Synoptique aéraulique PRO
Documentation d'usage — les gestes de souris et de clavier, espace par espace
- Outil
- Synoptique aéraulique — Bâti'Tools (compte PRO)
- Ce que fait l'outil
- Dessiner un réseau aéraulique bloc par bloc — ventilateur, tronçons, nœuds, bouches — propager les débits des bouches jusqu'à la production, et donner à chaque tronçon sa section ; puis livrer le plan en DXF et la note en CSV
- Familles de réseau
- Soufflage CTA (bleu), Extraction CTA (rouge), Extraction VMC (vert) — étanches entre elles
- Donnée d'entrée
- Le débit d'une bouche, et lui seul : tout le reste est calculé ou dessiné
Le synoptique n'est pas un formulaire : c'est un éditeur graphique. Ce qu'il faut en connaître tient donc moins à des formules qu'à des gestes — quel bouton de souris prend un objet, quelle touche en change la forme, et dans lequel des deux espaces d'édition on se trouve. Cette page décrit ces gestes un par un, puis les montre en situation sur cinq aperçus commentés.
La même mécanique équipe les autres synoptiques du site (hydraulique, PdC aérauliques…) : les gestes décrits ici s'y retrouvent à l'identique, aux objets près.
Sommaire
- 0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
- 1. L'écran
- 2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
- 3. La souris en espace « Objet »
- 4. La souris en espace « Fond de plan »
- 5. Le clavier
- 6. Neuf gestes en situation
- A1 — La roue des formes, au double-clic sur un tronçon
- A2 — La saisie rapide du débit, au double-clic sur une bouche
- A3 — ALT + clic droit, pour désigner l'objet en direction du ventilateur
- A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons
- A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
- A6 — L'enchaînement des lignes, et le coude qui se dessine seul
- A7 — La touche W, pour raccorder toute une file en direction du ventilateur
- A8 — L'apparence d'un terminal, au double-clic DROIT
- A9 — La gaine de prise d'air neuf ou de rejet, raccordée au ventilateur
- 7. Le panneau de propriétés
- 8. Diagnostic et messages d'alarme
- 9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
- 10. Ce que l'outil ne fait pas
0. Ce que l'outil dessine et ce qu'il calcule
Un projet est une suite de blocs posés sur une grille, chacun raccordé à son objet en direction du ventilateur — le bloc qui l'alimente. Le ventilateur est la source du réseau ; chaque bloc pointe vers ce qui lui amène l'air, et les bouches sont les feuilles. Au ventilateur peut se raccorder une gaine extérieure — prise d'air neuf ou rejet d'air — qui reçoit son débit (A9).
- Ventilateur
- Source du réseau. Son débit n'est pas saisissable : il est la somme des bouches qu'il dessert, et s'affiche en « Débit cumulé ». Il ne peut se raccorder qu'à une gaine de prise d'air neuf ou de rejet, à laquelle il rend ce débit ; sans raccordement, il est simplement la racine.
- Tronçon
- Conduit dimensionné. Porte un type de section (circulaire, carrée, rectangulaire automatique ou à hauteur forcée, oblong plat ou étroit, dimensions forcées à la main) et une forme de tracé — deux tracés droits et quatre coudes à 90°.
- Nœud
- Partage du débit. Il n'a aucune forme à régler : son dessin se déduit tout seul des blocs qui lui sont raccordés — un té, une croix ou un coude apparaissent sans qu'on ait rien à choisir.
- Bouche
- Terminal. Elle porte le débit saisi, seule donnée d'entrée du réseau, et se dessine en grille carrée, en bouche ronde ou en module de régulation. Le sens des flèches d'air vient de la famille, jamais d'un réglage.
- Prise d'air neuf, rejet d'air
- Deux familles de réseau que l'on ne choisit pas : une file de tronçons devient « prise d'air neuf » dès qu'un ventilateur de soufflage s'y raccorde, « rejet d'air » si c'est une extraction (CTA ou VMC). Ces tronçons ne portent jamais de bouche : leur débit vient des ventilateurs, et ils se dimensionnent comme les autres. Le tronçon en bout de gaine — la grille de façade, la sortie de toiture — écrit le débit total et peut se dessiner en grille à ventelles.
- Texte et trait
- Annotations. Elles n'entrent dans aucun calcul — elles sont retirées de l'état avant le premier tour de moteur — mais elles sont dessinées et exportées comme le reste.
À chaque modification, l'outil propage les débits des bouches vers la production, puis demande à la table d'expertise du site la section de chaque tronçon pour le débit qui y transite. Le résultat s'écrit sur la case, dans le panneau de propriétés et dans la note CSV.
1. L'écran
- Barre d'outils (en haut)
- Nom du projet, Nouveau, Ouvrir, Enregistrer (.json), Note CSV, ⤓ DXF, Légende, annuler / rétablir, zoom − / +, Tout effacer, ⚙ Paramètres, bascule clair / sombre.
- Panneau de gauche
- La famille active (couleur des objets à venir), la palette de blocs en symboles suivie de deux items de mode (polyligne de tronçons, chaînage en direction du ventilateur), la case de l'espace d'édition et la palette d'annotations suivie de l'item polyligne de traits, puis l'aide : modes de tracé et raccourcis clavier.
- Le plan (au centre)
- La grille de travail. Une case occupe deux pas de grille ; deux blocs ne peuvent pas se superposer, les annotations si.
- Panneau de droite
- Propriétés de la sélection, Diagnostic (la liste des alarmes) et Synthèse (le débit total de chaque réseau). Un clic sur un ventilateur de la synthèse cadre la vue sur lui et le sélectionne : sur un grand plan, c'est le moyen de retrouver une machine sans la chercher.
- Les trois languettes
- ◀ ▲ ▶, au bord de chaque panneau : elles escamotent la palette, la barre d'outils et le panneau de droite pour rendre au dessin près de la moitié de la largeur. L'état est mémorisé d'une ouverture à l'autre. Sous 900 px de large, palette et propriétés deviennent des tiroirs (boutons ☰ et ▤).
La palette montre les blocs par leur symbole, à la couleur de la famille active : ce qu'on y voit est exactement ce qui sera posé sur le plan. Le survol en donne le nom.
2. Les deux espaces d'édition — Objet et Fond de plan
C'est la première chose à connaître, parce qu'elle commande tout le reste : un seul espace est actif à la fois, et ce qui n'est pas dans l'espace actif ne reçoit aucun clic.
