Synoptique EF / ECS PRO

Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace

Outil
Synoptique EF / ECS — Bâti'Tools (compte PRO)
Ce que fait l'outil
Dessiner un réseau d'eau sanitaire bloc par bloc — départs, tronçons, nœuds, terminaux — saisir les appareils de chaque point de puisage, cumuler ces appareils jusqu'au départ, et donner à chaque tronçon son débit probable et son diamètre dans quatre matériaux ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
Familles de réseau
Deux, fixes : EF (eau froide, bleu) et ECS (eau chaude sanitaire, rouge). Rien à créer, rien à nommer
Donnée d'entrée
Les quantités d'appareils d'un terminal, et elles seules : tout le reste est calculé ou dessiné
Référentiel
Règles de l'art de la plomberie sanitaire — débits de base par appareil et foisonnement

Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur cinq aperçus commentés.

La même mécanique équipe les autres synoptiques du site : les gestes décrits ici se retrouvent à l'identique sur le synoptique hydraulique et le synoptique aéraulique, aux objets près. Deux différences sont propres à cette page, et elles sont l'essentiel de ce qui suit : un terminal y porte des quantités d'appareils et non une valeur unique, et un tronçon n'y a pas de coude.

Sommaire

  1. 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
  2. 1. L'écran
  3. 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
  4. 3. La souris en espace « Objet »
  5. 4. La souris en espace « Fond de plan »
  6. 5. Le clavier
    1. 5.1 Les raccourcis
    2. 5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
    3. 5.3 Pourquoi Q, S et X
  7. 6. Cinq gestes en situation
    1. A1 — La roue des trois formes, au double-clic sur un tronçon
    2. A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un terminal
    3. A3 — ALT + clic droit, pour raccorder l'objet sélectionné
    4. A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons
    5. A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
  8. 7. Le panneau de propriétés
  9. 8. Diagnostic et messages d'alarme
  10. 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
    1. 9.1 Ajouter un projet au projet ouvert
    2. 9.2 La légende
  11. 10. Ce que l'outil ne fait pas

0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule

Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé à son objet en direction de l'adduction en eau potable (AEP) ou de la production — le bloc qui l'alimente. Chaque bloc pointe vers ce qui lui amène l'eau, les terminaux sont les feuilles, et la racine est le départ.

Famille
EF ou ECS, et rien d'autre : ce ne sont pas des régimes que l'on crée, ce sont les deux réseaux d'un bâtiment. Dès qu'il est raccordé, un bloc prend la famille de son objet en direction de l'AEP ou de la production ; seul un bloc encore orphelin la choisit lui-même.
Départ
La racine d'un réseau, et c'est un type à part entière avec son propre symbole — Départ EF / AEP pour l'eau froide, Départ ECS / Production pour l'eau chaude. Un départ ne se raccorde à rien : il est lui-même l'AEP ou la production. Son étiquette porte le nombre d'appareils du réseau et son débit.
Tronçon
La canalisation dimensionnée. Elle porte une direction — horizontale ou verticale, et c'est tout — et un matériau. Débit et diamètres y sont calculés.
Nœud
Le partage. Il n'a aucune forme à régler : son dessin se déduit tout seul des blocs contigus qui lui sont raccordés — un té, une croix ou un virage apparaissent sans qu'on ait rien à choisir. Il ne porte ni direction ni matériau, puisqu'il ne porte aucun diamètre : son cumul est celui du tronçon qui l'alimente.
Terminal
Le point de puisage, et le seul bloc où l'on saisit quelque chose : une quantité par type d'appareil, parmi les 21 types du référentiel. Il a aussi une apparence au choix parmi quatre — robinet de puisage, lavabo, douche, WC — purement graphique.
Texte et trait
Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.

Le point qui distingue cet outil de tous les autres synoptiques

La famille d'un terminal ne se choisit pas : elle se déduit des appareils saisis. Un terminal qui ne reçoit que des WC à réservoir, des urinoirs ou des postes d'eau est EF seule ; dès qu'un seul appareil consommant de l'eau chaude y est saisi — un lavabo, une douche, un évier — il devient EF et ECS. Et un terminal EF et ECS possède alors deux raccordements : un vers le réseau EF, un vers le réseau ECS. Les deux cheminements peuvent diverger — c'est le cas réel d'une colonne d'eau froide qui monte d'un côté et d'une colonne d'eau chaude qui monte de l'autre.

Cela se voit sur le plan sans rien lire : le symbole d'un terminal reçoit une arrivée s'il est EF seul, deux — la froide sur l'axe, la chaude juste au-dessus — s'il consomme aussi de l'ECS. Ce nombre ne se règle pas : il découle des appareils. Laisser le régler à la main, ce serait autoriser un plan où un WC reçoit de l'eau chaude.

