Synoptique bouclage ECS PRO

Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace

Outil
Synoptique bouclage ECS — Bâti'Tools (compte PRO)
Ce que fait l'outil
Dessiner un réseau d'eau chaude sanitaire bouclé bloc par bloc — production, tronçons, nœuds, points ECS — saisir les appareils de chaque point de puisage, et obtenir les diamètres aller et retour, les débits de bouclage, les températures en tout point, les pertes, la perte de charge du retour et la HMT du circulateur ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
Les deux réseaux
L'aller (trait épais rouge) et le retour de bouclage (trait plus fin brun). Ce ne sont pas deux familles à créer : ce sont les deux canalisations co-cheminées d'un même tronçon
Donnée d'entrée
Les quantités d'appareils d'un point ECS et la longueur de son antenne ; sur un tronçon, sa longueur, son matériau, sa température ambiante et sa classe de calorifuge. Tout le reste est calculé
Référentiel
Règles de l'art de la plomberie sanitaire pour le réseau aller (diamètres délégués au service de dimensionnement du site), et les classes de calorifuge pour les déperditions

Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur sept aperçus commentés.

La même mécanique équipe les autres synoptiques du site : les gestes décrits ici se retrouvent à l'identique sur le synoptique EF / ECS, le synoptique hydraulique et le synoptique aéraulique, aux objets près. Trois différences sont propres à cette page, et elles sont l'essentiel de ce qui suit : un tronçon y porte deux canalisations et donc deux ensembles de texte, un nœud n'y est pas un type de bloc mais un tronçon de longueur nulle, et les températures se lisent aux nœuds et non sur les tronçons.

Sommaire

  1. 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
  2. 1. L'écran
  3. 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
  4. 3. La souris en espace « Objet »
  5. 4. La souris en espace « Fond de plan »
  6. 5. Le clavier
    1. 5.1 Les raccourcis
    2. 5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
    3. 5.3 Pourquoi Q, S et X
  7. 6. Sept gestes en situation
    1. A1 — La roue des trois formes, au double-clic sur un tronçon
    2. A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un point ECS
    3. A3 — ALT + clic droit, pour désigner l'objet en direction de la production
    4. A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons — témoin, départ marqué, cases sautées
    5. A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
    6. A6 — Enchaîner les lignes : chaque angle devient un nœud qui tourne tout seul
    7. A7 — La touche W, pour raccorder d'un coup une file déjà posée
  8. 7. Le panneau de propriétés
  9. 8. Diagnostic et messages d'alarme
  10. 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
  11. 10. Ce que l'outil ne fait pas

0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule

Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé à son objet en direction de la production — le bloc qui l'alimente. Chaque bloc pointe vers ce qui lui amène l'eau, les points ECS sont les feuilles, et la racine est la production. Le réseau est donc un arbre, et non un maillage : le bouclage n'est pas une boucle du graphe, c'est le couple aller + retour que chaque tronçon porte.

Le point qui distingue cet outil de tous les autres synoptiques

Un tronçon est un objet unique qui représente deux canalisations — l'aller et le retour, co-cheminés. Il porte donc deux diamètres, deux vitesses, quatre températures (l'entrée et la sortie de chacune), et deux ensembles de texte sur le plan, ancrés chacun sur son tuyau : l'aller au-dessus, le retour au-dessous. Ces deux ensembles se déplacent séparément, et au-delà d'une case et demie une ligne de rappel discrète les relie à leur tuyau.

Le sens de l'eau se lit de la production vers les points ECS : il n'y a pas de pointe de flux sur les tronçons — un triangle serait parti tel quel dans le DXF. Le double codage épaisseur + couleur suffit à distinguer l'aller du retour, et la légende du panneau de gauche le rappelle.

Production
La racine, et c'est un type à part entière avec son symbole — un ballon et son éclair de chauffe, ses deux piquages aller et retour. Une seule par plan : l'outil refuse la seconde et le dit. Elle porte la température de sortie de dimensionnement, la température de consigne et le ΔP du générateur ; elle affiche en retour le débit total de bouclage, la température de retour, les pertes et la HMT de la pompe.
Tronçon
La canalisation dimensionnée, aller et retour. Il porte une longueur, un matériau, une température ambiante, une classe de calorifuge et un contexte — gaine et étages, ou sous-sol — qui décide de la vitesse admise sur l'aller. Sa direction est horizontale ou verticale, et c'est tout.
Nœud
Ce n'est pas un type de bloc : c'est un tronçon de longueur nulle. Une jonction, sans perte ni perte de charge, dimensionnée en collecteur, qui peut porter plusieurs points ECS. Il n'a aucune forme à régler : ses embranchements se déduisent tout seuls des blocs contigus qui lui sont raccordés — un té, une croix ou un virage apparaissent en double trait sans qu'on ait rien à choisir. Lui redonner une longueur en refait un tronçon, sans rien perdre au passage.
Point ECS
Le point de puisage, et la feuille stricte du réseau : rien ne se raccorde derrière lui. C'est là qu'on saisit une quantité par type d'appareil et la longueur de l'antenne. C'est aussi là que l'aller se retourne : la température de retour de la boucle y est initiée.
Texte et trait
Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.

La notion de boucle, et pourquoi la touche Espace n'est pas un détail graphique

Une boucle n'est pas « un tronçon, un point ». C'est une chaîne contiguë de tronçons, bornée par un nœud ou par la production, et qui peut porter plusieurs points ECS le long de son parcours. Tant qu'on enchaîne des tronçons sans nœud, on reste dans la même boucle : le débit de retour et le Ø retour y sont constants, puisque c'est un seul tube de retour. Au nœud, au contraire, les débits des branches s'additionnent, et le collecteur est dimensionné sur ce cumul.

Autrement dit, c'est le type de bloc qui trace la frontière d'une boucle. Changer un tronçon en nœud — d'un appui sur Espace, ou d'une pastille de la roue — ne change pas un dessin : cela redécoupe le réseau en boucles, donc les débits de retour, donc les diamètres, donc les températures. C'est le geste le plus lourd de conséquences de tout l'outil, et c'est le plus court.

Où se lisent les températures

Sur le plan, chaque type de bloc écrit ce qui le concerne, et rien d'autre :

⚠Une étoile « * » derrière un diamètre signale un Ø forcé à la main. C'est le seul endroit du plan où un chiffre ne vient pas du calcul : sans cette marque, un plan relu six mois plus tard ne dirait plus lesquels de ses diamètres ont été imposés.

