — les annotations : traits et textes.
Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — repérer une colonne, souligner une antenne, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.
On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille.
L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.
Hors de son espace, un bouton de la palette n'est pas masqué mais désactivé : il reste visible, son infobulle dit pourquoi il ne répond pas, et elle nomme la touche qui le réveille.
3. La souris en espace « Objet »
Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit ne sert plus qu'au raccordement, avec ALT.
Ajouter un bloc
- Clic sur un symbole de la palette
- L'objet se pose à côté de la sélection et en devient l'aval. Depuis un terminal, le nouveau tronçon se branche sur son raccordement libre — EF d'abord, ECS ensuite.
- Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
- On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un, et prend sa famille : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors racine — le panneau tranche. Relâché hors du plan, rien n'est ajouté et l'outil le dit.
Un terminal déposé se raccorde des deux côtés à la fois si ses voisins s'y prêtent : un voisin EF devient son raccordement EF, un voisin ECS son raccordement ECS.
Sélectionner
- Clic gauche sur un objet
- Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
- Maj + clic
- Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
- Clic gauche maintenu sur le fond
- Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
- Clic gauche sur le fond, sans bouger
- Relâche la sélection.
- Clic sur un objet superposé à d'autres
- Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Le survol d'une pastille désigne l'objet correspondant sur le plan.
Déplacer, dupliquer, supprimer
- Glissé depuis un objet
- Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
- Glissé depuis un membre d'un lot
- Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
- Ctrl + glissé
- Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux — les deux raccordements d'un terminal EF + ECS compris.
- Suppr
- Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction de l'AEP ou de la production. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression.
Donner sa forme, ses appareils, son raccordement
- Double-clic sur un tronçon ou un nœud
- Ouvre la roue des trois formes autour du curseur — voir A1.
- Double-clic sur un terminal
- Ouvre la roue des quantités d'appareils autour du curseur — voir A2.
- ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
- L'objet sélectionné se raccorde à ce bloc, en direction de l'AEP ou de la production — voir A3.
- ALT + clic droit sur le fond
- Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine.
Les deux roues ne peuvent jamais se disputer un double-clic : aucun bloc ne relève des deux — un tronçon et un nœud n'ont pas d'appareils, un terminal n'a pas de forme à choisir. Sur un départ, le double-clic n'ouvre rien.
Le clic droit seul ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement. Le double-clic droit, lui, n'a pas d'emploi sur cette page — et cela mérite d'être écrit plutôt que tu : sur d'autres synoptiques il ouvre une roue d'apparence, et le terminal d'ici a bien quatre apparences. Elles se règlent au panneau de propriétés, et là seulement.
Se déplacer dans le plan
- Molette enfoncée et glisser
- Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
- Molette seule
- Fait défiler le plan, comme une page.
- Ctrl + molette
- Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe.
4. La souris en espace « Fond de plan »
Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :
- Double-clic sur un texte ou un trait
- Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A5.
- Un texte se pose au demi-pas
- Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille, au centième de case, pour se caler entre deux tuyaux. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste — c'est ainsi qu'on remet d'aplomb un texte posé de travers. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
- Les flèches du clavier
- Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour et se lit de bas en haut.
Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni raccordement, ni résultat, ni alarme.
Les étiquettes du plan — le nom d'un bloc, son diamètre, la liste des appareils d'un terminal — ne sont pas des annotations et vivent dans l'espace « Objet ». Elles se placent automatiquement autour des cases ; pour en déplacer une à la main, molette maintenue au-dessus, et un clic milieu sans glisser la rend à l'automatisme.
5. Le clavier
Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide affichée dans le panneau de gauche : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.
5.1 Les raccourcis
- Ctrl+Z
- Annuler. L'historique remonte 50 actions.
- Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
- Rétablir.
- Suppr
- Supprimer la sélection.
- Ctrl+A
- Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
- Échap
- Relâcher la sélection. Annule aussi un mode de tracé armé.