- Objet — les blocs qui entrent dans le calcul : ventilateur, tronçons, nœuds, bouches.
- Fond de plan — les annotations : traits et textes.
Le problème qu'il règle est concret : un trait posé par-dessus un tronçon — souligner une antenne, barrer une zone, tirer un repère — rendait le tronçon inatteignable, puisque c'est le dernier objet dessiné qui reçoit le clic. En espace « Objet », le trait devient transparent aux clics et le tronçon se prend normalement ; en espace « Fond de plan », c'est l'inverse.
On bascule d'un espace à l'autre par la touche S ou par la case Espace fond de plan du panneau de gauche. Le fond de la carte change de teinte : c'est le seul repère permanent du mode, et il est visible depuis le plan, là où l'on travaille.
L'espace actif commande : ce qui reçoit un clic, ce que prend le rectangle de sélection, ce que prend Ctrl+A, ce que la palette permet d'ajouter, et quelle touche de tracé répond. Il ne commande ni le calcul, ni le dessin, ni l'export : un plan s'affiche et s'exporte entier dans les deux cas. C'est ce qui rend ce mode sans danger — on ne peut pas livrer un fichier amputé parce qu'on a oublié dans quel espace on était.
3. La souris en espace « Objet »
Trois boutons, un emploi chacun : le gauche dessine et sélectionne, la molette enfoncée déplace le plan, le droit ne sert plus qu'au raccordement, avec ALT.
Ajouter un bloc
- Clic sur un symbole de la palette
- L'objet part de la case désignée : la case de l'objet sélectionné ou, sans sélection, la dernière case désignée — dernier objet sélectionné, ou case vide cliquée sur le plan. Si aucun bloc de réseau n'occupe cette case (une annotation ne compte pas), l'objet s'y pose ; sinon il se pose sur la case libre la plus proche, contiguë d'abord, dans l'ordre droite, bas, gauche, haut. Il devient l'aval de l'objet sélectionné quand il y en a un.
- Clic sur un item de mode
- La polyligne de tronçons arme le même tracé que la touche Q, le chaînage en direction du ventilateur (trois cases traversées par un flux) le même geste que W. L'item reste allumé tant que le mode dure ; un second clic dessus ou Échap en sort. Son infobulle rappelle la touche.
- Ctrl + clic gauche maintenu sur un symbole
- On fait glisser le symbole jusqu'à la case voulue ; un fantôme translucide, à l'échelle du zoom courant, suit le curseur. Au relâchement, l'objet se raccorde au bloc contigu, s'il n'y en a qu'un : deux voisins possibles, c'est deux lectures du geste, et l'objet naît alors racine — le panneau tranche.
Sélectionner
- Clic gauche sur un objet
- Le sélectionne — au relâchement, pas à l'appui : tant que le bouton est tenu, on ne sait pas encore si le geste est un clic ou un déplacement.
- Maj + clic
- Ajoute l'objet au lot, ou l'en retire. Le geste n'en déplace aucun : on ne peut pas retirer un objet d'une sélection en le bougeant d'une case au passage.
- Clic gauche maintenu sur le fond
- Trace le rectangle de sélection. Avec Maj, il ajoute au lot au lieu de le remplacer. Il ne prend que les objets de l'espace actif.
- Clic gauche sur le fond, sans bouger
- Relâche la sélection, et fait de la case cliquée la case désignée des prochains ajouts depuis la palette. Un cadre en tirets la marque tant que rien n'est sélectionné.
- Clic sur un objet superposé à d'autres
- Quand plusieurs objets se trouvent sous le curseur — cela n'arrive qu'entre annotations, deux blocs métier ne se chevauchant jamais — une roue de choix s'ouvre et demande lequel prendre. Le survol d'une pastille désigne l'objet correspondant sur le plan.
Déplacer, dupliquer, supprimer
- Glissé depuis un objet
- Le déplace. Le curseur passe en « interdit » et la case se cercle de rouge là où la position n'est pas libre ; on ne peut pas lâcher un bloc sur un autre.
- Glissé depuis un membre d'un lot
- Déplace tout le lot, positions relatives conservées. Un clic sans déplacement réduit la sélection à ce seul objet.
- Ctrl + glissé
- Duplique. Les copies d'un lot conservent entre elles les raccordements qu'avaient les originaux.
- Suppr
- Supprime la sélection — un objet ou quinze. Les enfants d'un bloc supprimé sont rattachés à son objet en direction du ventilateur. La confirmation s'active ou se désactive dans Paramètres → Affichage ; dans les deux cas Ctrl+Z annule toujours une suppression.
Donner sa forme, sa valeur, son raccordement
- Double-clic sur un tronçon ou un nœud
- Ouvre la roue des sept formes autour du curseur — voir A1.
- Double-clic sur une bouche
- Ouvre la saisie rapide du débit à côté du curseur — voir A2.
- Double-clic droit sur une bouche
- Ouvre la roue d'apparence du terminal — grille carrée, bouche ronde, module de régulation en gaine — voir A8. Sur un objet qui n'a pas d'apparence à choisir, le bandeau le dit.
- ALT maintenue, puis clic droit sur un bloc
- L'objet sélectionné se raccorde à ce bloc, en direction du ventilateur — voir A3.
- ALT + clic droit sur le fond
- Déconnecte l'objet sélectionné : il redevient une racine.
Le clic droit seul ne supprime rien et n'ouvre aucun menu : le menu contextuel du navigateur est retenu, sans quoi il s'ouvrirait par-dessus le plan à chaque raccordement. Le double-clic droit, lui, ouvre la roue d'apparence.
Se déplacer dans le plan
- Molette enfoncée et glisser
- Déplace le plan. Le curseur devient une main ouverte à l'appui, fermée pendant le déplacement. Le clic gauche, lui, ne fait plus défiler le plan — il trace le rectangle de sélection.
- Molette seule
- Fait défiler le plan, comme une page.
- Ctrl + molette
- Zoom, ancré sur le curseur : on vise un détail, on s'en approche, et il reste sous la pointe.
Déplacer le texte d'un objet
Le débit d'une bouche, la cote d'un tronçon, le repère d'un ventilateur sont des textes d'objet : ils ne sont pas des annotations et se placent d'eux-mêmes autour de la case, là où ils ne gênent rien.
- Ctrl + molette enfoncée sur le texte, et glisser
- Déplace ce texte, et lui seul. Le décalage est enregistré avec le projet et suit l'objet quand on le déplace.