1. L'écran

Barre d'outils (en haut)
Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / +, Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre. À droite, le compte rendu du dernier export DXF et le badge des auto-tests.
Panneau de gauche
La légende — aller épais, retour fin —, la palette de blocs en symboles, la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier. C'est aussi là que l'outil rappelle en toutes lettres où se lisent les deux ensembles de texte d'un tronçon.
Le plan (au centre)
La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si. Aucun encadrement : le plan ne montre que le dessin des objets, et seule la sélection se voit, en pointillé.
Panneau de droite
Propriétés de la sélection, Diagnostic — la liste des alarmes, avec un compteur dans son en-tête — et Synthèse : six chiffres pour tout le projet, débit de bouclage, pertes, température minimale, température de retour, HMT et ΔT de boucle.
Les trois languettes
◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).

La palette montre les quatre blocs par leur symbole : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan — le nœud compris, qui y figure sous la forme de la croix. Le survol en donne le nom.

2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan

C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.

Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — repérer une colonne, souligner une antenne, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.

On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille.

La touche S bascule entre les deux espaces d'éditionLe plan reste dessiné, calculé et exporté EN ENTIER dans les deux cas : seul change ce qui reçoit le clic.Espace « Objet »production, tronçons, nœuds, points ECS — fond normaltraitLe clic prend le TRONÇON, même là où le trait le croise.Espace « Fond de plan »traits et textes — le fond de la carte est teintétraitLe clic prend le TRAIT, et le réseau ne répond plus.Sbascule · le fond de la carte change de teinte · la sélection en cours est relâchée au passage · la palette n'ajoute que les objets de l'espace actif.
Le même clic, au même endroit, dans les deux espaces. Aperçu en thème clair.

L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.

Hors de son espace, un bouton de la palette n'est pas masqué mais désactivé : il reste visible, son infobulle dit pourquoi il ne répond pas, et elle nomme la touche qui le réveille.

✓L'espace ne s'enregistre pas dans le projet : chaque ouverture démarre en « Objet », qui est le travail principal. La sélection en cours est relâchée au moment de la bascule.

3. La souris en espace « Objet »

Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit ne sert plus qu'au raccordement, avec ALT.

Ajouter un bloc

Clic sur un symbole de la palette
L'objet se pose à côté de la sélection et en devient l'aval. Si la sélection est un point ECS, l'outil retient son propre objet en direction de la production : un point ECS est une feuille, on ne raccorde jamais derrière lui. Sans sélection, l'objet se raccorde à la production.
Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors sans raccordement — le panneau tranche. Relâché hors du plan, rien n'est ajouté et l'outil le dit.

Le nœud a sa propre pastille dans la palette, mais ce n'est pas un type de bloc : c'est un tronçon posé avec une longueur nulle. Un tronçon et un nœud sont donc le même objet à deux états, et passer de l'un à l'autre ne coûte jamais un raccordement.

Sélectionner

Clic gauche sur un objet
Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
Maj + clic
Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
Clic gauche maintenu sur le fond
Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
Clic gauche sur le fond, sans bouger
Relâche la sélection.
Clic sur un objet superposé à d'autres
Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Un texte y est désigné par son texte, et le survol d'une pastille montre l'objet correspondant sur le plan.

Déplacer, dupliquer, supprimer

Glissé depuis un objet
Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
Glissé depuis un membre d'un lot
Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
Ctrl + glissé
Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux.
Suppr
Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction de la production. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression. La production ne se supprime pas tant qu'un bloc lui est raccordé, et l'outil dit pourquoi.

Donner sa forme, ses appareils, son raccordement

Double-clic sur un tronçon ou un nœud
Ouvre la roue des trois formes autour du curseur — voir A1. La touche Espace fait la bascule tronçon ↔ nœud sans viser de pastille — voir 5.1.
Double-clic sur un point ECS
Ouvre la roue des quantités d'appareils autour du curseur — voir A2.
ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
L'objet sélectionné se raccorde à ce bloc, en direction de la production — voir A3.
ALT + clic droit sur le fond
Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine, donc hors calcul.

Les deux roues ne peuvent jamais se disputer un double-clic : aucun bloc ne relève des deux — un tronçon et un nœud n'ont pas d'appareils, un point ECS n'a pas de forme à choisir. Sur la production, le double-clic n'ouvre rien.

Le clic droit seul ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement. Le double-clic droit, lui, n'a pas d'emploi sur cette page, et il ne fait rien — sans message, puisque le geste n'a pas de sens ici. Cela vaut d'être écrit plutôt que tu : sur d'autres synoptiques il ouvre une roue d'apparence, et ceux-là disent en toutes lettres quand l'objet visé n'en a pas. Ici, le point ECS n'a qu'un seul dessin, le robinet de puisage : il n'y a rien à choisir, et l'absence de ce geste n'est pas un manque.

Se déplacer dans le plan

Molette enfoncée et glisser
Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
Molette seule
Fait défiler le plan, comme une page.
Ctrl + molette
Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe.

4. La souris en espace « Fond de plan »

Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :

Double-clic sur un texte ou un trait
Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A5.
Un texte se pose au demi-pas
Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille, au centième de case, pour se caler entre deux tuyaux — et sur cette page, entre l'aller et le retour, c'est exactement ce qu'on lui demande. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
Les flèches du clavier
Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour et se lit de bas en haut.

Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni raccordement, ni résultat, ni alarme.

Les étiquettes du plan — le nom d'un bloc, ses diamètres, ses températures — ne sont pas des annotations et vivent dans l'espace « Objet ». Elles se placent automatiquement autour des cases ; pour en déplacer une à la main, molette maintenue au-dessus, et un clic milieu sans glisser la rend à l'automatisme. Un tronçon en porte deux, l'aller et le retour, et chacune se déplace pour son compte : c'est ce qui permet d'écarter l'une d'un tuyau voisin sans emmener l'autre. Au-delà d'une case et demie, une ligne de rappel dit à quel tuyau l'étiquette appartient.

5. Le clavier

Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide affichée dans le panneau de gauche : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.