Ce que l'outil fait de ces quantités

À chaque modification, l'outil remonte les quantités d'appareils des terminaux jusqu'aux départs, en filtrant par famille — les appareils d'un terminal n'arrivent sur un bloc ECS que par son raccordement ECS —, puis demande aux tables d'expertise du site, pour le cumul de chaque tronçon, le débit probable, le coefficient de foisonnement, le diamètre intérieur minimal et le DN dans les quatre matériaux (cuivre, PVC pression, PEHD PN 16, multicouche). Le résultat s'écrit sur la case, dans le panneau de propriétés et dans la note CSV.

Le matériau est porté par le bloc, et il n'est pas décoratif : il choisit lequel des quatre DN se lit sur le plan. Un tronçon neuf naît en cuivre ; quand le cuivre est hors dimension, le bloc passe de lui-même au PVC pression (puis PEHD, puis multicouche), le plan écrit alors le matériau à côté du diamètre, et le panneau signale le repli en orange. Votre choix n'est pas réécrit — c'est le résultat qui porte le matériau retenu.

⚠Les deux familles sont étanches : un bloc ECS ne peut pas être raccordé à un bloc EF, et le raccordement ECS d'un terminal ne peut pas pointer vers un bloc d'eau froide. Une incompatibilité est signalée en rouge et le sous-réseau n'est pas dimensionné. C'est voulu — un même tuyau ne transporte pas les deux.

1. L'écran

Barre d'outils (en haut)
Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / +, Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre. À droite, le compte rendu du dernier export DXF et le badge des auto-tests.
Panneau de gauche
La légende des familles — EF, ECS, et le terminal EF + ECS à pastille bicolore —, la palette de blocs en symboles, la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier.
Le plan (au centre)
La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si.
Panneau de droite
Propriétés de la sélection, Diagnostic (la liste des alarmes) et Synthèse (une ligne par réseau : sa famille, son départ, son nombre d'appareils, le DN et le débit de sa racine).
Les trois languettes
◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).

La palette montre les quatre blocs par leur symbole : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan. Le survol en donne le nom. Les vignettes sont toujours bleues, à la couleur de l'EF : un bloc neuf naît en famille EF, c'est donc bien la couleur qu'il aura — et il se recolore aussitôt s'il est posé sous un départ ECS.

2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan

C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.

Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — repérer une colonne, souligner une antenne, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.

On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille.

La touche S bascule entre les deux espaces d'éditionLe plan reste dessiné, calculé et exporté EN ENTIER dans les deux cas : seul change ce qui reçoit le clic.Espace « Objet »départs, tronçons, nœuds, terminaux — fond normaltraitLe clic prend le TRONÇON, même là où le trait le croise.Espace « Fond de plan »traits et textes — le fond de la carte est teintétraitLe clic prend le TRAIT, et le réseau ne répond plus.Sbascule · le fond de la carte change de teinte · la sélection en cours est relâchée au passage · la palette n'ajoute que les objets de l'espace actif.
Le même clic, au même endroit, dans les deux espaces. Aperçu en thème clair.

L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.

Hors de son espace, un bouton de la palette n'est pas masqué mais désactivé : il reste visible, son infobulle dit pourquoi il ne répond pas, et elle nomme la touche qui le réveille.

✓L'espace ne s'enregistre pas dans le projet : chaque ouverture démarre en « Objet », qui est le travail principal. La sélection en cours est relâchée au moment de la bascule.

3. La souris en espace « Objet »

Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit ne sert plus qu'au raccordement, avec ALT.

Ajouter un bloc

Clic sur un symbole de la palette
L'objet se pose à côté de la sélection et en devient l'aval. Depuis un terminal, le nouveau tronçon se branche sur son raccordement libre — EF d'abord, ECS ensuite.
Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un, et prend sa famille : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors racine — le panneau tranche. Relâché hors du plan, rien n'est ajouté et l'outil le dit.

Un terminal déposé se raccorde des deux côtés à la fois si ses voisins s'y prêtent : un voisin EF devient son raccordement EF, un voisin ECS son raccordement ECS.

Sélectionner

Clic gauche sur un objet
Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
Maj + clic
Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
Clic gauche maintenu sur le fond
Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
Clic gauche sur le fond, sans bouger
Relâche la sélection.
Clic sur un objet superposé à d'autres
Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Le survol d'une pastille désigne l'objet correspondant sur le plan.

Déplacer, dupliquer, supprimer

Glissé depuis un objet
Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
Glissé depuis un membre d'un lot
Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
Ctrl + glissé
Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux — les deux raccordements d'un terminal EF + ECS compris.
Suppr
Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction de l'AEP ou de la production. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression.

Donner sa forme, ses appareils, son raccordement

Double-clic sur un tronçon ou un nœud
Ouvre la roue des trois formes autour du curseur — voir A1.
Double-clic sur un terminal
Ouvre la roue des quantités d'appareils autour du curseur — voir A2.
ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
L'objet sélectionné se raccorde à ce bloc, en direction de l'AEP ou de la production — voir A3.
ALT + clic droit sur le fond
Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine.