- Ctrl + clic de molette sur le texte, sans glisser
- Rend le texte au placement automatique.
Sans Ctrl, la molette enfoncée déplace toujours le plan, même au-dessus d'un texte : c'est ce qui évite de décaler une cote sans le vouloir en saisissant la planche. Les annotations (textes libres, traits), elles, se déplacent au bouton gauche, comme un bloc.
La minimap
Dans le coin bas-droit de la carte, une vue d'ensemble montre le plan entier — l'emprise de tous les objets — dessiné comme la vue simplifiée : un trait par tronçon, un point par ventilateur et par bouche, en couleur de réseau, les traits d'annotation, et aucun texte. Un rectangle y marque ce qui est à l'écran ; il suit le défilement et le zoom. Cliquez ou glissez dans la minimap pour cadrer la vue à cet endroit : c'est le moyen le plus rapide de rejoindre un niveau ou une zone d'un grand plan. Le ✕ la masque, le bouton Minimap la rappelle, et le réglage est enregistré avec le projet (Paramètres → Affichage).
La vue simplifiée
Au-dessous d'un certain zoom — 50 % par défaut, réglable dans Paramètres → Affichage — le plan change de représentation : chaque tronçon et chaque nœud deviennent un trait fin de la couleur du réseau, chaque ventilateur et chaque bouche un point de la même couleur, et aucun texte n'est écrit. Un bandeau le signale à la bascule. C'est ce qui garde un plan de plusieurs centaines d'objets fluide en vue d'ensemble ; il suffit de zoomer pour retrouver les symboles et les textes. En vue simplifiée, un clic sur un point ou un trait sélectionne l'objet (Maj ajoute au lot), et l'export DXF emporte toujours le dessin complet, quel que soit le zoom.
4. La souris en espace « Fond de plan »
Les gestes de sélection, de déplacement, de duplication et de suppression sont exactement les mêmes qu'en espace « Objet » — ils portent simplement sur les traits et les textes, les blocs métier ne répondant plus. Trois différences seulement :
- Double-clic sur un texte ou un trait
- Ouvre la roue d'annotation, qui reste ouverte pendant qu'on règle — voir A5.
- Un texte se pose au demi-pas
- Un texte ne collisionne avec rien : il se déplace hors de la grille, au centième de case, pour se caler entre deux gaines. ALT pendant le glissé rétablit la grille, le temps du geste — c'est ainsi qu'on remet d'aplomb un texte posé de travers. Un lot mixte, lui, garde le pas d'une case.
- Les flèches du clavier
- Sur un trait ou un texte, ← → posent l'horizontale et ↑ ↓ la verticale, sur toute la sélection. Un texte vertical pivote d'un quart de tour et se lit de bas en haut.
- Clic sur le symbole d'un texte ou d'un trait
- L'annotation se pose exactement sur la case désignée — objet sélectionné, ou dernière case désignée — par-dessus ce qui s'y trouve : il n'y a pas de collision à éviter.
- Clic sur l'item polyligne de traits
- Arme le même tracé que la touche X. Grisé en espace « Objet », comme X y est muette.
Les annotations peuvent librement se chevaucher entre elles. Le survol d'une case d'annotation la souligne d'un liseré tireté — c'est ce qui dit, avant le clic, laquelle va le recevoir ; et si plusieurs se disputent le même endroit, le clic ouvre la roue de choix décrite plus haut. Une annotation ne se raccorde à rien, par construction : elle n'a ni raccordement, ni résultat, ni alarme.
5. Le clavier
Toutes les touches passent par une même table, et c'est cette table qui écrit l'aide de l'outil (bouton ? de la barre, ou F1) : la liste ci-dessous est donc celle de l'outil, pas une recopie.
5.1 Les raccourcis
- Ctrl+Z
- Annuler. L'historique remonte 50 actions.
- Ctrl+Y ou Ctrl+Maj+Z
- Rétablir.
- Suppr
- Supprimer la sélection.
- Ctrl+A
- Tout sélectionner — c'est-à-dire tout l'espace actif, comme le rectangle.
- Échap
- Relâcher la sélection. Termine aussi un tracé en cours : le mode de tracé enchaîne les lignes et ne se referme pas tout seul — voir A6.
- ← → ↑ ↓
- Deux emplois, selon l'objet. Sur un trait ou un texte, elles règlent la direction. Sur un bloc de réseau seul — bouche, tronçon, nœud — elles le raccordent au bloc contigu de ce côté, en direction du ventilateur : « je me raccorde à ma gauche ». Le ventilateur en est exclu, puisqu'il est toujours une racine.
- Espace
- Bascule entre tronçon et nœud, dans les deux sens. Un tronçon devient un nœud, dont le dessin se déduit de ce qui s'y raccorde ; un nœud redevient un tronçon, à la forme que ses raccordements dessinaient — un nœud en coude redonne le coude correspondant, et le dessin ne bouge pas. Rien n'est perdu au passage : les raccordements pointent vers le bloc situé en direction du ventilateur, et un tronçon peut ainsi recevoir plusieurs objets. Une sélection mixte bascule chacun dans son sens, en un seul Ctrl+Z. La touche ne fait rien sur autre chose — ailleurs, elle continue de faire défiler la page.
- S
- Basculer entre « Objet » et « Fond de plan ». Pourquoi cette touche.
5.2 Les modes de tracé (touches tenues)
Trois touches, trois canaux, et chacune ne répond que dans son espace. Une touche annoncée mais muette serait pire que pas d'aide : l'aide du panneau estompe donc le tracé indisponible et rappelle quel espace l'ouvre.
- Q
- Pose une file de tronçons. Espace « Objet ».
- X
- Pose une file de traits d'annotation. Espace « Fond de plan ».
- W
- Raccorde de proche en proche une file déjà posée, d'une extrémité à l'autre, en remontant vers le ventilateur. Ne pose aucun objet : elle en raccorde. Espace « Objet » — voir A7.
Chaque mode a aussi son item dans la palette, pour qui ne connaît pas encore la touche : polyligne de tronçons et chaînage en direction du ventilateur parmi les blocs, polyligne de traits parmi les annotations. Cliquer l'item revient à taper la touche ; il est grisé hors de son espace et reste allumé tant que le mode dure.
Ces lettres ne sont pas des initiales : comme S, elles sont choisies pour leur place sous la main gauche — voir 5.3.
Les deux touches acceptent indifféremment les deux gestes :
- Touche maintenue, on appuie sur le fond de la carte et on tire : chaque case franchie pose un objet contigu au précédent. Horizontal ou vertical selon le sens du glissé. Plus rapide sur une file courte.