5.1 Les raccourcis

Ctrl+Z
Annuler. L'historique remonte 50 actions.
Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
Rétablir.
Suppr
Supprimer la sélection.
Ctrl+A
Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
Échap
Relâcher la sélection. Sur un mode de tracé armé, termine le tracé : les lignes déjà posées restent, et le bandeau dit combien il y en a — voir A6.
← → ↑ ↓
Deux emplois, selon l'objet, et c'est le premier qui l'emporte là où il s'applique. Sur un tronçon, un trait ou un texte, elles règlent la direction : ← → l'horizontale, ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Sur la production, un nœud ou un point ECS seul — qui ne portent pas de direction — elles raccordent l'objet au bloc contigu de ce côté, en direction de la production : « je me raccorde à ma gauche ».
Espace
Bascule la sélection, tronçon ↔ nœud, dans les deux sens. Sur un plan monté à la file, la correction la plus fréquente est « celui-ci est en fait une jonction » : elle coûte un appui, la main déjà sur le clavier — et un second appui la défait. Un tronçon devient un nœud : sa longueur tombe à zéro, le reste — matériau, calorifuge, température ambiante, raccordements — ne bouge pas. Un nœud redevient un tronçon de 5 m, au tracé que ses raccordements dessinaient : traversé de gauche à droite, il revient horizontal ; de haut en bas, vertical. Un nœud en virage, à trois branches ou plus, ou sans voisin, revient horizontal — il n'y a pas de coude sur cette page, c'est le seul cas où le dessin change. La longueur d'avant n'est pas retrouvée : à corriger au panneau si elle comptait. Une sélection mixte bascule chaque objet dans son sens, en un seul Ctrl+Z ; un point ECS ou la production de la sélection sont ignorés.
S
Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
⚠Les raccourcis sont ignorés pendant une saisie : dans un champ de texte, Ctrl+Z annule la frappe et non le dernier bloc posé, et Suppr efface un caractère.

5.2 Les modes de tracé (touches tenues)

Trois touches, trois canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.

Q
Pose une file de tronçons, aller et retour. Espace « Objet ».
X
Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».
W
Ne pose rien : raccorde une file de tronçons déjà posée, d'une extrémité à l'autre, vers la production. Espace « Objet ». Voir A7.

Ces lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — W est la voisine de Q et de S — voir 5.3.

Les trois touches acceptent indifféremment les deux gestes :

La file de réseau ne pose jamais rien sur un bloc existant : elle saute la case prise et reprend derrière. Le trou rompt le raccordement — le morceau d'après naît sans raccordement en direction de la production, et le diagnostic le signale. Un témoin sous le curseur dit d'avance ce que le clic fera (voir A4). La file de traits, elle, ne saute rien : souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande.

5.3 Pourquoi Q, S et X

Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.

Q, S et X : trois touches sous une main gauche qui ne bouge pasClavier AZERTY. En bleu, les trois touches de l'outil : elles tiennent sous des doigts déjà posés, et bordent Ctrl, Alt et Maj.AZERTYUIQSDFGHJKMajWXCVBNCtrlAltEspaceQtracer une file de réseauSbasculer objet / fond de planXtracer une file de traitsMaj, Ctrl et Alt sont déjà tenues par cette main :Ctrl + clic pour déposer, ALT + clic droit pourraccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection.1Les trois touches se touchent : la main gauche reste posée sur la rangée de repos, et l'œil ne quitte pas le plan.2Elles sont voisines des modificateurs — Ctrl, Alt, Maj —, que la même main tient déjà pour le dépôt, le raccordement et la sélection.3Le choix est positionnel, non mnémotechnique : ces lettres ne sont pas des initiales, c'est leur PLACE qui est choisie.Les touches restent des ACTIONS NOMMÉES dans la table des raccourcis : l'aide du panneau est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main.
Sur un clavier AZERTY, Q, S et X tiennent sous une main gauche qui reste posée, et bordent Ctrl, Alt et Maj.

Ce que la position fait gagner

Et si ces trois lettres ne vous vont pas

Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide affichée dans le panneau de gauche est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.

⚠Le choix vaut pour un clavier AZERTY, celui des postes sur lesquels l'outil est utilisé. Sur un QWERTY, ces trois lettres ne sont plus voisines : une raison de plus pour l'éditeur de raccourcis.

6. Sept gestes en situation

Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : un tronçon y a bien ses deux tuyaux à leur écartement et à leurs épaisseurs, un nœud y fait son virage tout seul, et une roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.

A1 — La roue des trois formes, au double-clic sur un tronçon

Choisir un dessin, pas un mot : on sait quelle forme on veut, pas comment l'outil l'a nommée.

Double-clic gauche sur un tronçon — la roue des trois formesEspace « Objet » · zoom 100 % · l'aller au-dessus du tuyau, le retour au-dessousProduction ECST aller 55,0 °CT retour 51,6 °CAller Ø28640 L/h · 0,36 m/sΔT 0,42 KRetour Ø18640 L/h · 0,55 m/sΔT 0,61 KT aller 54,1 °CT retour 52,0 °CPoint ECS R+26 appareil(s)T 53,4 °CNœud — tronçon de longueur nulle, embranchements automatiques1Un tronçon porte DEUX ensembles de texte — l'aller au-dessus de son tuyau, le retour au-dessous, déplaçables séparément à la molette.2Trois pastilles seulement, et la roue est volontairement clairsemée : pas de coude sur cette page.3Un virage est un NŒUD — son dessin se déduit de ce qui lui est raccordé, et les températures se lisent là, pas sur les tronçons.Un clic applique la forme et ferme la roue · Échap ferme sans rien changer · Ctrl+Z annule · les flèches du clavier règlent aussi la direction, sur toute une sélection.
Double-clic gauche sur un tronçon : les trois formes s'ouvrent en roue autour du curseur. À gauche, un tronçon et ses deux ensembles de texte ; en bas, un nœud qui fait son virage en double trait.

Le geste

Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.

Les trois formes — et pourquoi trois, et non sept

Il n'y a pas de coude sur cette page. Sur les synoptiques aéraulique et hydraulique, un tronçon peut prendre l'un de quatre coudes à 90°, et la roue en porte sept pastilles. Ici, un virage est un nœud : son dessin se déduit de ce qui lui est raccordé — vers la production d'un côté, vers l'aval de l'autre — et il forme le virage tout seul, en double trait, au moment où le second raccordement se pose. Rien à choisir, rien à corriger si le réseau change de sens plus tard.

Ce que la roue apporte vraiment, ici : le nœud

Il faut le dire franchement : sur cette page, les deux directions sont déjà au clavier. ← → posent l'horizontale, ↑ ↓ la verticale, et sur toute une sélection à la fois — ce que la roue, elle, ne sait pas faire. Une roue à trois pastilles dont deux sont doublées par le clavier paraîtrait pauvre si l'on ne disait pas à quoi sert la troisième.

Sa valeur ajoutée, c'est le nœud, et c'est loin d'être un détail de dessin : passer un tronçon en nœud redécoupe les boucles du réseau (voir §0), donc les débits de retour et les diamètres. La roue et la touche Espace sont les deux chemins vers ce geste-là ; le select du panneau n'y mène pas — il faut y écrire une longueur nulle.