- ← → ↑ ↓
- Deux emplois, selon l'objet, et c'est le premier qui l'emporte là où il s'applique. Sur un tronçon, un trait ou un texte, elles règlent la direction : ← → l'horizontale, ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Sur un départ, un nœud ou un terminal seul — qui ne portent pas de direction — elles le raccordent au bloc contigu de ce côté, qui devient son objet en direction de l'AEP ou de la production : « je me raccorde à ma gauche ».
- Espace
- Change le ou les tronçons sélectionnés en nœuds. Sur un plan monté à la file, tout arrive en tronçon droit et la correction la plus fréquente est « celui-ci est en fait une jonction » : elle coûte un appui, la main déjà sur le clavier. Le tronçon converti perd sa direction et son matériau, qui n'ont plus de sens sur un nœud. Une sélection entière se convertit en un seul Ctrl+Z. La touche ne fait rien sur autre chose qu'un tronçon — ailleurs, elle continue de faire défiler la page.
- S
- Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
Deux touches, deux canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.
- Q
- Pose une file de tronçons. Espace « Objet ».
- X
- Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».
Ces deux lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — voir 5.3.
Les deux touches acceptent indifféremment les deux gestes :
- Touche maintenue, on appuie sur le fond de la carte et on tire : chaque case franchie pose un objet contigu au précédent. Horizontal ou vertical selon le sens du glissé. Plus rapide sur une file courte.
- Touche tapée, puis un clic au départ et un clic à l'arrivée : la file se pose entre les deux, et un aperçu montre d'avance ce qui sera posé. Ne se rate pas sur un plan large. Échap ou le clic droit annulent.
La file de réseau s'arrête d'elle-même devant un bloc existant — poser un tronçon sur un bloc casserait la chaîne des raccordements sans le dire. La file de traits, elle, ne s'arrête devant rien : souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande.
5.3 Pourquoi Q, S et X
Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.
Ce que la position fait gagner
- La main gauche ne se déplace pas. Q et S sont voisines sur la rangée de repos, X est immédiatement en dessous : les trois tiennent sous des doigts déjà posés. Le cycle courant — je trace un réseau, je passe au fond de plan, je tire un trait, je reviens — ne demande aucun repositionnement de la main.
- Le regard ne quitte pas le plan. Une touche que la main doit aller chercher se vérifie des yeux ; une touche sous le doigt se tape à l'aveugle. Le gain n'est pas dans la frappe elle-même, il est dans le recentrage du regard qu'on s'épargne à chaque geste — et dans les tracés qu'on ne recommence pas parce que la main s'est posée une rangée trop haut.
- Les modificateurs sont au même endroit. Ctrl, Alt et Maj bordent ce triangle, et c'est la même main qui les tient déjà : Ctrl + clic gauche maintenu pour déposer depuis la palette, ALT + clic droit pour raccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection, Ctrl+Z, Ctrl+A. La main droite ne quitte pas la souris, la gauche ne quitte pas son coin de clavier.
- Rien n'est pris au navigateur, ni à la saisie. Les raccourcis de l'outil sont des touches sans modificateur : Ctrl+S, Ctrl+Q et Ctrl+X appartiennent au navigateur et continuent de lui appartenir. Et dans un champ de texte, q, s et x sont des lettres : aucune de ces touches ne se déclenche pendant une saisie.
Et si ces trois lettres ne vous vont pas
Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide affichée dans le panneau de gauche est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.
6. Cinq gestes en situation
Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : la roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran, et les terminaux y ont bien une ou deux arrivées selon leurs appareils. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.
A1 — La roue des trois formes, au double-clic sur un tronçon
Choisir un dessin, pas un mot : on sait quelle forme on veut, pas comment l'outil l'a nommée.
Le geste
Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.
Les trois formes — et pourquoi trois, et non sept
- Le tronçon vertical (la colonne), en haut.
- Le nœud, à droite.
- Le tronçon horizontal, en bas.
Il n'y a pas de coude sur cette page. Sur les synoptiques aéraulique et hydraulique, un tronçon peut prendre l'un de quatre coudes à 90°, et la roue en porte sept pastilles. Ici, un virage est un nœud : son dessin se déduit de ce qui lui est raccordé — d'un côté l'objet en direction de l'AEP ou de la production, de l'autre l'aval — et il forme le virage tout seul, sous vos yeux, au moment où le second raccordement se pose. Rien à choisir, rien à corriger si le réseau change de sens plus tard.