Les deux roues ne peuvent jamais se disputer un double-clic : aucun bloc ne relève des deux — un tronçon et un nœud n'ont pas d'appareils, un terminal n'a pas de forme à choisir. Sur un départ, le double-clic n'ouvre rien.

Le clic droit seul ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement. Le double-clic droit, lui, n'a pas d'emploi sur cette page — et cela mérite d'être écrit plutôt que tu : sur d'autres synoptiques il ouvre une roue d'apparence, et le terminal d'ici a bien quatre apparences. Elles se règlent au panneau de propriétés, et là seulement.

Se déplacer dans le plan

Molette enfoncée et glisser
Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
Molette seule
Fait défiler le plan, comme une page.
Ctrl + molette
Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe.

4. La souris en espace « Fond de plan »

Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :

Double-clic sur un texte ou un trait
Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A5.
Un texte se pose au demi-pas
Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille, au centième de case, pour se caler entre deux tuyaux. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste — c'est ainsi qu'on remet d'aplomb un texte posé de travers. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
Les flèches du clavier
Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour et se lit de bas en haut.

Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni raccordement, ni résultat, ni alarme.

Les étiquettes du plan — le nom d'un bloc, son diamètre, la liste des appareils d'un terminal — ne sont pas des annotations et vivent dans l'espace « Objet ». Elles se placent automatiquement autour des cases ; pour en déplacer une à la main, molette maintenue au-dessus, et un clic milieu sans glisser la rend à l'automatisme.

5. Le clavier

Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide affichée dans le panneau de gauche : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.

5.1 Les raccourcis

Ctrl+Z
Annuler. L'historique remonte 50 actions.
Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
Rétablir.
Suppr
Supprimer la sélection.
Ctrl+A
Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
Échap
Relâcher la sélection. Annule aussi un mode de tracé armé.
← → ↑ ↓
Deux emplois, selon l'objet, et c'est le premier qui l'emporte là où il s'applique. Sur un tronçon, un trait ou un texte, elles règlent la direction : ← → l'horizontale, ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Sur un départ, un nœud ou un terminal seul — qui ne portent pas de direction — elles le raccordent au bloc contigu de ce côté, qui devient son objet en direction de l'AEP ou de la production : « je me raccorde à ma gauche ».
Espace
Change le ou les tronçons sélectionnés en nœuds. Sur un plan monté à la file, tout arrive en tronçon droit et la correction la plus fréquente est « celui-ci est en fait une jonction » : elle coûte un appui, la main déjà sur le clavier. Le tronçon converti perd sa direction et son matériau, qui n'ont plus de sens sur un nœud. Une sélection entière se convertit en un seul Ctrl+Z. La touche ne fait rien sur autre chose qu'un tronçon — ailleurs, elle continue de faire défiler la page.
S
Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
⚠Les raccourcis sont ignorés pendant une saisie : dans un champ de texte, Ctrl+Z annule la frappe et non le dernier bloc posé, et Suppr efface un caractère.

5.2 Les modes de tracé (touches tenues)

Deux touches, deux canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.

Q
Pose une file de tronçons. Espace « Objet ».
X
Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».

Ces deux lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — voir 5.3.

Les deux touches acceptent indifféremment les deux gestes :

La file de réseau s'arrête d'elle-même devant un bloc existant — poser un tronçon sur un bloc casserait la chaîne des raccordements sans le dire. La file de traits, elle, ne s'arrête devant rien : souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande.

5.3 Pourquoi Q, S et X

Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.

Q, S et X : trois touches sous une main gauche qui ne bouge pasClavier AZERTY. En bleu, les trois touches de l'outil : elles tiennent sous des doigts déjà posés, et bordent Ctrl, Alt et Maj.AZERTYUIQSDFGHJKMajWXCVBNCtrlAltEspaceQtracer une file de réseauSbasculer objet / fond de planXtracer une file de traitsMaj, Ctrl et Alt sont déjà tenues par cette main :Ctrl + clic pour déposer, ALT + clic droit pourraccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection.1Les trois touches se touchent : la main gauche reste posée sur la rangée de repos, et l'œil ne quitte pas le plan.2Elles sont voisines des modificateurs — Ctrl, Alt, Maj —, que la même main tient déjà pour le dépôt, le raccordement et la sélection.3Le choix est positionnel, non mnémotechnique : ces lettres ne sont pas des initiales, c'est leur PLACE qui est choisie.Les touches restent des ACTIONS NOMMÉES dans la table des raccourcis : l'aide du panneau est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main.
Sur un clavier AZERTY, Q, S et X tiennent sous une main gauche qui reste posée, et bordent Ctrl, Alt et Maj.

Ce que la position fait gagner

Et si ces trois lettres ne vous vont pas

Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide affichée dans le panneau de gauche est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.

⚠Le choix vaut pour un clavier AZERTY, celui des postes sur lesquels l'outil est utilisé. Sur un QWERTY, ces trois lettres ne sont plus voisines : une raison de plus pour l'éditeur de raccourcis.