Ce que la roue montre

Forme courante
Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
Survol d'une pastille
Une infobulle en donne le nom ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
La pastille du nœud
Elle montre la croix, et non le nœud tel qu'il sera sur le plan : hors du plan il n'y a pas de topologie, et la croix est le seul dessin qui ne mente sur rien — elle montre ce qu'un nœud sait faire. Le dessin réel se formera au raccordement.
Au clavier
Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
Un clic dans le vide
Ferme la roue. Rien n'est appliqué.
✓Passer d'un tronçon à un nœud et revenir ne coûte rien : les raccordements, le matériau, le calorifuge et la température ambiante restent en place. Seule la longueur change — elle tombe à zéro, et la roue la rend à sa valeur par défaut, qu'il faut donc corriger si l'ancienne comptait. C'est ce qui permet d'essayer un découpage en boucles, de regarder les températures, et de revenir.

A2 — La roue des quantités, au double-clic sur un point ECS

C'est le geste central de l'outil : monter un plan, c'est renseigner les appareils de quarante points de puisage, et le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un point ECS — la roue des quantités d'appareilsEspace « Objet » · les quatre appareils cochés par défaut · Paramètres ▸ Appareils en choisit d'autresDouche1Lavabo2Évier1Baignoire04 appareilsPoint ECS « Logement T3 — R+2 » : le double-clic ouvre la roue, et c'est la SEULE donnée d'entrée d'un point ECS avec la longueur de son antenne.1Une pastille par type d'appareil — et non une valeur unique : ce point ECS ne porte pas un débit, il porte des appareils.2Quatre appareils cochés par défaut · le survol donne le libellé complet et le débit de base · Tab enchaîne dans le sens horaire et boucle.3Le pied compte le bloc entier — ici quatre appareils pour quatre saisies : la roue et le panneau montrent exactement la même liste.Entrée applique et ferme · un clic à l'extérieur applique aussi · Échap ferme sans rien appliquer · toute la saisie ne coûte qu'un seul Ctrl+Z.
Double-clic gauche sur un point ECS : une pastille par type d'appareil coché, le premier champ déjà sélectionné.

Le geste

Double-clic gauche sur un point ECS. Une roue s'ouvre centrée sur le curseur, avec un champ par type d'appareil : le libellé court au-dessus, la quantité en dessous. Le premier champ a déjà le focus et sa valeur est sélectionnée ; Tab enchaîne les pastilles dans le sens horaire et boucle sur la dernière.

C'est ce qui distingue ce point ECS du terminal des synoptiques aéraulique et hydraulique : il ne porte pas une valeur — une puissance, un débit — mais une quantité par appareil. D'où une roue de champs, et non une boîte de saisie.

Quels appareils la roue propose

Ceux que vous avez cochés dans Paramètres → Appareils, et eux seuls ; par défaut, l'équipement d'un logement courant — douche, lavabo, évier, baignoire. Chaque appareil porte un débit de base, que l'outil affiche en regard de son nom dans les paramètres, dans le panneau et dans l'infobulle de sa pastille.

Les appareils sans puisage d'eau chaude ne sont jamais proposés
WC à réservoir, postes d'eau : ils n'ont rien à faire sur un réseau bouclé, et la liste des paramètres ne les offre même pas. C'est une règle de l'outil, pas un oubli de configuration.
Ce réglage ne touche aucun calcul
Décocher un type n'efface aucune quantité déjà saisie : elle reste sur le bloc et elle compte dans le cumul.
Le pied dit le total du bloc
Sous la couronne, un petit cartouche annonce le nombre d'appareils du point ECS.
Le survol lève le doute
La pastille n'a la place que du libellé court ; l'infobulle porte le libellé complet et le débit de base.
Aucune case cochée
Choix légitime : le double-clic sur un point ECS n'ouvre alors rien, et le panneau le dit en toutes lettres. Au-delà de 24 appareils cochés, le menu s'ouvre en grille et non en roue.

Les trois sorties

Entrée
Applique toutes les quantités et ferme.
Clic à l'extérieur
Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : les valeurs sont déjà tapées, les perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition.
Échap
Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.

Ce qu'il faut savoir

A3 — ALT + clic droit, pour désigner l'objet en direction de la production

Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.

ALT maintenue puis clic droit — raccorder vers la productionEspace « Objet » · les blocs raccordables clignotent, les autres s'éteignentProduction ECST1 · Ø28 / Ø18T2 · Ø22 / Ø16T3 — colonneT7 — Antenne R+2non raccordéPoint ECS · 4 appareil(s)ALTmaintenueClic droit sur l'objet auquel raccorder T7 — Antenne R+2, en direction de la production.1Cerclés d'accent et clignotants :les objets raccordables — laproduction, les tronçons etles nœuds, sans descendance.2Un seul lien à pourvoir :un objet ne se raccorde qu'àun seul, et l'eau va de laproduction vers les points ECS.3Éteint : un point ECS estune feuille stricte, rien ne seraccorde derrière lui.4Liseré tireté : l'objetsélectionné, celui qui varecevoir ce raccordement.ALT + clic droit sur le FOND de la carte : le lien est coupé, l'objet redevient une racine — donc hors calcul.
Un tronçon orphelin sélectionné, ALT maintenue : les objets raccordables se cerclent d'accent et clignotent, les autres s'éteignent.

Le geste

  1. Sélectionner l'objet à raccorder — celui à qui l'on va donner son objet en direction de la production.
  2. Maintenir ALT : les blocs auxquels il peut se raccorder se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder…, en direction de la production. »
  3. Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les débits de retour, les diamètres et les températures sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.

Qui peut être l'objet en direction de la production, et qui ne le peut pas

Tout bloc métier du plan, sauf trois : l'objet lui-même, sa propre descendance — sans quoi le réseau se refermerait sur lui-même — et tout point ECS, qui est une feuille stricte. La production, elle, ne se raccorde jamais à rien : elle est la racine.

Il n'y a ici qu'un seul lien à pourvoir par objet. Le sens de l'eau va de la production vers les points ECS, et le retour emprunte le même chemin en sens inverse : c'est ce qui permet de ne décrire le réseau qu'une fois.

Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.