Le nœud n'est d'ailleurs pas une valeur de « direction » mais un type de bloc. Il est sur cette roue parce que, du point de vue de celui qui dessine, c'est bien la troisième forme que peut prendre la case sur laquelle il travaille — et le lui refuser l'obligerait à supprimer puis recréer, donc à perdre ses raccordements, côté départ comme côté aval. Le changement de type reporte tous les liens, les deux raccordements d'un terminal compris.
Ce que la roue montre
- Forme courante
- Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
- Survol d'une pastille
- Une infobulle en donne le nom ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
- La pastille du nœud
- Elle montre la croix, et non le nœud tel qu'il sera sur le plan : hors du plan il n'y a pas de topologie, et la croix est le seul dessin qui ne mente sur rien — elle montre ce qu'un nœud sait faire. Le dessin réel se formera au raccordement.
- Au clavier
- Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
- Un clic dans le vide
- Ferme la roue. Rien n'est appliqué.
A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un terminal
C'est le geste central de l'outil : monter un plan, c'est renseigner les appareils de quarante points de puisage, et le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.
Le geste
Double-clic gauche sur un terminal. Une roue s'ouvre centrée sur le curseur, avec un champ par type d'appareil : le libellé court au-dessus, la quantité en dessous. Le premier champ a déjà le focus et sa valeur est sélectionnée ; Tab enchaîne les pastilles dans le sens horaire et boucle sur la dernière.
C'est ce qui distingue ce terminal de celui de tous les autres synoptiques : il ne porte pas une valeur — une puissance, un débit — mais une quantité par appareil. D'où une roue de champs, et non une boîte.
Quels appareils la roue propose
Uniquement ceux que vous avez cochés dans Paramètres → Appareils. Par défaut, l'équipement d'un logement courant : évier, lavabo, baignoire, douche, WC à réservoir, lave-linge, lave-vaisselle — sept types, une seule couronne. Les 21 types du référentiel restent accessibles dans le panneau de propriétés.
- Ce réglage ne touche aucun calcul
- Décocher un type n'efface aucune quantité déjà saisie : elle reste sur le bloc, elle compte dans le cumul, elle apparaît simplement ailleurs que dans la roue.
- Le pied dit le total du BLOC
- Sous la couronne, un petit cartouche annonce le nombre d'appareils — y compris ceux que la roue ne montre pas, signalés « dont N hors menu ». Sans cela, un terminal à deux WC et un urinoir non coché annoncerait « 2 appareils » sous une case qui en affiche 3.
- Le survol lève le doute
- La pastille n'a la place que du libellé court ; l'infobulle porte le libellé complet, et c'est là que se départagent « Lavabo » et « Lavabo collectif (2 jets) ».
- Aucune case cochée
- Choix légitime : le double-clic sur un terminal n'ouvre alors rien. Au-delà de 24 appareils cochés, le menu s'ouvre en grille et non en roue ; l'onglet le dit en bas de sa liste.
Les trois sorties
- Entrée
- Applique toutes les quantités et ferme.
- Clic à l'extérieur
- Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : les valeurs sont déjà tapées, les perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition.
- Échap
- Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.
Ce qu'il faut savoir
- Toute la saisie ne coûte qu'un seul Ctrl+Z, et aucun cran n'est empilé si rien n'a changé : une tournée de vérification sur vingt terminaux ne remplit pas l'historique.
- La roue n'écrit que les champs qu'elle montre : les quantités portées par un appareil décoché restent intactes.
- Tant que la roue est ouverte, aucun clic n'atteint le reste de l'outil : un clic distrait ne peut pas déplacer un bloc pendant qu'une saisie est en cours.
- C'est la saisie qui décide de la famille du terminal : un seul appareil consommant de l'eau chaude, et le bloc devient EF + ECS — une seconde arrivée apparaît sur son symbole, et un second raccordement est attendu.