6. Cinq gestes en situation

Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : la roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran, et les terminaux y ont bien une ou deux arrivées selon leurs appareils. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.

A1 — La roue des trois formes, au double-clic sur un tronçon

Choisir un dessin, pas un mot : on sait quelle forme on veut, pas comment l'outil l'a nommée.

Double-clic gauche sur un tronçon — la roue des trois formesEspace « Objet » · réseau EF · zoom 100 %Départ EF / AEP18 appareil(s)4,25 m³/hØ 16/18Lavabos R+16 appareil(s)Nœud — les embranchements se dessinent tout seuls1Le tronçon double-cliqué garde son liseré de sélection : le centre de la roue reste vide, on le voit changer.2Trois pastilles seulement, et la roue est volontairement clairsemée : pas de coude sur cette page.3Un virage est un NŒUD — son dessin se déduit de ce qui lui est raccordé, il n'y a aucune forme à choisir.Un clic applique la forme et ferme la roue · Échap ferme sans rien changer · Ctrl+Z annule · les flèches du clavier déplacent le choix de pastille, Entrée valide.
Double-clic gauche sur un tronçon : les trois formes s'ouvrent en roue autour du curseur.

Le geste

Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.

Les trois formes — et pourquoi trois, et non sept

Il n'y a pas de coude sur cette page. Sur les synoptiques aéraulique et hydraulique, un tronçon peut prendre l'un de quatre coudes à 90°, et la roue en porte sept pastilles. Ici, un virage est un nœud : son dessin se déduit de ce qui lui est raccordé — d'un côté l'objet en direction de l'AEP ou de la production, de l'autre l'aval — et il forme le virage tout seul, sous vos yeux, au moment où le second raccordement se pose. Rien à choisir, rien à corriger si le réseau change de sens plus tard.

Le nœud n'est d'ailleurs pas une valeur de « direction » mais un type de bloc. Il est sur cette roue parce que, du point de vue de celui qui dessine, c'est bien la troisième forme que peut prendre la case sur laquelle il travaille — et le lui refuser l'obligerait à supprimer puis recréer, donc à perdre ses raccordements, côté départ comme côté aval. Le changement de type reporte tous les liens, les deux raccordements d'un terminal compris.

Ce que la roue montre

Forme courante
Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
Survol d'une pastille
Une infobulle en donne le nom ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
La pastille du nœud
Elle montre la croix, et non le nœud tel qu'il sera sur le plan : hors du plan il n'y a pas de topologie, et la croix est le seul dessin qui ne mente sur rien — elle montre ce qu'un nœud sait faire. Le dessin réel se formera au raccordement.
Au clavier
Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
Un clic dans le vide
Ferme la roue. Rien n'est appliqué.
✓Comme il n'y a que deux directions, les flèches du clavier suffisent sur un tronçon : ← → l'horizontale, ↑ ↓ la verticale, et sur toute une sélection à la fois. La roue reste le chemin le plus court quand la main est sur la souris — et le seul qui donne aussi le nœud. Le select « Direction » du panneau de droite fait la même chose, un bloc à la fois.

A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un terminal

C'est le geste central de l'outil : monter un plan, c'est renseigner les appareils de quarante points de puisage, et le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un terminal — la roue des quantités d'appareilsEspace « Objet » · les sept appareils par défaut · Paramètres ▸ Appareils en choisit d'autresÉvier1Lavabo2Baignoire1Douche0WC réserv.1Lave-linge1Lave-vaiss.08 appareils (dont 2 hors menu)Terminal « Logement T3 — R+2 », EF + ECS : deux arrivées, donc deux raccordements — l'infobulle de la roue en rappelle le nom.1Une pastille par type d'appareil — pas une valeur unique : c'est ce qui distingue ce terminal de celui des autres synoptiques.2Le libellé court est au-dessus du champ : la pastille fait 76 px. Le survol donne le libellé complet — « Lavabo » ou « Lavabo collectif (2 jets) ».3Bordure d'accent = quantité saisie · le premier champ a le focus, sa valeur déjà sélectionnée · Tab enchaîne dans le sens horaire et boucle.4Le pied compte TOUT le bloc — les deux appareils saisis sur un type non coché y sont : le total ne peut pas contredire la case.Entrée applique et ferme · un clic à l'extérieur applique aussi · Échap ferme sans rien appliquer · aucun cran d'annulation si rien n'a changé.
Double-clic gauche sur un terminal : une pastille par type d'appareil, le premier champ déjà sélectionné.

Le geste

Double-clic gauche sur un terminal. Une roue s'ouvre centrée sur le curseur, avec un champ par type d'appareil : le libellé court au-dessus, la quantité en dessous. Le premier champ a déjà le focus et sa valeur est sélectionnée ; Tab enchaîne les pastilles dans le sens horaire et boucle sur la dernière.

C'est ce qui distingue ce terminal de celui de tous les autres synoptiques : il ne porte pas une valeur — une puissance, un débit — mais une quantité par appareil. D'où une roue de champs, et non une boîte.