- Touche tapée, puis un clic au départ et un clic à l'arrivée : la file se pose entre les deux, et un aperçu montre d'avance ce qui sera posé. Ne se rate pas sur un plan large. Échap ou le clic droit annulent.
La file de réseau ne s'arrête plus devant un bloc existant : elle saute la case prise — poser un tronçon dessus casserait la chaîne des raccordements sans le dire — et reprend après elle. La file de traits, elle, ne rencontre jamais d'obstacle : une annotation ne collisionne avec rien, et souligner un réseau est précisément ce qu'on lui demande.
En deux clics, le mode enchaîne : le second clic termine une ligne et ouvre la suivante, qui repart de là. C'est Échap qui termine — voir A6. Un témoin suit le curseur pendant tout le tracé et annonce, avant le clic, ce qu'il fera de la case visée (A4).
5.3 Pourquoi Q, S et X
Ces trois lettres ne sont pas des initiales : Q ne veut pas dire « réseau », X ne veut pas dire « trait ». Elles sont choisies pour l'endroit où elles se trouvent — et l'endroit, ici, vaut mieux qu'un moyen mnémotechnique.
Ce que la position fait gagner
- La main gauche ne se déplace pas. Q et S sont voisines sur la rangée de repos, X est immédiatement en dessous : les trois tiennent sous des doigts déjà posés. Le cycle courant — je trace un réseau, je passe au fond de plan, je tire un trait, je reviens — ne demande aucun repositionnement de la main.
- Le regard ne quitte pas le plan. Une touche que la main doit aller chercher se vérifie des yeux ; une touche sous le doigt se tape à l'aveugle. Le gain n'est pas dans la frappe elle-même, il est dans le recentrage du regard qu'on s'épargne à chaque geste — et dans les tracés qu'on ne recommence pas parce que la main s'est posée une rangée trop haut.
- Les modificateurs sont au même endroit. Ctrl, Alt et Maj bordent ce triangle, et c'est la même main qui les tient déjà : Ctrl + clic gauche maintenu pour déposer depuis la palette, ALT + clic droit pour raccorder, Maj + clic pour ajouter à la sélection, Ctrl+Z, Ctrl+A. La main droite ne quitte pas la souris, la gauche ne quitte pas son coin de clavier.
- Rien n'est pris au navigateur, ni à la saisie. Les raccourcis de l'outil sont des touches sans modificateur : Ctrl+S, Ctrl+Q et Ctrl+X appartiennent au navigateur et continuent de lui appartenir. Et dans un champ de texte, q, s et x sont des lettres : aucune de ces touches ne se déclenche pendant une saisie.
Et si ces trois lettres ne vous vont pas
Chaque touche est une action nommée dans la table des raccourcis, et l'aide de l'outil (bouton ?, F1) est écrite depuis cette table, jamais recopiée à la main : elle ne peut donc pas annoncer une touche qui ne ferait rien. De même, un tracé demandé dans le mauvais espace affiche un message qui nomme la touche de bascule, lue elle aussi dans la table. C'est ce qui permettra à l'éditeur de raccourcis à venir de réaffecter ces trois actions, et d'enregistrer votre propre jeu.
6. Neuf gestes en situation
Les aperçus ci-dessous sont dessinés avec les symboles et la géométrie réels de l'outil : la roue y a les pastilles, l'ordre et le diamètre de celle qui s'ouvre à l'écran. Ils sont représentés en thème clair, au zoom 100 %.
A1 — La roue des formes, au double-clic sur un tronçon
Choisir un dessin, pas un mot : on sait quel coude on veut, pas comment l'outil l'a nommé.
Le geste
Double-clic gauche sur un tronçon ou sur un nœud. La roue s'ouvre centrée sur le curseur et son centre reste vide : l'objet édité reste visible, et chaque pastille montre l'effet qu'elle aura sur lui. Un clic sur une pastille applique la forme et ferme la roue.
Les sept formes
- Les deux tracés droits : horizontal et vertical (la colonne montante).
- Les quatre coudes à 90°, nommés par les deux côtés de case qu'ils relient : gauche–haut, gauche–bas, droite–haut, droite–bas. Chaque coude est dans le quadrant qui porte son nom — le coude droite-haut en haut à droite, le gauche-bas en bas à gauche : c'est cet appariement qui permet de viser sans lire.
- Le nœud, septième pastille : ce n'est pas une direction mais un changement de type de bloc. Il est là parce que, du point de vue de celui qui dessine, « nœud » est bien la septième forme que peut prendre la case sur laquelle il travaille — et le lui refuser obligerait à supprimer puis recréer, donc à perdre les raccordements.
Ce que la roue montre
- Forme courante
- Cerclée d'accent : la roue dit d'où l'on part.
- Survol d'une pastille
- Une infobulle en donne le nom — « Coude droite – haut » — ; on n'a pas besoin de cliquer pour savoir.
- Au clavier
- Les flèches déplacent le choix vers la pastille la plus proche dans la direction demandée, Tab parcourt la couronne, Entrée valide, Échap ferme sans rien changer.
- Un clic dans le vide
- Ferme la roue. Rien n'est appliqué.
A2 — La saisie rapide du débit, au double-clic sur une bouche
Monter un plan, c'est saisir un débit par bouche, quarante fois de suite : le panneau de propriétés est à l'autre bout de l'écran.
Le geste
Double-clic gauche sur une bouche. Une petite boîte apparaît à côté du curseur, le champ a déjà le focus et la valeur courante est sélectionnée : on tape, on valide, on enchaîne sur la bouche suivante. La saisie se fait là où l'œil est déjà.
Les trois sorties
- Entrée
- Applique la valeur et ferme.
- Clic à l'extérieur
- Applique aussi, et ferme. Choix délibéré : la valeur est déjà tapée, la perdre au profit d'un « annuler » que personne n'a demandé serait une punition. Le geste d'après — le double-clic sur la bouche suivante — enchaîne donc directement.
- Échap
- Ferme sans rien appliquer. Seule vraie sortie de secours.
Ce qu'il faut savoir
- Tant que la boîte est ouverte, aucun clic n'atteint le reste de l'outil et les raccourcis clavier sont neutralisés : un clic distrait ne peut pas déplacer un bloc pendant qu'une saisie est en cours.
- Un champ laissé vide ne change rien — on ne confond pas « je n'ai rien saisi » avec « zéro » ; zéro se tape. Une saisie non numérique est refusée, la valeur reste celle d'avant.