- La roue ne s'ouvre que sur un terminal. Ni le tronçon, ni le nœud, ni le départ n'ont d'appareils à eux : ils n'en portent que le cumul.
A3 — ALT + clic droit, pour raccorder l'objet sélectionné
Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.
Le geste
- Sélectionner l'objet à raccorder — celui qu'on va raccorder en direction de l'AEP ou de la production.
- Maintenir ALT : les blocs auxquels il peut être raccordé se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder…, en direction de l'AEP (EF) ou de la production (ECS). » pour un terminal — « … en direction de l'adduction en eau potable (AEP). » pour un bloc EF, « … en direction de la production. » pour un bloc ECS.
- Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les cumuls et les diamètres sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.
Le point propre à cet outil : un terminal a deux raccordements
Sur un terminal EF + ECS, deux liens sont à pourvoir — et il n'y a rien à choisir pour dire lequel : c'est le bloc cliqué qui le dit. Un bloc d'eau froide devient son raccordement EF, un bloc d'eau chaude son raccordement ECS. Les candidats éclairés sont donc des deux couleurs, et c'est normal.
Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.
Les autres chemins vers le même résultat
- Les flèches du clavier
- Sur un objet seul qui ne porte pas de direction — un terminal, un nœud, un départ — ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction de l'AEP ou de la production touche celui qu'on raccorde. Sur un tronçon, en revanche, les flèches règlent d'abord la direction (voir §5.1).
- Les select du panneau
- « Raccordement EF (objet en direction de l'AEP) » et, s'il y a lieu, « Raccordement ECS (objet en direction de la production) » pour un terminal ; « Objet en direction de l'AEP (EF) » ou « Objet en direction de la production (ECS) », selon sa famille, pour un tronçon ou un nœud. La liste nommée de tous les objets raccordables légitimes, avec « (aucun — racine) » en tête.
- ALT + clic droit sur le fond
- Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons
Une antenne de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.
Le geste
Deux façons, au choix :
- Touche maintenue — on appuie sur le fond de la carte et on tire. Chaque case franchie pose un tronçon contigu au précédent ; l'axe se verrouille sur l'horizontale ou la verticale selon le sens du glissé, et chaque tronçon reçoit la direction correspondante.
- Touche tapée — le mode reste armé, le curseur devient un réticule. Un clic au départ, un clic à l'arrivée, et la file se pose entre les deux. Échap, le clic droit, ou un second appui sur Q annulent.
Trois points à connaître
- L'aperçu ne ment pas
- Il montre ce qui sera posé, pas où va le curseur : il s'arrête là où la file s'arrêtera, c'est-à-dire devant le premier bloc existant. Tirer au-delà ne promet pas vingt cases pour en poser trois.
- Le sens de tracé
- Dans le sens de l'eau, du départ — AEP ou production ECS — vers les terminaux : le tronçon qu'on vient de poser alimente le suivant, et lui donne sa famille. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers — chaque tronçon alimenterait celui dont il vient, et les cumuls d'appareils, donc les débits, donc les diamètres, seraient faux sans qu'aucune alarme ne le dise.
- Le premier maillon
- Il cherche autour de lui l'objet auquel se raccorder, par la même règle que le dépôt depuis la palette, et en prend la famille : une file tracée depuis un départ ECS naît rouge, et non bleue à côté d'un départ rouge. Deux voisins possibles : on ne devine pas, la file naît racine.
Toute la file, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne s'arrête devant rien.
A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.
Sur un texte
La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.
Sur un trait
Direction (horizontale ou verticale), épaisseur en quatre pastilles — fin, normal, épais, très épais — et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres.
La case « Par défaut »
Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine. Ces défauts sont propres à cette page et à ce poste : ceux d'un autre synoptique ne s'y mélangent pas.
Ce qui distingue cette roue des autres
Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.
7. Le panneau de propriétés
C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas. Il affiche l'objet sélectionné, et son en-tête porte une pastille à la couleur de sa famille — bicolore pour un terminal EF + ECS.