Quels appareils la roue propose

Uniquement ceux que vous avez cochés dans Paramètres → Appareils. Par défaut, l'équipement d'un logement courant : évier, lavabo, baignoire, douche, WC à réservoir, lave-linge, lave-vaisselle — sept types, une seule couronne. Les 21 types du référentiel restent accessibles dans le panneau de propriétés.

Ce réglage ne touche aucun calcul
Décocher un type n'efface aucune quantité déjà saisie : elle reste sur le bloc, elle compte dans le cumul, elle apparaît simplement ailleurs que dans la roue.
Le pied dit le total du BLOC
Sous la couronne, un petit cartouche annonce le nombre d'appareils — y compris ceux que la roue ne montre pas, signalés « dont N hors menu ». Sans cela, un terminal à deux WC et un urinoir non coché annoncerait « 2 appareils » sous une case qui en affiche 3.
Le survol lève le doute
La pastille n'a la place que du libellé court ; l'infobulle porte le libellé complet, et c'est là que se départagent « Lavabo » et « Lavabo collectif (2 jets) ».
Aucune case cochée
Choix légitime : le double-clic sur un terminal n'ouvre alors rien. Au-delà de 24 appareils cochés, le menu s'ouvre en grille et non en roue ; l'onglet le dit en bas de sa liste.

Les trois sorties

Entrée
Applique toutes les quantités et ferme.
Clic à l'extérieur
Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : les valeurs sont déjà tapées, les perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition.
Échap
Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.

Ce qu'il faut savoir

A3 — ALT + clic droit, pour raccorder l'objet sélectionné

Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.

ALT maintenue puis clic droit — raccorder l'objet sélectionnéEspace « Objet » · les blocs raccordables clignotent, les autres s'éteignentDépart EF / AEPØ 26/28Ø 20/22Départ ECS / ProductionØ 16/18s4 — Douches vestiaire4 appareil(s)3 appareil(s)ALTmaintenueClic droit sur l'objet auquel raccorder s4, en direction de l'AEP ou de la production.1Cerclés d'accent et clignotants :les objets raccordables des DEUXfamilles — ce terminal a deuxraccordements à pourvoir.2Le bloc cliqué dit LEQUEL :un bloc EF raccorde côté AEP,un bloc ECS côté production.Rien à choisir dans une liste.3Éteint : un terminal est unefeuille, rien ne se raccordederrière lui.4Liseré tireté : l'objetsélectionné, celui qui vaêtre raccordé.ALT + clic droit sur le FOND de la carte : le lien est coupé, l'objet redevient une racine — un réseau sans départ.
Un terminal EF + ECS sélectionné, ALT maintenue : les objets raccordables des deux familles se cerclent d'accent et clignotent.

Le geste

  1. Sélectionner l'objet à raccorder — celui qu'on va raccorder en direction de l'AEP ou de la production.
  2. Maintenir ALT : les blocs auxquels il peut être raccordé se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder…, en direction de l'AEP (EF) ou de la production (ECS). » pour un terminal — « … en direction de l'adduction en eau potable (AEP). » pour un bloc EF, « … en direction de la production. » pour un bloc ECS.
  3. Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les cumuls et les diamètres sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.

Le point propre à cet outil : un terminal a deux raccordements

Sur un terminal EF + ECS, deux liens sont à pourvoir — et il n'y a rien à choisir pour dire lequel : c'est le bloc cliqué qui le dit. Un bloc d'eau froide devient son raccordement EF, un bloc d'eau chaude son raccordement ECS. Les candidats éclairés sont donc des deux couleurs, et c'est normal.

Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.

Les autres chemins vers le même résultat

Les flèches du clavier
Sur un objet seul qui ne porte pas de direction — un terminal, un nœud, un départ — ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction de l'AEP ou de la production touche celui qu'on raccorde. Sur un tronçon, en revanche, les flèches règlent d'abord la direction (voir §5.1).
Les select du panneau
« Raccordement EF (objet en direction de l'AEP) » et, s'il y a lieu, « Raccordement ECS (objet en direction de la production) » pour un terminal ; « Objet en direction de l'AEP (EF) » ou « Objet en direction de la production (ECS) », selon sa famille, pour un tronçon ou un nœud. La liste nommée de tous les objets raccordables légitimes, avec « (aucun — racine) » en tête.
ALT + clic droit sur le fond
Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
⚠Rien ne s'allume si aucun objet n'est sélectionné, ou s'il y en a plusieurs : le bandeau le dit alors en toutes lettres. Un terminal n'est jamais un objet raccordable : c'est une feuille, rien ne se raccorde derrière lui. Un départ ne se raccorde à rien : il est lui-même l'AEP ou la production. Et un bloc ne peut pas être raccordé à sa propre descendance — la liste des objets raccordables l'écarte d'office, sans quoi le réseau se refermerait sur lui-même.

A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons

Une antenne de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.