- Une valeur identique à l'actuelle n'empile aucun cran d'annulation : une tournée de vérification sur vingt bouches ne remplit pas l'historique.
- Un seul bloc à la fois, même en sélection multiple : l'édition en lot reste le fait du panneau de propriétés, où elle est visible et voulue.
- La boîte ne s'ouvre que sur une bouche. Ni le ventilateur — son débit est calculé —, ni le tronçon — ses dimensions viennent de la table, sauf saisie manuelle assumée, qui demande alors deux valeurs et non une —, ni le nœud.
A3 — ALT + clic droit, pour désigner l'objet en direction du ventilateur
Le geste le moins évident de l'outil : il se fait à deux mains, et c'est pourquoi l'outil l'explique au moment précis où la question se pose.
Le geste
- Sélectionner l'objet à raccorder — celui qui va se raccorder en direction du ventilateur.
- Maintenir ALT : les blocs auxquels il peut se raccorder se cerclent d'accent et clignotent ; les autres s'éteignent. Un bandeau apparaît en bas de la carte : « Clic droit sur l'objet auquel raccorder …, en direction du ventilateur. »
- Clic droit sur le bloc choisi. Le lien est posé, les débits sont recalculés, et l'on peut enchaîner sans relâcher ALT.
Le clignotement dure 1,1 s par cycle — jamais plus de trois par seconde, pour les personnes photosensibles — et s'arrête si le système est réglé sur « mouvement réduit », le repère restant en place.
Les autres chemins vers le même résultat
- Les flèches du clavier
- Sur un objet seul, ← → ↑ ↓ le raccordent au bloc contigu de ce côté. C'est le chemin le plus court quand l'objet en direction du ventilateur touche celui à raccorder.
- Le select « Objet en direction du ventilateur »
- Dans le panneau de propriétés : la liste nommée de tous les objets auxquels il peut légitimement se raccorder. Pour un ventilateur, il s'intitule « Objet en direction de la gaine extérieure (prise d'air neuf ou rejet) ».
- ALT + clic droit sur le fond
- Coupe le lien : l'objet redevient une racine.
A4 — La touche Q, pour tracer une file de tronçons
Une antenne de huit tronçons, c'est huit dépôts et huit raccordements : le tracé continu en fait un seul geste.
Le geste
Deux façons, au choix :
- Touche maintenue — on appuie sur le fond de la carte et on tire. Chaque case franchie pose un tronçon contigu au précédent ; l'axe se verrouille sur l'horizontale ou la verticale selon le sens du glissé. Au relâchement, la ligne est posée et la touche est rendue.
- Touche tapée — le mode reste armé, le curseur devient un réticule. Un clic au départ, un clic à l'arrivée, et la file se pose entre les deux. Le mode ne se referme pas : la ligne suivante repart de celle-ci — voir A6. Échap ou le clic droit terminent.
Le témoin de case
Tant qu'un mode de tracé est armé, un cadre de la taille d'une case suit le curseur et annonce, avant le clic, ce qu'il fera de la case visée. Il le dit par une couleur et par un signe — jamais par la couleur seule :
- Cadre jaune, signe « + »
- On peut poser ici.
- Cadre orange, signe « ⇢ »
- La case est prise : elle sera sautée, et la file continuera après elle.
- Cadre rouge, signe « × »
- Impossible : la case de départ est déjà prise, ou l'on vise hors du plan. Une file ne commence pas dans le vide ; le refus tombe au premier clic, et le mode reste armé — il n'y a rien à reprendre, il suffit de viser ailleurs.
Le départ accepté reste marqué jusqu'à ce que la seconde extrémité soit donnée : sur un plan large, on sait à tout instant d'où part la ligne qu'on est en train de viser.
Trois points à connaître
- La file saute, elle ne s'arrête plus
- Un objet qu'un tronçon n'a pas le droit de chevaucher ne stoppe plus le tracé : la case est laissée vide et la ligne reprend après. L'aperçu hachure d'avance les cases qui seront sautées, et le compte rendu les dénombre — « 7 objets posés — 2 cases sautées ».
- Le trou rompt la chaîne
- Le tronçon qui suit un trou n'est pas contigu au précédent : le raccorder au précédent fabriquerait un raccordement qui n'existe sur aucun réseau. Il cherche donc le sien autour de lui, et reste racine s'il y a le moindre doute — le diagnostic le signale, et W le répare d'un geste (voir A7).
- Le sens de tracé
- Dans le sens de l'air, de la production vers les bouches : le suivant se raccorde au tronçon qu'on vient de poser. Tracé à l'envers, le réseau serait construit à l'envers et les débits cumulés seraient faux sans qu'aucune alarme ne le dise.
Chaque ligne, si longue soit-elle, ne coûte qu'un seul Ctrl+Z. La même mécanique sur X, en espace « Fond de plan », pose une file de traits — qui, elle, ne rencontre jamais d'obstacle : une annotation ne collisionne avec rien.
A5 — La roue d'annotation, au double-clic sur un texte
Une légende se règle sur le plan, à l'endroit où on la lit — pas dans un panneau à l'autre bout de l'écran.
Sur un texte
La pastille « Texte… » ouvre la saisie du contenu ; les suivantes basculent le gras, l'italique, le souligné et le cadre ; une pastille à jauge règle la hauteur — par « − », par « + », en tapant la valeur, ou à la molette au-dessus de la jauge ; deux pastilles donnent la direction, horizontale ou verticale.
Sur un trait
Direction (horizontale ou verticale), épaisseur en quatre pastilles — fin, normal, épais, très épais — et ligne continue ou en tirets. Chaque pastille dessine l'aperçu de ce qu'elle fera : un trait passé en tirets se voit sur toutes les autres.
La case « Par défaut »
Elle fait de l'objet en cours le modèle des prochains ajouts depuis la palette : le corps, le style et la direction qu'on vient de régler deviennent ceux du prochain texte posé. Les mêmes réglages sont accessibles dans Paramètres → Annotations, et la décocher rend aux défauts leurs valeurs d'origine.
Ce qui distingue cette roue des autres
Elle ne se referme pas après un choix : chaque réglage s'applique tout de suite, et le centre de la roue — laissé vide — montre l'objet en train de changer. Entrée, Échap ou un clic à l'extérieur ferment ; chaque réglage s'annule par Ctrl+Z.