Ce qui se règle, bloc par bloc
- Commun à tous les blocs
- Nom, texte sur le plan — Automatique, Toujours ou Jamais — et le bouton de suppression.
- Départ
- Famille du départ : EF — Adduction d'eau potable (AEP) ou ECS — Production ECS. Et son matériau.
- Tronçon
- Famille (héritée de son raccordement dès qu'il en a un, et le panneau le dit), objet en direction de l'AEP (EF) ou de la production (ECS), matériau et direction.
- Nœud
- Famille et objet en direction de l'AEP (EF) ou de la production (ECS), rien d'autre : son dessin est une conséquence de ce qui lui est raccordé, et il ne porte aucun diamètre.
- Terminal
- Raccordement EF (objet en direction de l'AEP) et, s'il consomme de l'eau chaude, Raccordement ECS (objet en direction de la production) ; l'apparence parmi quatre — robinet de puisage, lavabo, douche, WC ; et la liste des 21 types d'appareils, avec un champ de quantité par type et la mention EF ou EF+ECS en regard de chacun. La famille, elle, ne s'y règle pas : elle se lit dans les résultats.
Ce que le panneau affiche en résultat
- Pour tous les blocs
- Famille et appareils cumulés, avec le détail « dont ECS » quand il y a lieu.
- Pour un tronçon ou un départ, en plus
- Le Ø intérieur mini en mm, les quatre DN (cuivre, PVC pression, PEHD PN 16, multicouche), le DN retenu avec le matériau qui l'a donné — et la mention du repli s'il y en a eu un —, le débit probable en L/s et en m³/h, et le coefficient de foisonnement.
Le débit est donné dans les deux unités, et ce n'est pas une redondance : le plan écrit des m³/h, tandis que le référentiel, ce panneau et la note CSV parlent en L/s. Les afficher tous les deux est le seul moyen que le lecteur ne croie pas à une contradiction entre la case qu'il regarde et le panneau qu'il ouvre.
La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'une antenne et régler une seule fois vaut mieux que cinq allers-retours. Le réglage « Texte sur le plan » en profite particulièrement — il commande aussi l'export, ce qui n'est pas écrit à l'écran ne partant pas dans le DXF.
8. Diagnostic et messages d'alarme
Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit pour le raccorder. Sans alarme, le panneau affiche « Aucune alarme ✔ ».
Sur un terminal
- Aucun appareil renseigné
- Le terminal ne contribue à aucun cumul tant qu'une quantité n'y est pas saisie.
- Raccordement EF manquant
- Des appareils sont saisis, mais rien n'amène l'eau froide — que tous les appareils consomment.
- Raccordement EF invalide (bloc introuvable ou terminal)
- Le lien désigne un bloc qui n'existe plus, ou un terminal — qui est une feuille.
- Raccordement ECS manquant (terminal EF et ECS)
- Au moins un appareil consomme de l'eau chaude, et le second lien n'est pas posé.
- Raccordement ECS invalide
- Même cas que ci-dessus, côté eau chaude.
- Raccordement ECS inutile (aucun appareil ECS) — ignoré
- Un lien ECS subsiste sur un terminal devenu EF seule : il n'est pas pris en compte, et l'outil le dit plutôt que de le taire.
Sur un départ, un tronçon ou un nœud
- Un départ ne se raccorde à aucun objet : il est l'AEP ou la production
- Un départ est une racine par nature.
- Objet en direction de l'AEP ou de la production invalide (terminal ou introuvable)
- Le lien pointe vers un terminal, ou vers un bloc supprimé.
- Réseau sans départ (racine = …)
- Des appareils transitent par une chaîne dont la racine n'est pas un départ. Le calcul se poursuit ; le message dit quel type de bloc tient lieu de racine.
- Aucun appareil ne transite par ce bloc
- Rien ne lui remonte : il ne peut pas être dimensionné.
- Aucun appareil ECS ne transite par ce bloc ECS
- Un réseau d'eau chaude qui ne dessert que des appareils d'eau froide : quelque chose est à revoir en direction de la production ou dans les saisies.