Touche Q — tracer une file de tronçons d'un seul gesteTouche maintenue puis glissé, ou touche tapée puis clic de départ et clic d'arrivéeDépart EF / AEPle curseur devient un réticuleQmaintenue, on tire vers la droite — l'aperçu suitTracer un réseau (tronçons) — cliquez le départ, puis l'arrivée. Échap annule.1L'aperçu montre ce qui SERA posé : il s'arrête de lui-même devant un bloc existant.2On trace dans le sens de l'eau, du départ vers les terminaux : le tronçon posé alimente le suivant, et lui donne sa famille.3Toute la file ne coûte qu'un seul Ctrl+Z · le premier tronçon se raccorde au bloc contigu s'il n'y en a qu'un.
Q maintenue, on appuie sur le fond et on tire : l'aperçu montre d'avance la file qui sera posée.

Le geste

Deux façons, au choix :

Trois points à connaître

L'aperçu ne ment pas
Il montre ce qui sera posé, pas où va le curseur : il s'arrête là où la file s'arrêtera, c'est-à-dire devant le premier bloc existant. Tirer au-delà ne promet pas vingt cases pour en poser trois.
Le sens de tracé
Dans le sens de l'eau, du départ — AEP ou production ECS — vers les terminaux : le tronçon qu'on vient de poser alimente le suivant, et lui donne sa famille. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers — chaque tronçon alimenterait celui dont il vient, et les cumuls d'appareils, donc les débits, donc les diamètres, seraient faux sans qu'aucune alarme ne le dise.
Le premier maillon
Il cherche autour de lui l'objet auquel se raccorder, par la même règle que le dépôt depuis la palette, et en prend la famille : une file tracée depuis un départ ECS naît rouge, et non bleue à côté d'un départ rouge. Deux voisins possibles : on ne devine pas, la file naît racine.

Toute la file, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne s'arrête devant rien.

A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte

Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un texte — la roue d'annotationEspace « Fond de plan » · la roue RESTE OUVERTE pendant qu'on règleColonne EF R+3AaTexte…AaGrasAaItaliqueAaSoulignéAaEncadré+100−AaHorizontalAaVerticalPardéfautChaque pastille s'applique TOUT DE SUITE et la roue ne se referme pas : l'objet change au centre, qui reste vide pour cela.La pastille à jauge règle la hauteur du texte — « − », « + », ou la molette au-dessus de la jauge.Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferme · chaque réglage s'annule par Ctrl+Z · « Par défaut » règle les prochains ajouts.
Double-clic gauche sur un texte, en espace « Fond de plan » : la roue s'ouvre et reste ouverte pendant qu'on règle.

Sur un texte

La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.

Sur un trait

Direction (horizontale ou verticale), épaisseur en quatre pastilles — fin, normal, épais, très épais — et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres.

La case « Par défaut »

Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine. Ces défauts sont propres à cette page et à ce poste : ceux d'un autre synoptique ne s'y mélangent pas.

Ce qui distingue cette roue des autres

Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.

7. Le panneau de propriétés

C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas. Il affiche l'objet sélectionné, et son en-tête porte une pastille à la couleur de sa famille — bicolore pour un terminal EF + ECS.

Ce qui se règle, bloc par bloc

Commun à tous les blocs
Nom, texte sur le plan — Automatique, Toujours ou Jamais — et le bouton de suppression.
Départ
Famille du départ : EF — Adduction d'eau potable (AEP) ou ECS — Production ECS. Et son matériau.
Tronçon
Famille (héritée de son raccordement dès qu'il en a un, et le panneau le dit), objet en direction de l'AEP (EF) ou de la production (ECS), matériau et direction.
Nœud
Famille et objet en direction de l'AEP (EF) ou de la production (ECS), rien d'autre : son dessin est une conséquence de ce qui lui est raccordé, et il ne porte aucun diamètre.
Terminal
Raccordement EF (objet en direction de l'AEP) et, s'il consomme de l'eau chaude, Raccordement ECS (objet en direction de la production) ; l'apparence parmi quatre — robinet de puisage, lavabo, douche, WC ; et la liste des 21 types d'appareils, avec un champ de quantité par type et la mention EF ou EF+ECS en regard de chacun. La famille, elle, ne s'y règle pas : elle se lit dans les résultats.

Ce que le panneau affiche en résultat

Pour tous les blocs
Famille et appareils cumulés, avec le détail « dont ECS » quand il y a lieu.
Pour un tronçon ou un départ, en plus
Le Ø intérieur mini en mm, les quatre DN (cuivre, PVC pression, PEHD PN 16, multicouche), le DN retenu avec le matériau qui l'a donné — et la mention du repli s'il y en a eu un —, le débit probable en L/s et en m³/h, et le coefficient de foisonnement.

Le débit est donné dans les deux unités, et ce n'est pas une redondance : le plan écrit des m³/h, tandis que le référentiel, ce panneau et la note CSV parlent en L/s. Les afficher tous les deux est le seul moyen que le lecteur ne croie pas à une contradiction entre la case qu'il regarde et le panneau qu'il ouvre.