A6 — L'enchaînement des lignes, et le coude qui se dessine seul
Un réseau, ce n'est pas une ligne : c'est une suite de segments perpendiculaires. Le mode de tracé ne se referme donc plus à chaque angle.
Le geste
On tape Q une fois, on clique le départ, puis l'arrivée de la première ligne — et le mode reste ouvert. Le clic suivant pose l'arrivée de la deuxième ligne, qui repart de la première ; et ainsi de suite. Échap termine, et annonce le nombre de lignes posées.
Chaque ligne finit par un nœud
Le dernier objet d'une ligne de réseau est un nœud, pas un tronçon : c'est là qu'on tourne, qu'on pique, qu'on repart. La ligne suivante ne pose rien dessus : elle part de sa case, commence à la suivante, et s'y raccorde.
Et le coude n'est écrit nulle part
Le nœud se retrouve alors raccordé d'un côté à la ligne d'avant, de l'autre à celle d'après. Or le dessin d'un nœud se déduit entièrement de ce qui s'y raccorde — c'est vrai depuis toujours : il se dessine donc en coude, sans qu'aucune règle d'angle n'existe dans l'outil. Deux lignes alignées donnent un nœud traversé de part en part, dont le tracé est exactement celui d'un tronçon droit : la jonction ne se voit pas.
Une ligne reste un cran d'annulation : on défait segment par segment, ce qui est le grain auquel on se trompe.
A7 — La touche W, pour raccorder toute une file en direction du ventilateur
Une grande file tracée dans le mauvais sens de flux, et le diagnostic aligne cinquante tronçons sans débit. Les reprendre un par un au panneau est le genre de corvée qu'un geste doit absorber.
Le geste
W tapée (ou maintenue, pour tirer d'un bout à l'autre), un clic sur l'objet qui a besoin d'être raccordé, un clic sur l'extrémité du côté de la production. Chaque objet de la ligne se raccorde alors à son voisin, de proche en proche.
La ligne est d'abord détachée de ses raccordements. Avant d'écrire le moindre lien, chaque objet de la ligne oublie le raccordement qu'il avait — sauf le dernier, dont le raccordement mène à la suite du réseau. C'est ce qui permet de retourner une file raccordée à l'envers en un seul geste : sans cela, le premier objet ne pouvait pas se raccorder à un voisin qui était déjà raccordé à lui. Un objet de la ligne qui tenait à un autre réseau change de réseau : la ligne que l'on désigne est celle que l'on veut construire. Un tronçon posé en travers de la ligne — le croisement d'une autre file — est pris dans la chaîne comme les autres.
Le tronçon en travers devient un nœud
Chaque tronçon chaîné dont la direction n'est pas celle de la ligne (vertical dans une ligne horizontale, ou l'inverse) est transformé en nœud au moment où la chaîne se pose. Le nœud dessine ses embranchements vers tout ce qui s'y raccorde : on voit que la ligne s'est connectée à un objet qui appartenait peut-être à un autre réseau. Sa direction n'est volontairement pas corrigée : si ce tronçon portait déjà d'autres objets, le nœud les relie maintenant tous en même temps, et c'est précisément ce cas qu'il faut repérer d'un coup d'œil pour le corriger par un autre geste (ALT + clic droit, Espace, panneau). Le bandeau compte les tronçons convertis, et un seul Ctrl+Z défait la conversion avec la chaîne.
Trois arrêts, et la chaîne dit toujours lequel
- Plus d'objet contigu
- La ligne s'interrompt : il n'y a rien à la case suivante.
- L'objet suivant est refusé
- Une bouche : un terminal ne reçoit aucun raccordement. Ou un raccordement que le panneau refuserait — mélange de familles, chemin qui traverserait deux ventilateurs : les règles du panneau valent ici à la lettre, le geste ne les contourne pas. Ce qui se trouve après l'arrêt garde son raccordement.
- La racine est atteinte
- Un bloc qui n'accepte aucun raccordement. C'est le seul arrêt qui soit une réussite. Arrivée au ventilateur, la chaîne continue si une gaine libre le prolonge sur la ligne : c'est ainsi qu'on lui donne sa prise d'air en un seul geste.
La vague
Après la pose, une onde remonte la chaîne, un objet après l'autre, dans le sens où les débits se cumulent — et s'éteint en rouge sur l'objet qui a arrêté. C'est le seul affichage qui montre d'où le réseau cesse d'être alimenté, au lieu de le faire déduire d'une liste d'alarmes. Toute la chaîne ne coûte qu'un Ctrl+Z.
A8 — L'apparence d'un terminal, au double-clic DROIT
Un plan de ventilation distingue à l'œil une grille, une bouche ronde et un piquage équipé. Le lecteur du synoptique doit retrouver la même distinction.
Pourquoi le bouton droit
Le double-clic gauche d'une bouche est déjà pris : c'est la saisie rapide du débit (A2), le geste le plus fréquent de l'outil. Les deux roues ne se disputent donc rien — les formes à gauche sur un tronçon ou un nœud, les apparences à droite sur un terminal.
Les trois dessins
- Grille carrée
- Le dessin par défaut.
- Bouche ronde
- Le terminal circulaire.
- Module de régulation (MR)
- Ce n'est pas un terminal de local, mais un piquage de réseau équipé d'un module de régulation de débit, posé en gaine — l'alimentation d'un gainable, typiquement. Le dessin le dit en trois signes : un corps traversé par la gaine, le volet en diagonale, et les lettres « MR ». Une seule flèche, sur l'axe : l'air le traverse au lieu d'en rayonner.
L'apparence ne change rien au calcul : débit, section et alarmes sont identiques d'un dessin à l'autre. Le sens des flèches, lui, n'est pas réglable — il découle de la famille du réseau. Le même choix se fait aussi au panneau de propriétés.
Un double-clic droit sur un objet qui n'a pas d'apparence à choisir — un tronçon ordinaire, un nœud — le dit dans le bandeau, au lieu de ne rien faire : un geste reconnu qui reste muet est indiscernable d'une panne. Une seule exception : le tronçon d'extrémité d'une prise d'air neuf ou d'un rejet, qui a sa propre roue droite — conduit ou grille à ventelles (A9).
A9 — La gaine de prise d'air neuf ou de rejet, raccordée au ventilateur
Une centrale prend son air dehors et une extraction le rejette dehors : ces deux gaines se dimensionnent comme les autres, au débit total de la machine, et le plan doit les montrer jusqu'à la grille de façade.