- Famille … ≠ famille de l'objet en direction de l'AEP / de la production (…) — connexion interdite
- Deux familles se rejoignent. L'alarme se pose exactement au point de jonction, et non sur toute la chaîne en direction de l'AEP ou de la production.
- Raccordement … du terminal … sur un bloc … — familles incompatibles
- L'autre face du message précédent : le lien EF d'un terminal a été posé sur un bloc ECS, ou l'inverse. Le terminal n'est pas compté dans ce cumul.
- Hors dimension en … (Ø int mini … mm) → … retenu
- Le matériau choisi ne monte pas assez haut : le bloc est passé de lui-même au suivant, et le plan écrit ce matériau à côté du diamètre. C'est une information, pas une erreur.
- Hors dimension pour tous les matériaux (Ø int mini … mm)
- Aucun des quatre matériaux ne couvre ce diamètre : il faut partager le réseau, ou le revoir.
- Service de dimensionnement injoignable — diamètre indisponible
- Le service de dimensionnement n'a pas répondu ; le reste du plan continue de fonctionner.
Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger. Un diamètre affiché « … » signifie simplement que la réponse du service n'est pas encore arrivée.
9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
- Enregistrer / Ouvrir
- Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
- Note CSV
- Une ligne par bloc — les annotations en sont exclues, elles n'ont pas de résultat : identifiant, type, famille, nom, appareils cumulés, dont ECS, Ø intérieur mini, matériau retenu (avec la mention du repli s'il y a lieu), DN retenu, les quatre DN par matériau, débit probable en L/s et en m³/h, et le coefficient de foisonnement. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
- Légende
- Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
- Export DXF
- Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export. Le compte rendu du dernier export s'affiche à droite de la barre d'outils.
- Paramètres → Projet
- Nom du projet, vitesse d'écoulement en m/s, et un matériau posé sur tous les tronçons et départs du projet d'un seul geste — chacun se reprenant ensuite individuellement dans son panneau, un réseau n'étant pas forcément d'un seul matériau. L'outil précise sous le champ que la vitesse ne sert que lorsque le coefficient total atteint 15 ; en deçà, c'est le barème du référentiel qui s'applique.
- Paramètres → Affichage
- Zoom par défaut, grille d'aide, confirmation avant suppression, cote non répétée le long d'une suite de tronçons, et liste des appareils de chaque terminal sur le plan.
- Paramètres → Appareils
- Les types d'appareils que propose la roue de quantités (voir A2). Ce réglage ne limite que le menu, jamais le calcul.
- Paramètres → Annotations
- Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
- Paramètres → Export DXF
- Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
- Thème
- Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.
Deux réglages d'affichage qui sont aussi des réglages de fichier
- Cote non répétée
- Sur une suite de tronçons alignés, sans piquage ni nœud, le diamètre n'est écrit que sur le premier — les mêmes appareils y transitent, c'est le même diamètre. Un nœud, un piquage, un changement de DN ou de matériau relancent la cote. Sur un bloc donné, « Texte sur le plan » a le dernier mot.
- Liste des appareils
- Décochée par défaut. Cochée, chaque terminal porte le détail de ses appareils (« 2 × Lavabo », une ligne par type, dans l'ordre du référentiel) à côté de son libellé — pour relire les saisies d'un coup d'œil, et livrer au client un synoptique qui porte son propre relevé. La place de ces listes est réservée dans les deux cas : cocher ou décocher ne déplace aucune autre étiquette, et les deux versions du plan sont superposables.
9.1 Ajouter un projet au projet ouvert
Deux études montées séparément — deux logements types, deux bâtiments, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :
- le synoptique du fichier est posé d'un seul bloc (ses raccordements, ses formes et ses étiquettes sont intacts) sur la zone libre la plus proche du plan ouvert, à 2 cases au moins de tout objet — textes, traits et cartouches compris. À distance égale, l'outil préfère la droite, puis le dessous ;
- le placement est automatique : sur un très grand plan, on ne pourrait pas dézoomer assez pour le poser à la main ;
- les objets ajoutés reçoivent de nouveaux identifiants (même lettre, numéro suivant) ; leurs liens sont conservés, les deux pour un terminal mixte : il reste branché sur l'EF et sur l'ECS copiés avec lui, jamais sur ceux du plan ouvert ;
- les familles EF et ECS sont fixées par l'outil : il n'y a rien à réconcilier, et le matériau de chaque bloc ajouté est conservé ;
- la vue se recentre sur l'ajout, qui reste sélectionné : on peut le déplacer aussitôt ; Ctrl+Z annule l'ajout en une fois ;
- les réglages (nom du projet, vitesse, export DXF…) restent ceux du projet ouvert, et la légende éventuelle du fichier est ignorée.