La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'une antenne et régler une seule fois vaut mieux que cinq allers-retours. Le réglage « Texte sur le plan » en profite particulièrement — il commande aussi l'export, ce qui n'est pas écrit à l'écran ne partant pas dans le DXF.

✓L'apparence d'un terminal et la direction d'un tronçon sont purement graphiques : ni l'une ni l'autre ne change le cumul d'appareils, la famille, le débit probable ou les diamètres. Le matériau, lui, n'est pas dans ce cas — il choisit lequel des quatre DN se lit, et peut donc lever ou faire apparaître l'alarme « hors dimension ».

8. Diagnostic et messages d'alarme

Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit pour le raccorder. Sans alarme, le panneau affiche « Aucune alarme ✔ ».

Sur un terminal

Aucun appareil renseigné
Le terminal ne contribue à aucun cumul tant qu'une quantité n'y est pas saisie.
Raccordement EF manquant
Des appareils sont saisis, mais rien n'amène l'eau froide — que tous les appareils consomment.
Raccordement EF invalide (bloc introuvable ou terminal)
Le lien désigne un bloc qui n'existe plus, ou un terminal — qui est une feuille.
Raccordement ECS manquant (terminal EF et ECS)
Au moins un appareil consomme de l'eau chaude, et le second lien n'est pas posé.
Raccordement ECS invalide
Même cas que ci-dessus, côté eau chaude.
Raccordement ECS inutile (aucun appareil ECS) — ignoré
Un lien ECS subsiste sur un terminal devenu EF seule : il n'est pas pris en compte, et l'outil le dit plutôt que de le taire.

Sur un départ, un tronçon ou un nœud

Un départ ne se raccorde à aucun objet : il est l'AEP ou la production
Un départ est une racine par nature.
Objet en direction de l'AEP ou de la production invalide (terminal ou introuvable)
Le lien pointe vers un terminal, ou vers un bloc supprimé.
Réseau sans départ (racine = …)
Des appareils transitent par une chaîne dont la racine n'est pas un départ. Le calcul se poursuit ; le message dit quel type de bloc tient lieu de racine.
Aucun appareil ne transite par ce bloc
Rien ne lui remonte : il ne peut pas être dimensionné.
Aucun appareil ECS ne transite par ce bloc ECS
Un réseau d'eau chaude qui ne dessert que des appareils d'eau froide : quelque chose est à revoir en direction de la production ou dans les saisies.
Famille … ≠ famille de l'objet en direction de l'AEP / de la production (…) — connexion interdite
Deux familles se rejoignent. L'alarme se pose exactement au point de jonction, et non sur toute la chaîne en direction de l'AEP ou de la production.
Raccordement … du terminal … sur un bloc … — familles incompatibles
L'autre face du message précédent : le lien EF d'un terminal a été posé sur un bloc ECS, ou l'inverse. Le terminal n'est pas compté dans ce cumul.
Hors dimension en … (Ø int mini … mm) → … retenu
Le matériau choisi ne monte pas assez haut : le bloc est passé de lui-même au suivant, et le plan écrit ce matériau à côté du diamètre. C'est une information, pas une erreur.
Hors dimension pour tous les matériaux (Ø int mini … mm)
Aucun des quatre matériaux ne couvre ce diamètre : il faut partager le réseau, ou le revoir.
Service de dimensionnement injoignable — diamètre indisponible
Le service de dimensionnement n'a pas répondu ; le reste du plan continue de fonctionner.

Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger. Un diamètre affiché « … » signifie simplement que la réponse du service n'est pas encore arrivée.

9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler

Enregistrer / Ouvrir
Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
Note CSV
Une ligne par bloc — les annotations en sont exclues, elles n'ont pas de résultat : identifiant, type, famille, nom, appareils cumulés, dont ECS, Ø intérieur mini, matériau retenu (avec la mention du repli s'il y a lieu), DN retenu, les quatre DN par matériau, débit probable en L/s et en m³/h, et le coefficient de foisonnement. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
Légende
Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
Export DXF
Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export. Le compte rendu du dernier export s'affiche à droite de la barre d'outils.
Paramètres → Projet
Nom du projet, vitesse d'écoulement en m/s, et un matériau posé sur tous les tronçons et départs du projet d'un seul geste — chacun se reprenant ensuite individuellement dans son panneau, un réseau n'étant pas forcément d'un seul matériau. L'outil précise sous le champ que la vitesse ne sert que lorsque le coefficient total atteint 15 ; en deçà, c'est le barème du référentiel qui s'applique.
Paramètres → Affichage
Zoom par défaut, grille d'aide, confirmation avant suppression, cote non répétée le long d'une suite de tronçons, et liste des appareils de chaque terminal sur le plan.
Paramètres → Appareils
Les types d'appareils que propose la roue de quantités (voir A2). Ce réglage ne limite que le menu, jamais le calcul.
Paramètres → Annotations
Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
Paramètres → Export DXF
Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
Thème
Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.