Le principe : rien à choisir
La gaine se trace comme n'importe quelle file (Q, ou la palette) : elle est grise tant qu'elle n'alimente rien. On raccorde ensuite le ventilateur au premier tronçon de la gaine — par le panneau, par ALT + clic droit (A3) ou par W du ventilateur vers la façade (A7). À l'instant du raccordement, toute la file prend sa famille : prise d'air neuf (turquoise) pour un soufflage, rejet d'air (brun) pour une extraction CTA ou VMC. Il n'y a pas de famille à choisir dans la palette : elle se déduit du ventilateur, et le plan ne peut pas la contredire.
Le ventilateur est le palier entre les deux réseaux : au-dessous, ses tronçons et ses bouches gardent sa famille ; au-dessus, la gaine a la sienne. Deux centrales peuvent partager une même prise d'air par un nœud : la gaine porte alors la somme des deux. Un soufflage et une extraction, en revanche, ne partagent rien — le réseau serait signalé en rouge.
L'extrémité
Le tronçon en bout de gaine, qui n'est raccordé à rien au-delà, est la grille de façade ou la sortie de toiture. Il écrit sur le plan, en plus de sa dimension, le débit total : « Air neuf 900 m³/h » ou « Rejet 900 m³/h » (son libellé, s'il en a un, remplace le mot). Un double-clic droit dessus — ou le select « Apparence » du panneau — permet de le dessiner en grille à ventelles, lettres PAN ou REJ et flèche dans le sens de l'air, à la place du conduit. Cette apparence n'est offerte qu'à une extrémité qui n'a qu'un seul tronçon aval : une grille a un about, pas trois — qui veut piquer dès la façade pose un nœud la case d'après.
Ce que la gaine accepte, et ce qu'elle refuse
- Une bouche sur la gaine
- Refusée : le débit d'une prise d'air neuf vient des ventilateurs, pas des locaux. Une bouche raccordée là est signalée en rouge.
- Un tronçon du réseau du ventilateur raccordé à la gaine
- La liste des objets raccordables ne le propose pas : ce serait court-circuiter le ventilateur.
- Un ventilateur raccordé sous un autre ventilateur
- Signalé en rouge : un chemin d'air ne traverse jamais deux machines. Un ventilateur ne se raccorde qu'à une gaine, ou à rien.
Le calcul ne change pas d'un m³/h avec ces gaines : le ventilateur somme ses bouches comme avant, et rend simplement cette somme à ce qui l'alimente. Un projet sans gaine extérieure se comporte exactement comme hier.
7. Le panneau de propriétés
C'est le chemin complet : tout ce que les gestes rapides font, et ce qu'ils ne font pas.
- Commun à tous les blocs
- Libellé, objet en direction du ventilateur (quand un raccordement est possible — pour un ventilateur, sa gaine de prise d'air neuf ou de rejet), texte sur le plan — automatique, toujours, ou jamais — et le bouton de suppression.
- Ventilateur et bouche
- Famille de réseau. Sur une bouche : le débit et l'apparence — grille carrée, bouche ronde, ou module de régulation en gaine (A8), qui se choisit aussi au double-clic droit sur le plan. Le sens des flèches d'air n'est pas réglable : il découle de la famille.
- Tronçon
- Type de section — circulaire, carrée, rectangulaire automatique (règle L/2), rectangulaire à hauteur forcée, dimensions forcées à la main, oblong plat, oblong étroit — et direction (les six tracés, nommés). Selon le type : hauteur forcée, ou largeur et hauteur. Sur le tronçon d'extrémité d'une prise d'air neuf ou d'un rejet : l'apparence, conduit ou grille à ventelles (A9).
- Résultats affichés
- Débit cumulé pour tous ; pour un tronçon, la dimension retenue et l'intervalle de débit de l'entrée de table utilisée.
La sélection multiple édite en une fois : sélectionner les cinq tronçons d'une antenne et régler une seule fois vaut mieux que cinq allers-retours. Le réglage « Texte sur le plan » en profite particulièrement.
« Texte sur le plan » en mode automatique suit le réglage Cote non répétée le long d'une antenne (Paramètres → Affichage) : sur une suite de tronçons de même section et sans piquage, la dimension n'est écrite que sur le premier — comme sur un plan dessiné à la main, où la cote se pose là où elle change. Sur un bloc donné, le réglage du panneau a le dernier mot, dans les deux sens.
8. Diagnostic et messages d'alarme
Les alarmes s'affichent sous les propriétés du bloc concerné et, toutes ensemble, dans le Diagnostic du panneau de droite. Un clic sur une ligne du diagnostic cadre la vue sur l'objet et le sélectionne : sur un grand plan, c'est ce qui permet d'enchaîner tout de suite avec ALT + clic droit pour le raccorder.
- Un ventilateur ne peut se raccorder qu'à un réseau de prise d'air neuf ou de rejet
- Il est raccordé à une bouche, ou à un bloc déjà situé sous un autre ventilateur : un chemin d'air ne traverse jamais deux machines (A9).
- Réseau mixte : un soufflage et une extraction ne partagent ni prise d'air neuf ni rejet
- La même gaine alimente un soufflage et évacue une extraction : sa famille ne peut pas se déduire, elle reste grise et l'alarme est posée sur la gaine et sur chaque ventilateur.
- Une bouche ne se raccorde pas sur un réseau de prise d'air neuf / rejet
- Le débit d'une gaine extérieure vient des ventilateurs, pas des locaux.
- Réseau sans ventilateur (racine = …)
- La branche n'est rattachée à aucune production : elle se calcule quand même, mais sa famille n'est pas déterminée. C'est aussi l'état normal d'une gaine de prise d'air neuf ou de rejet avant qu'un ventilateur s'y soit raccordé. Quand c'est toute une file qui est concernée — le cas d'un tracé fait dans le mauvais sens de flux — la touche W la raccorde d'un seul geste au lieu d'un objet à la fois (A7).
- Débit de bouche non renseigné
- La bouche ne contribue à aucun cumul tant qu'un débit n'y est pas saisi.
- Famille de la bouche ≠ famille du réseau
- Connexion aéraulique interdite : les trois familles sont étanches.
- Bloc(s) raccordé(s) derrière une bouche
- Une bouche est un terminal : ce qui la suit est ignoré du calcul, et signalé comme tel.
- Aucune bouche raccordée (Σ débits = 0)
- Sur un ventilateur : rien ne lui remonte.
- Aucun débit ne transite par ce tronçon
- Le tronçon ne peut pas être dimensionné.