9.2 La légende
Le bouton Légende pose à côté du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : les départs EF et ECS, une ligne par réseau, le nœud, et chaque apparence de terminal selon son alimentation, puis les traits. La famille est toujours écrite dans le texte : la couleur ne porte jamais l'information toute seule.
- Un terminal est légendé par son apparence et son alimentation : EF seule (une arrivée) ou EF + ECS (deux arrivées). C'est ce que le dessin montre, et cela découle des appareils saisis.
- Le matériau (cuivre, ou PVC pression de repli) n'est pas légendé : c'est un texte du plan, écrit à côté du DN, pas un symbole.
- La légende est un objet de fond de plan : elle n'entre dans aucun calcul, n'apparaît ni au diagnostic ni dans la note CSV, et se sélectionne en espace « Fond de plan » (S).
- Au panneau de propriétés : titre du tableau, hauteur du texte, et pour chaque ligne une case (décochée = ligne masquée) et le texte, modifiable librement.
- C'est un instantané : après un ajout de projet ou de nouveaux objets, un nouveau clic sur Légende (ou « Mettre à jour d'après le plan ») la met à jour sur place, en gardant vos textes et vos lignes masquées. On peut aussi la supprimer et la générer à nouveau.
- Mémoriser ces textes les propose aux prochaines légendes générées sur ce poste ; Textes d'origine revient à ceux de l'outil.
- À l'export DXF, le tableau sort en traits simples et en un texte multiligne (MTEXT) par cellule, sur le calque
EFECS_LEGENDE: il se déplace, se gèle ou se retouche d'un bloc dans AutoCAD. - Chaque ligne est écrite à la couleur de son symbole (bleu EF, rouge ECS), à l'écran comme dans le DXF ; les lignes neutres — nœud, traits de repère — ainsi que le titre, les en-têtes et le cadre restent à l'encre du plan. La couleur ne fait que doubler le texte : la ligne se lit sans elle.
10. Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne calcule pas la perte de charge du réseau et ne sélectionne ni surpresseur ni réducteur : le diamètre vient du débit probable, sans longueurs ni singularités. Pour un organe donné, voir Perte de charge de robinetterie.
- Il ne traite pas le bouclage de l'ECS — débit de bouclage, chute de température, équilibrage — qui est un réseau aller / retour d'une autre nature : c'est l'affaire du synoptique de bouclage ECS.
- Il ne dimensionne pas la production d'eau chaude — puissance, volume de stockage : voir Dimensionnement d'une production ECS.
- Il ne calcule aucune déperdition ni chute de température dans les canalisations : voir Perte de température d'un réseau.
- Il ne traite ni les évacuations — synoptique EU / EV — ni les eaux pluviales — synoptique EP.
- Il ne traite pas les réseaux d'incendie, qui relèvent d'un autre référentiel : voir Colonnes sèches et en charge.
- Pour un diamètre ponctuel, sans dessiner de réseau, l'outil Diamètre EF / ECS répond directement.
- Il ne dessine pas à l'échelle : c'est un synoptique, non un plan ; les longueurs de tuyau n'y sont pas une donnée.
- Il ne fusionne pas deux synoptiques de natures différentes, et la légende ne se met pas à jour toute seule : c'est un instantané que l'on régénère.
- Il ne raccorde pas le synoptique ajouté à celui qui est ouvert : les réseaux restent distincts tant que vous n'avez pas raccordé les blocs de tête en direction de l'AEP ou de la production.
Référence documentaire : NF DTU 60.11.