Les autres chemins vers le même résultat

Les flèches du clavier
Sur un objet seul qui ne porte pas de direction — la production, un nœud, un point ECS — ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction de la production est contigu. Sur un tronçon, en revanche, les flèches règlent d'abord la direction (voir §5.1).
Le select « Objet en direction de la production » du panneau
La liste nommée de tous les objets raccordables, avec « — non raccordé — » en tête. Même source que le geste : ce que l'un propose, l'autre l'éclaire.
Le dépôt et le tracé
Un bloc déposé au Ctrl + glissé, ou le premier maillon d'une file tracée à la touche Q, cherchent seuls leur raccordement parmi les blocs contigus — et ne le prennent que s'il n'y en a qu'un.
ALT + clic droit sur le fond
Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
⚠Rien ne s'allume si aucun objet n'est sélectionné, ou s'il y en a plusieurs : le bandeau le dit alors en toutes lettres. Un objet laissé sans raccordement n'entre dans aucun calcul — il est signalé « non raccordé » au diagnostic, et non ignoré en silence.

A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons

Une antenne de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.

Touche Q — tracer une file de tronçons d'un seul gesteTouche tapée, clic de départ, clic d'arrivée · la file saute ce qui est déjà prisProduction ECSdéjà làrepère du départ+QtapéeTracer un réseau (tronçons aller / retour) — cliquez le départ, puis l'arrivée. Chaque clic enchaîne une ligne ; Échap termine.Le témoin, sous le curseur, dit ce que le clic fera de la case visée :+on peut poser ici⇢case prise : elle sera SAUTÉE, la file continue×impossible : départ déjà pris, ou hors planIl clignote doucement : un cadre fixe se confondrait avec le liseré de sélection.1L'aperçu montre le dessin qu'on va obtenir, trous compris.2La file ne s'arrête plus : elle saute la case prise et reprend.3Le trou rompt le raccordement : le morceau d'aprèsnaît non raccordé, et le diagnostic le signale.4On trace dans le sens de l'eau, de la productionvers les points ECS : le suivant se raccorde au tronçon posé.5Une ligne = un seul Ctrl+Z · le compte rendu ditcombien de cases ont été sautées.
Q tapée, un clic au départ — qui reste marqué —, et le curseur sur l'arrivée : l'aperçu montre la file qui sera posée, la case déjà prise hachurée, et le témoin dit ce que le clic fera.

Le geste

Deux façons, au choix :

Ce qu'il faut en connaître

Le témoin de case
Un cadre suit le curseur et dit, avant le clic, ce que le clic fera de la case visée — par une couleur et par un signe : jaune « + », on peut poser ; orange « ⇢ », la case est prise et sera sautée ; rouge « × », impossible — un départ sur une case prise, ou hors du plan. Un départ refusé ne désarme pas le mode : on vise une autre case.
Le repère du départ
La case du premier clic reste marquée jusqu'au clic suivant : sur un grand plan, on sait toujours d'où part la ligne.
L'aperçu ne ment pas
Il montre ce qui sera posé, trous compris : une case déjà prise y apparaît hachurée, et la file reprend derrière. Le compte rendu dit combien de cases ont été sautées.
Le trou rompt la chaîne
Les deux morceaux ne sont pas raccordés l'un à l'autre : le second naît sans raccordement, et le diagnostic le signale « non raccordé ». La touche W le recoud d'un geste — voir A7.
Le sens de tracé
Dans le sens de l'eau, de la production vers les points ECS : le suivant se raccorde au tronçon qu'on vient de poser. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers — les boucles seraient découpées à l'envers, et les débits de retour, les Ø retour et les températures seraient faux sans qu'aucune alarme ne le dise.
Le premier maillon
Il cherche autour de lui l'objet auquel se raccorder, par la même règle que le dépôt depuis la palette : le bloc contigu, s'il n'y en a qu'un. Deux voisins possibles : on ne devine pas, la file naît sans raccordement et le panneau tranche.

Toute une ligne, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne saute rien.

Une ligne posée d'un geste est une chaîne de tronçons qui finit par un nœud — celui de l'angle, ou de l'extrémité (voir A6). Entre deux nœuds, c'est une seule boucle au sens du calcul. Les autres nœuds se posent ensuite, à la touche Espace, là où le réseau se partage réellement.

A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte

Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.

Double-clic gauche sur un texte — la roue d'annotationEspace « Fond de plan » · la roue RESTE OUVERTE pendant qu'on règleColonne ECS R+3AaTexte…AaGrasAaItaliqueAaSoulignéAaEncadré+100−AaHorizontalAaVerticalPardéfautChaque pastille s'applique TOUT DE SUITE et la roue ne se referme pas : l'objet change au centre, qui reste vide pour cela.La pastille à jauge règle la hauteur du texte — « − », « + », ou la molette au-dessus de la jauge.Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferme · chaque réglage s'annule par Ctrl+Z · « Par défaut » règle les prochains ajouts.
Double-clic gauche sur un texte, en espace « Fond de plan » : la roue s'ouvre et reste ouverte pendant qu'on règle.

Sur un texte

La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.

Sur un trait

Direction (horizontale ou verticale), épaisseur en quatre pastilles — fin, normal, épais, très épais — et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres.

La case « Par défaut »

Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine. Ces défauts sont propres à cette page et à ce poste : ceux d'un autre synoptique ne s'y mélangent pas.

Ce qui distingue cette roue des autres

Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.

Elle passe avant les deux autres roues sur un double-clic, et sans conflit possible : aucune annotation n'est un tronçon ni un point ECS.

A6 — Enchaîner les lignes : chaque angle devient un nœud qui tourne tout seul

Monter un réseau, c'est enchaîner des lignes perpendiculaires : le second clic est un angle, pas une fin.

Le second clic n'est pas une fin, c'est un angleTrois lignes en quatre clics · chaque ligne finit par un nœud · Échap termineProduction ECS1234Qtapée UNE fois — puis on clique les angles, les uns après les autresLe virage n'est écrit nulle partLe nœud est raccordé d'un côté à la ligne d'avant,de l'autre à celle d'après : il tourne en doubletrait, l'aller à l'intérieur, le retour à l'extérieur.1Chaque ligne de réseau se termine par un NŒUD (tronçon de longueur nulle) — c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on ouvre une boucle.2La ligne suivante ne pose rien sur ce nœud : elle commence à la case suivante, et se raccorde AU NŒUD.3Aucune règle d'angle n'existe dans le code : le dessin d'un nœud se déduit de ce qui s'y raccorde.4Une ligne = un cran d'annulation. Chaque nœud posé découpe une boucle : à vérifier au calcul.Échap termine et annonce le nombre de lignes posées. Le glissé, lui, pose UNE ligne et rend la touche.
Q tapée une fois, puis quatre clics : trois lignes, et les deux nœuds d'angle qui tournent en double trait.