- Dimensions forcées incomplètes / Hauteur forcée non renseignée
- Le type de section choisi attend une valeur qui manque.
- Pas de section de ce type pour ce débit
- La table n'a pas d'entrée pour ce couple type / débit.
- Section rectangulaire forcée NON CONFORME (règle L/2)
- La hauteur imposée sort du domaine de la règle d'aplatissement.
- Service de dimensionnement injoignable
- La dimension est indisponible le temps que l'appel aboutisse ; le reste du plan continue de fonctionner.
Si le moteur de calcul ne répond plus (connexion coupée, service momentanément indisponible), un bandeau rouge apparaît sous la barre d'outils : les dimensions des gaines ne sont plus mises à jour, et il propose d'enregistrer le projet tout de suite — le même fichier que le bouton Enregistrer — pour ne rien perdre. Réessayer relance les appels en attente ; le bandeau se ferme de lui-même dès qu'ils aboutissent. Rien n'est perdu entre-temps : le plan reste modifiable, seule la dimension des tronçons attend.
Deux niveaux : orange, le calcul se poursuit ; rouge, quelque chose de structurel est à corriger.
9. Enregistrer, ouvrir, exporter, régler
- Enregistrer / Ouvrir
- Le projet est un fichier .json téléchargé sur le poste, rechargeable tel quel. À l'ouverture, l'outil demande s'il faut remplacer le projet en cours ou lui ajouter le synoptique du fichier (§ 9.1).
- Note CSV
- Une ligne par bloc : identifiant, type, famille, libellé, débit cumulé, type de section, dimension et les deux bornes de l'entrée de table utilisée. Séparateur point-virgule, pour ouvrir directement dans un tableur français.
- Légende
- Le bouton Légende pose sur le plan un tableau des objets présents (§ 9.2).
- Export DXF
- Le plan tel qu'il est dessiné, converti en entités DXF et rangé par calques. Ce qui n'est pas écrit à l'écran ne part pas dans le fichier : les réglages d'affichage commandent aussi l'export.
- Paramètres → Projet
- Nom du projet.
- Paramètres → Affichage
- Zoom par défaut, grille d'aide, taille du texte (de 40 à 300 %, une seule valeur pour tout le plan et pour le DXF), zoom de la vue simplifiée (50 % par défaut, 0 = jamais ; voir § 3), minimap (voir § 3), cote non répétée le long d'une antenne, et confirmation avant suppression.
- Paramètres → Annotations
- Les défauts de création d'un texte et d'un trait — ceux que la case « Par défaut » de la roue règle aussi.
- Paramètres → Export DXF
- Les réglages du fichier livré et le compte rendu du dernier export.
- Thème
- Le bouton ◐ bascule clair / sombre ; le choix est mémorisé, comme l'état des panneaux escamotables.
9.1 Ajouter un projet au projet ouvert
Deux études montées séparément — deux lots, deux bâtiments, deux collègues — se réunissent sans rien redessiner. Après Ouvrir, choisir Ajouter au projet en cours :
- le synoptique du fichier est posé d'un seul bloc (ses raccordements et ses étiquettes sont intacts) sur la zone libre la plus proche du plan ouvert, à 2 cases au moins de tout objet — textes, traits et cartouches compris. À distance égale, l'outil préfère la droite, puis le dessous ;
- le placement est automatique : sur un très grand plan, on ne pourrait pas dézoomer assez pour le poser à la main ;
- les objets ajoutés reçoivent de nouveaux identifiants (même lettre, numéro suivant) ; leurs raccordements sont conservés ;
- la vue se recentre sur l'ajout, qui reste sélectionné : on peut le déplacer aussitôt ; Ctrl+Z annule l'ajout en une fois ;
- les réglages (nom, taille du texte, export DXF…) restent ceux du projet ouvert, et la légende éventuelle du fichier est ignorée.
9.2 La légende
Le bouton Légende pose à droite du plan un tableau à deux colonnes : à gauche le symbole réel de chaque objet, à droite sa signification. Il ne liste que ce qui est présent sur le plan : une ligne par ventilateur et par réseau de chaque famille — prise d'air neuf et rejet d'air compris —, la grille d'extrémité quand un tronçon la porte, le nœud, chaque apparence de bouche, et les traits.
- La légende est un objet de fond de plan : elle n'entre dans aucun calcul, n'apparaît ni au diagnostic ni dans la note CSV, et se sélectionne en espace « Fond de plan » (S).
- Au panneau de propriétés : titre du tableau, hauteur du texte, et pour chaque ligne une case (décochée = ligne masquée) et le texte, modifiable librement.
- C'est un instantané : après une fusion ou de nouveaux objets, un nouveau clic sur Légende (ou « Mettre à jour d'après le plan ») la met à jour sur place, en gardant vos textes et vos lignes masquées. On peut aussi la supprimer et la générer à nouveau.
- Mémoriser ces textes les propose aux prochaines légendes générées sur ce poste ; Textes d'origine revient à ceux de l'outil.
- À l'export DXF, le tableau sort en traits simples et en un texte multiligne (MTEXT) par cellule, sur le calque
AERO_LEGENDE: il se déplace, se gèle ou se retouche d'un bloc dans AutoCAD. - Chaque ligne est écrite à la couleur de son symbole (celle de sa famille de réseau), à l'écran comme dans le DXF ; les lignes neutres — nœud, traits de repère — ainsi que le titre, les en-têtes et le cadre restent à l'encre du plan. La couleur ne fait que doubler le texte : la ligne se lit sans elle.
10. Ce que l'outil ne fait pas
- Il ne calcule pas les pertes de charge du réseau : c'est l'affaire de Perte de charge aéraulique d'un composant, qui traite un composant à la fois.
- Il ne sélectionne pas le ventilateur et ne trace pas de courbe machine : il donne le débit cumulé, pas le point de fonctionnement.
- Il ne traite pas le désenfumage, où la réglementation impose un débit de calcul déclaré : ce sera l'affaire d'un synoptique dédié.
- Il ne dessine pas à l'échelle : c'est un synoptique, non un plan ; les longueurs de conduit n'y sont pas une donnée.
- Il ne fusionne pas deux synoptiques de natures différentes, et la légende ne se met pas à jour toute seule : c'est un instantané que l'on régénère.
- Il ne fait pas partager une prise d'air neuf ou un rejet entre un soufflage et une extraction, et il ne place jamais de bouche sur ces gaines : leur débit vient des ventilateurs, et de rien d'autre.