Deux réglages d'affichage qui sont aussi des réglages de fichier

Cote non répétée
Sur une suite de tronçons alignés, sans piquage ni nœud, le diamètre n'est écrit que sur le premier — les mêmes appareils y transitent, c'est le même diamètre. Un nœud, un piquage, un changement de DN ou de matériau relancent la cote. Sur un bloc donné, « Texte sur le plan » a le dernier mot.
Liste des appareils
Décochée par défaut. Cochée, chaque terminal porte le détail de ses appareils (« 2 × Lavabo », une ligne par type, dans l'ordre du référentiel) à côté de son libellé — pour relire les saisies d'un coup d'œil, et livrer au client un synoptique qui porte son propre relevé. La place de ces listes est réservée dans les deux cas : cocher ou décocher ne déplace aucune autre étiquette, et les deux versions du plan sont superposables.
✓Ces deux réglages valent aussi pour le DXF : ce qui est masqué à l'écran ne part pas dans le fichier. C'est assumé et c'est le but — on livre le plan que l'on a sous les yeux.

9.1 Ajouter un projet au projet ouvert

Deux études montées séparément — deux logements types, deux bâtiments, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :

« Ouvrir » : remplacer le projet, ou lui ajouter le synoptique du fichierL'ajout est posé d'un bloc sur la zone libre la plus proche du plan ouvert — jamais à l'autre bout de la carte.OUVRIR « LOT-B.JSON »Le projet en cours compte 38 objets de réseau.Que faire du fichier ?Ajouter au projet en coursPosé d'un bloc sur la zone libre la plus proche, sans chevauchement.Même nature d'outil seulement. Ctrl+Z annule l'ajout.Remplacer le projet en coursLe projet ouvert est fermé : enregistrez-le avant.AnnulerCARTOUCHEProjet ouvert (cartouche compris)Synoptique ajouté (sélectionné)2 cases● centre de gravité du plan ouvert : on cherche la place libre la plus proche1Même nature d'outil seulement : un fichier d'un autre synoptique est refusé, avec un message.2Un seul Ctrl+Z annule tout l'ajout ; les identifiants sont renumérotés, les liens internes conservés.3Les deux raccordements suivent : un terminal ajouté reste branché sur l'EF et sur l'ECS COPIÉS, jamais sur ceux du plan ouvert.
La boîte de choix à l'ouverture, et la règle de placement. Aperçu en thème clair.
✓On ne mélange pas les natures : un fichier d'un autre synoptique (EU / EV, eaux pluviales, hydraulique…) est refusé avec un message, que l'on choisisse d'ajouter ou de remplacer. Chaque enregistrement indique désormais l'outil dont il vient.
⚠L'ajout ne raccorde rien : les deux synoptiques restent deux jeux de réseaux, chacun avec ses départs et son cumul d'appareils. Pour n'en faire qu'un, raccordez les blocs de tête du lot ajouté aux réseaux existants (ALT + clic droit, ou les sélecteurs du panneau) : les diamètres sont alors recalculés sur le cumul des deux.

9.2 La légende

Le bouton Légende pose à côté du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : les départs EF et ECS, une ligne par réseau, le nœud, et chaque apparence de terminal selon son alimentation, puis les traits. La famille est toujours écrite dans le texte : la couleur ne porte jamais l'information toute seule.

« Légende » : un tableau des seuls objets présents sur le planSymbole réel à gauche, signification à droite — texte par défaut, modifiable au panneau de propriétés.LÉGENDESymboleSignificationArrivée AEP — compteur général bâtiment ADépart d'eau chaude sanitaire (ECS) — productionRéseau d'eau froide (EF) — distributionRéseau d'eau chaude sanitaire (ECS) — distributionRobinet de puisage — alimenté en eau froide seule (EF)Lavabo — alimenté en eau froide et eau chaude sanitaire (EF + ECS)Trait continu (repère graphique)Ce que montre la figureUne ligne par combinaison présente : départs,réseaux EF et ECS, nœud éventuel, chaque apparencede terminal et son alimentation.Alimentation écrite : EF seule (une arrivée)ou EF + ECS (deux arrivées) — d'après les appareils.Chaque ligne à la couleur de son symbole,toujours doublée du texte.Le matériau n'est pas légendé : c'est un texte du plan.Première ligne retouchée ; case décochée = ligne masquée.1Objet de fond de plan : aucun calcul, aucun diagnostic, absent de la note CSV ; il se prend en espace « Fond de plan » (S).2Au DXF : traits en LINE, un MTEXT par cellule à la couleur de sa ligne, calque EFECS_LEGENDE — retouche directe dans AutoCAD.3Textes mémorisables sur le poste : ils seront proposés aux prochaines légendes ; « Textes d'origine » les oublie.
La légende générée sur le projet d'exemple, première ligne retouchée. Aperçu en thème clair.

10. Ce que l'outil ne fait pas

Référence documentaire : NF DTU 60.11.