Le geste

Q tapée, un clic au départ, un clic à l'arrivée de la première ligne : le mode reste armé, et le repère de départ passe sur la fin de ligne. Le clic suivant pose la ligne d'après, à partir de là. On clique ainsi les angles les uns après les autres. Échap termine — il n'annule rien — et le bandeau dit combien de lignes ont été posées.

Ce que fait chaque ligne

Elle finit par un nœud
Le dernier objet de chaque ligne de réseau est un nœud — un tronçon de longueur nulle. C'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on ouvre une boucle.
La suivante s'y raccorde
La ligne d'après ne pose rien sur le nœud : elle commence à la case voisine, et son premier tronçon se raccorde au nœud. Le sens de l'eau tient d'une ligne à l'autre sans rien faire.
Le virage se dessine seul
Raccordé d'un côté à la ligne d'avant et de l'autre à celle d'après, le nœud tourne en double trait, l'aller à l'intérieur et le retour à l'extérieur. Aucune règle d'angle n'est écrite : le dessin d'un nœud se déduit toujours de ce qui s'y raccorde.
Une ligne, un cran
Chaque ligne est un cran d'annulation : Ctrl+Z défait la dernière, et le nœud d'angle redevient un nœud à une seule branche.
⚠Chaque nœud découpe une boucle (voir §0) : un tracé à cinq angles pose cinq nœuds, donc cinq frontières de boucle. Si un angle n'est qu'un changement de direction et pas une jonction, cela ne change rien au calcul — mais un nœud en trop là où deux boucles devaient n'en faire qu'une se corrige à la touche Espace, qui le rend tronçon.

Le glissé — touche maintenue — pose une seule ligne, qui finit elle aussi par un nœud, puis rend la touche. Les traits (X) s'enchaînent de la même façon, sans nœud : une annotation n'a pas de topologie.

A7 — La touche W, pour raccorder d'un coup une file déjà posée

Une file posée à l'envers, ou coupée par une case sautée : vingt tronçons non raccordés au diagnostic, et un seul geste pour les raccorder.

Touche W — raccorder toute une file d'un seul gesteOn clique l'extrémité côté POINTS ECS, puis celle de la production : on remonte toujours vers la productionWtapée ou maintenue · clic côté points ECS, puis clic côté productionla vague remonte le réseau, vers la productionProduction ECS0 ms90 ms180 ms270 ms360 ms12POINTS ECS → PRODUCTIONchaque objet se raccorde à sonvoisin CÔTÉ PRODUCTION,de proche en proche ; le dernierse raccorde à la production.Chaîner en direction de la production — cliquez le départ, puis l'arrivée. Échap annule.La chaîne s'arrête d'elle-même, et elle DIT toujours pourquoi :1plus d'objet contigu sur la ligne ;2l'objet suivant est refusé — un point ECS (rien ne peut se raccorder à un puisage), ou un tronçon qui n'est pas dans ladirection de la ligne. Un NŒUD ne l'arrête jamais : c'est lui qui fait les virages ;3le raccordement n'est pas permis (cycle) ;4la production est atteinte : c'est la racine du réseau.Un point ECS est l'extrémité de départ normale ; la production, elle, est refusée comme départ (témoin rouge).
W, un clic sur l'extrémité côté points ECS, un clic sur l'extrémité côté production : la vague remonte et chaque objet se raccorde à son voisin côté production.

Le geste

W tapée — ou maintenue, et l'on tire —, puis un clic sur l'extrémité côté points ECS et un clic sur l'extrémité côté production. L'ordre des clics est le sens du raccordement : on remonte toujours vers la production. Chaque objet se raccorde à son voisin suivant, en direction de la production, et le dernier se raccorde à ce qui le touche au-delà — la production, ou le tronçon d'une branche déjà raccordée. Une vague d'animation montre jusqu'où le raccordement est passé. Tout le geste ne coûte qu'un Ctrl+Z ; W ne pose ni ne supprime aucun objet.

Où la chaîne s'arrête — et elle dit toujours pourquoi

Plus d'objet contigu
Un trou sur la ligne.
Un point ECS
Rien ne peut se raccorder à un puisage : la chaîne s'arrête avant lui. En revanche, un point ECS est l'extrémité de départ normale : il se raccorde alors au premier tronçon.
Un tronçon en travers de la ligne
Il n'arrête pas la chaîne : il y est pris, même s'il appartenait à un autre réseau, et il est transformé en nœud au moment où la chaîne se pose. Le nœud dessine ses embranchements vers tout ce qui s'y raccorde : on voit que la ligne s'est connectée à lui, et, s'il portait déjà d'autres objets, qu'il les relie maintenant tous à la fois — le cas à repérer pour le corriger par un autre geste. Sa direction n'est volontairement pas corrigée, ce qui cacherait ce cas. Le bandeau compte les conversions ; un seul Ctrl+Z défait tout. Sur cette page le nœud est un tronçon de longueur nulle : la conversion remet sa longueur à zéro, à ressaisir si ce tronçon avait une longueur réelle. Un nœud déjà posé n'est pas touché : c'est lui qui fait les virages.
Un raccordement interdit
Celui qui refermerait le réseau sur lui-même.
La production
C'est la racine : la chaîne s'y termine. Elle ne peut pas servir d'extrémité de départ — le témoin est rouge.
⚠Cliquer dans le mauvais ordre construit le réseau à l'envers, et aucune alarme ne le dit : les boucles, donc les débits de bouclage, les Ø retour et les températures, seraient faux. Le repère : le premier clic est toujours du côté des points ECS.

7. Le panneau de propriétés

C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas. Il affiche l'objet sélectionné, son type — un nœud s'y annonce « Nœud (tronçon L = 0) » — et son identifiant.

Ce qui se règle, bloc par bloc

Commun à tous les blocs
Nom, objet en direction de la production (sauf sur la production elle-même), texte sur le plan — Automatique, Toujours ou Jamais — et le bouton de suppression.
Production
T sortie de dimensionnement, T de consigne et ΔP du générateur.
Tronçon
Longueur, T ambiante, matériau, classe de calorifuge, contexte — gaine et étages, ou sous-sol — et tracé sur le plan, horizontal ou vertical.
Nœud
Les mêmes champs, à une exception près : le tracé disparaît, remplacé par une note qui rappelle qu'un nœud n'a pas de forme à régler et comment lui rendre une longueur. Sa longueur, elle, reste éditable — c'est par elle, ou par la touche Espace, qu'on en refait un tronçon.
Point ECS
La longueur d'antenne — qui ne sert qu'au contrôle des 8 m, l'antenne terminale n'étant pas bouclée et n'entrant donc ni dans les débits ni dans les diamètres — et la liste des appareils actifs avec un champ de quantité par type : la même liste que la roue du double-clic.

Les deux diamètres, et comment les forcer

Un tronçon porte deux select de diamètre, un par tuyau. Chacun s'ouvre sur « Auto — Ø… calculé » suivi de tous les tubes du matériau en cours. Choisir une valeur force le diamètre :

Un Ø forcé ne fige pas le reste : la vitesse, les pertes et les températures se recalculent avec lui, et les alarmes s'appliquent comme à un diamètre calculé. Forcer n'est pas désactiver le contrôle.

Ce que le panneau affiche en résultat

Production
Débit total de bouclage, T retour, pertes totales et HMT de la pompe.
Tronçon et nœud
L'aller (Ø et vitesse), la méthode du Ø aller — par le référentiel, ou par la vitesse seule si le service n'a pas répondu —, le calorifuge retenu — épaisseur et déperdition linéique, ou la mention que l'épaisseur n'a pas été résolue —, le retour (Ø et vitesse), le débit de retour cumulé — avec la mention « (tête de boucle) » sur le tronçon qui ouvre une boucle —, les pertes aller + retour, les quatre températures écrites en deux couples « entrée → sortie », et la perte de charge du retour.
Point ECS
Le nombre d'appareils cumulés et le coefficient de foisonnement appliqué, le débit probable, et la température atteinte à l'extrémité — celle à partir de laquelle le retour repart.

La ligne « Méthode Ø aller » et la ligne « Calorifuge » ne sont pas décoratives : elles disent d'où vient le chiffre affiché juste au-dessus. Quand un service extérieur n'a pas répondu, l'outil ne s'arrête pas — il bascule sur un calcul de repli, et il l'écrit, là et au diagnostic.

La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'une colonne et régler une seule fois la classe de calorifuge ou la température ambiante vaut mieux que cinq allers-retours. Le réglage « Texte sur le plan » en profite particulièrement — il commande aussi l'export, ce qui n'est pas écrit à l'écran ne partant pas dans le DXF.

✓La direction d'un tronçon est purement graphique : elle ne change ni les débits, ni les diamètres, ni les températures. Sa longueur, en revanche, est tout le contraire — elle commande les pertes, la perte de charge, et, à zéro, elle fait du tronçon un nœud, donc une frontière de boucle.

8. Diagnostic et messages d'alarme

Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite, dont l'en-tête porte un compteur — ⛔ n, ⚠ n, ou ✓. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit, ou d'ouvrir son panneau. Sans alarme, le panneau affiche « Aucune alarme ✔ ».

Sur un tronçon ou un nœud

T retour … °C < 50 °C
Rouge. C'est l'alarme de l'outil : l'objectif sanitaire n'est pas tenu à cet endroit du retour. À corriger par le calorifuge, la longueur, le découpage en boucles ou le ΔT de calcul.
v retour … m/s > … m/s
Rouge. La vitesse dépasse le plafond applicable — celui d'une boucle, ou celui d'un collecteur si le bloc reçoit d'autres branches, et le plafond propre au cuivre le cas échéant. Le seuil est rappelé dans le message.
Ø retour > Ø aller — revoir la conception
Rouge. Un retour plus gros que son aller n'a pas de sens physique : c'est le signe d'une boucle trop chargée ou d'un Ø aller forcé trop bas.
v retour … m/s < … m/s (Re non garanti)
Orange. Sous la vitesse minimale, le régime turbulent n'est plus assuré : le calcul se poursuit, mais l'échange thermique réel peut s'écarter du modèle.

Sur un point ECS

antenne … m > 8 m
Rouge. L'antenne terminale, non bouclée, est trop longue.
aucun appareil renseigné
Orange. Le point ne contribue à aucun cumul tant qu'une quantité n'y est pas saisie.
… appareil(s) personnalisé(s) hors table de référence — non pris en compte dans le Ø aller
Orange. Un appareil que vous avez créé vous-même n'a pas d'équivalent dans la table du référentiel : il compte dans le retour, pas dans le diamètre de l'aller.
un point ECS est une feuille — les blocs raccordés derrière (…) sont ignorés du calcul. Changer leur objet en direction de la production.
Rouge, et le message nomme les blocs en cause. C'est la faute de saisie la plus facile à commettre et la plus difficile à voir : le plan a l'air complet, mais toute une branche est hors calcul.

Alarmes globales, qui ne visent aucun bloc

Aucune production sur le plan.
Rouge. Sans racine, il n'y a pas d'arbre : rien n'est calculé.
non raccordé (pas d'objet en direction de la production)
Orange, et elle vise bien un bloc. Il est dessiné, mais hors du réseau. Quand elle s'aligne sur toute une file — tracée à l'envers, ou coupée par une case sautée —, la touche W la raccorde d'un seul geste : voir A7.
Méthode du référentiel indisponible (…) — Ø aller calculés par la vitesse seule
Rouge. Le service de dimensionnement n'a pas répondu ; l'outil continue avec un calcul de repli, et le panneau de chaque tronçon le redit sur sa ligne « Méthode Ø aller ».
Épaisseurs d'isolant indisponibles (…) — déperditions estimées par la relation affine historique
Rouge. Même principe côté calorifuge : les déperditions sont estimées, la ligne « Calorifuge » du panneau le dit bloc par bloc.

Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit et le résultat reste exploitable ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger. Les rouges sont listées en premier.

9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler

Enregistrer / Ouvrir
Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. Les projets de la version précédente de l'outil se relisent sans rien perdre. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
Note CSV
Une ligne par bloc — la production et les annotations exceptées : identifiant, nom, type, longueur, Ø aller extérieur et intérieur, Ø retour extérieur et intérieur, vitesse de retour, débit de boucle, débit cumulé, pertes aller et retour, les quatre températures, et la perte de charge du retour. Puis un bloc Synthèse : débit total, pertes, température minimale, température de retour et HMT. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
Légende
Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
Export DXF
Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export. Le compte rendu du dernier export s'affiche à droite de la barre d'outils.
Paramètres → Projet
Le nom du projet, et le rappel de ce que l'outil calcule — dimensionnement de l'aller par la méthode du référentiel, du retour par le débit de compensation des pertes, températures, ΔP et HMT. L'objectif y est écrit en toutes lettres : ≥ 50 °C en tout point.
Paramètres → Températures
Température de sortie de production, température de consigne, ΔT de calcul, conductivité de l'isolant et coefficient d'échange extérieur. L'outil écrit lui-même son conseil sous les champs : 5 K conseillé, 7 K max pour le ΔT.
Paramètres → Vitesses
Les quatre plafonds et planchers qui bornent le dimensionnement du retour : vitesse minimale de boucle, vitesse maximale de boucle, vitesse maximale en cuivre et vitesse maximale de collecteur. Ce sont eux que citent les alarmes de vitesse.
Paramètres → Appareils
Les types d'appareils que proposent la roue et le panneau (voir A2), et l'ajout d'un appareil personnalisé — un nom, un débit de base. L'onglet prévient qu'un appareil personnalisé n'a pas d'équivalent dans la table du référentiel.
Paramètres → Affichage
Zoom par défaut, grille d'aide, confirmation avant suppression, et cote non répétée le long d'une suite de tronçons.
Paramètres → Annotations
Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
Paramètres → Export DXF
Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
Thème
Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.

La cote non répétée, qui est aussi un réglage de fichier

Sur une suite de tronçons alignés, sans piquage ni nœud, de mêmes diamètres aller et retour et de même matériau, le diamètre n'est écrit qu'au premier : les suivants gardent leur débit, leur vitesse et leur perte de température. Un nœud, un piquage, un changement de Ø ou de matériau relancent la cote. Sur un bloc donné, « Texte sur le plan » a le dernier mot.

✓Ce réglage vaut aussi pour le DXF : ce qui est masqué à l'écran ne part pas dans le fichier. C'est assumé et c'est le but — on livre le plan que l'on a sous les yeux.

9.1 Ajouter un projet au projet ouvert

Deux études montées séparément — deux cages d'escalier, deux bâtiments desservis par la même chaufferie, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :

Une seule production par réseau. Le calcul part d'une racine unique (§ 10) : quand le projet ouvert et le fichier ont chacun leur production, l'outil demande laquelle garder :

Garder celle du projet ouvert
C'est le choix proposé. La production du fichier n'est pas copiée ; les blocs qu'elle alimentait arrivent non raccordés — le diagnostic les signale — et se rattachent au réseau ouvert d'un ALT + clic droit (voir A3).
Prendre celle du fichier
La production du projet ouvert est retirée ; ce sont ses blocs de tête qui deviennent non raccordés. Les réglages de production (températures de sortie et de consigne) restent ceux du projet ouvert.

Les appareils du fichier. La liste des appareils actifs et les appareils personnalisés sont des réglages du projet. Si un point ECS ajouté compte un appareil inactif ou inconnu dans le projet ouvert, l'outil demande s'il faut compléter le projet — l'appareil est activé, un appareil personnalisé est ajouté (renommé « (2) » s'il porte le nom d'un autre de débit différent, jamais confondu avec lui) — ou garder la liste telle quelle : ses quantités restent alors saisies dans le point ECS mais ne comptent pas.

Les deux questions tiennent dans une seule boîte, qui ne s'ouvre que s'il y a lieu ; Échap ou Annuler renonce à l'ajout.

« Ouvrir » : remplacer le projet, ou lui ajouter le synoptique du fichierL'ajout est posé d'un bloc sur la zone libre la plus proche du plan ouvert — jamais à l'autre bout de la carte.OUVRIR « LOT-B.JSON »Le projet en cours compte 38 objets de réseau.Que faire du fichier ?Ajouter au projet en coursPosé d'un bloc sur la zone libre la plus proche, sans chevauchement.Même nature d'outil seulement. Ctrl+Z annule l'ajout.Remplacer le projet en coursLe projet ouvert est fermé : enregistrez-le avant.AnnulerCARTOUCHEProjet ouvert (cartouche compris)Synoptique ajouté (sélectionné)2 cases● centre de gravité du plan ouvert : on cherche la place libre la plus proche1Même nature d'outil seulement : un fichier d'un autre synoptique est refusé, avec un message.2Un seul Ctrl+Z annule tout l'ajout ; les appareils manquants peuvent être activés dans le même cran.3Une seule production par réseau : on choisit laquelle garder ; les blocs de l'autre arrivent non raccordés.
La boîte de choix à l'ouverture, et la règle de placement : le lot ajouté arrive sans production. Aperçu en thème clair.
✓On ne mélange pas les natures : un fichier d'un autre synoptique (EF / ECS, EU / EV, eaux pluviales, hydraulique…) est refusé avec un message, que l'on choisisse d'ajouter ou de remplacer. Chaque enregistrement indique désormais l'outil dont il vient.
⚠Tant que les blocs de tête du lot ajouté ne sont pas raccordés, ils sont hors du calcul : ni débit, ni température, ni HMT. Une fois raccordés, tout est recalculé sur le réseau entier — débits de bouclage, diamètres de retour, température minimale et HMT du circulateur.

9.2 La légende

Le bouton Légende pose à côté du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : la production, la conduite aller, la conduite retour, le nœud, le point ECS, puis les traits.

« Légende » : un tableau des seuls objets présents sur le planSymbole réel à gauche, signification à droite — texte par défaut, modifiable au panneau de propriétés.LÉGENDESymboleSignificationPréparateur ECS — sous-station du bâtiment ARéseau bouclé — conduite aller (distribution ECS)Réseau bouclé — conduite retour (bouclage)Nœud de réseau (piquage, jonction, changement de direction), aller et retourPoint de puisage ECS — antenne non boucléeTrait continu (repère graphique)Ce que montre la figureUne ligne par objet présent : production,conduite aller, conduite retour, nœud, point ECS.Le réseau a deux lignes : un tronçon se dessineen deux traits, chacun est nommé.Chaque ligne à la couleur de son symbole,toujours doublée du texte.Matériau, contexte, calorifuge : textes du plan,pas de ligne. Aucune apparence à légender.Première ligne retouchée ; case décochée = ligne masquée.1Objet de fond de plan : aucun calcul, aucun diagnostic, absent de la note CSV ; il se prend en espace « Fond de plan » (S).2Au DXF : traits en LINE, un MTEXT par cellule à la couleur de sa ligne, calque BECS_LEGENDE — retouche directe dans AutoCAD.3Textes mémorisables sur le poste : ils seront proposés aux prochaines légendes ; « Textes d'origine » les oublie.
La légende générée sur le projet d'exemple, première ligne retouchée. Aperçu en thème clair.

10. Ce que l'outil ne fait pas

Référence documentaire : NF DTU 60.11.