Sélection des émetteurs de chauffage et de rafraîchissement PRO
Documentation par l'exemple — saisie, algorithme et résultats
- Outil
- Sélection des émetteurs — Bâti'Tools (compte PRO)
- Ce que fait l'outil
- À partir d'un tableau de besoins pièce par pièce (déperditions, apports) et d'une base d'émetteurs saisie par l'utilisateur, propose automatiquement, pour chaque local, la combinaison d'émetteurs qui couvre le besoin de chauffage au plus juste, puis calcule les puissances installées et les écarts au besoin
Tout se passe dans le navigateur : le tableau des besoins (issu d'un logiciel tiers de calcul de déperditions, type Climawin ou Pléiade) est importé par glisser-déposer d'un fichier CSV/texte, et la base d'émetteurs — les fiches constructeur de l'utilisateur — est saisie ou importée en .json et conservée dans le navigateur (localStorage) d'une session à l'autre. Rien n'est transmis à un serveur : ni les données du projet en cours, ni la base d'émetteurs.
Format du tableau de besoins importé
Fichier texte (CSV, point-virgule, tabulation ou virgule — détecté automatiquement), avec ou sans ligne d'en-tête (détectée en testant si la colonne « surface » d'une ligne est un nombre pur), dix colonnes dans cet ordre :
- 1 — Bâtiment
- Sert au regroupement des résultats : la partie 4 affiche un tableau par bâtiment, avec ses totaux majorés. Colonne facultative dans son contenu — laissée vide partout, l'outil regroupe tout sous « Bâtiment non renseigné »
- 2 — Zone / logement
- Regroupement utilisé par le report des besoins entre locaux (voir plus bas) et par les sous-totaux de l'export
- 3 — Local
- Nom de la pièce
- 4 — Surface (m²)
- 5 — Température de consigne chauffage (°C)
- Reprise telle quelle dans les résultats et dans la colonne « T°C consigne chauffage » du tableau de synthèse exporté
- 6 — Température de consigne froid (°C)
- Sa propre colonne, et non une seconde valeur glissée dans la précédente : la donnée sort du logiciel de déperditions telle quelle, et la faire ressaisir ailleurs serait une manipulation de plus. Laissée vide pour un local qui n'est pas rafraîchi — l'outil n'invente pas une consigne d'été à partir d'une consigne d'hiver
- 7 — Hauteur (m)
- Sert au calcul du volume (surface × hauteur), sauf si l'utilisateur force le volume à la main
- 8 — Famille d'émetteurs
- Doit correspondre au nom d'une famille saisie en partie 2 pour que la sélection automatique s'applique. C'est la seule colonne qui ne sort pas du calcul de déperditions : laissée vide dans le fichier, elle se remplit dans l'outil par l'affectation assistée de la partie 3, ou local par local. Une famille laissée vide signifie « local chauffé indirectement » — voir le report des besoins entre locaux
- 9 — Déperditions (W)
- 10 — Apports sensibles (W)
Les fichiers aux formats précédents restent lus. L'outil compte les champs — en retenant la largeur la plus fréquente, pour qu'une ligne mal formée ne fasse pas glisser toutes les colonnes d'un cran : dix champs ou plus, il lit la disposition ci-dessus ; huit ou neuf, il lit le modèle précédent, à une seule colonne de consigne (une valeur, ou deux séparées par une barre oblique — 20/26) ; sept ou moins, il lit le modèle d'origine (zone, local, surface, hauteur, famille, déperditions, apports), sans bâtiment ni consigne. Le bandeau d'import dit lequel a été reconnu.
Exemple de tableau des besoins importable
Voici, colonne par colonne, à quoi doit ressembler le tableau — c'est exactement le contenu que produit le bouton « Télécharger un modèle de tableau » de l'outil. L'ordre des colonnes est imposé ; leurs intitulés, non (la ligne d'en-tête est facultative et peut être rédigée librement).
| 1 Bâtiment | 2 Zone / logement | 3 Local | 4 Surface (m²) | 5 T° consigne chauffage (°C) | 6 T° consigne froid (°C) | 7 Hauteur (m) | 8 Famille d'émetteurs | 9 Déperditions (W) | 10 Apports sensibles (W) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Bâtiment A | Logement A101 | Séjour | 28,5 | 20 | 26 | 2,50 | Ventilo-convecteur mural | 1450 | 1850 |
| Bâtiment A | Logement A101 | Chambre 1 | 13,2 | 19 | 26 | 2,50 | Ventilo-convecteur mural | 720 | 640 |
| Bâtiment A | Logement A101 | Salle de bains | 5,4 | 22 | (vide) | 2,50 | Radiateur sèche-serviettes | 480 | (vide) |
| Bâtiment A | Logement A101 | Dégagement | 6,1 | 18 | (vide) | 2,50 | aucun émetteur | 160 | (vide) |
| Bâtiment B | Bureaux R+1 | Open space | 96,0 | 20 | 25 | 2,80 | Ventilo-convecteur plafonnier | 5200 | 7400 |
| Bâtiment B | Bureaux R+1 | Salle de réunion | 31,0 | 20 | 25 | 2,80 | Ventilo-convecteur plafonnier | 1900 | 3100 |
| Bâtiment B | Atelier | Hall de production | 420,0 | 16 | (vide) | 6,50 | Aérotherme | 38000 | (vide) |
Le même tableau, tel qu'il s'écrit dans le fichier .csv
Une ligne par local, les colonnes séparées par des points-virgules, le tout encodé en UTF-8. Copié dans un fichier texte nommé besoins.csv, ce contenu se glisse-dépose directement dans la zone d'import.
Batiment;Zone / logement;Local;Surface (m2);Temperature de consigne chauffage (C);Temperature de consigne froid (C);Hauteur (m);Famille emetteurs;Deperditions (W);Apports sensibles (W) Batiment A;Logement A101;Sejour;28,5;20;26;2,50;Ventilo-convecteur mural;1450;1850 Batiment A;Logement A101;Chambre 1;13,2;19;26;2,50;Ventilo-convecteur mural;720;640 Batiment A;Logement A101;Salle de bains;5,4;22;;2,50;Radiateur seche-serviettes;480; Batiment A;Logement A101;Degagement;6,1;18;;2,50;aucun emetteur;160; Batiment B;Bureaux R+1;Open space;96,0;20;25;2,80;Ventilo-convecteur plafonnier;5200;7400 Batiment B;Bureaux R+1;Salle de reunion;31,0;20;25;2,80;Ventilo-convecteur plafonnier;1900;3100 Batiment B;Atelier;Hall de production;420,0;16;;6,50;Aerotherme;38000;
En pratique, le plus simple est de construire ce tableau dans un tableur (ou de l'exporter depuis le logiciel de déperditions), puis d'enregistrer la feuille en « CSV ». La ligne d'en-tête, le séparateur (point-virgule, tabulation ou virgule) et les décimales à la virgule ou au point sont détectés automatiquement.
Le tableau ci-dessus montre les cas particuliers du format : deux bâtiments (les résultats seront présentés en deux tableaux distincts), un local sans apports (colonne 10 laissée vide — salle de bains, hall de production), des locaux non rafraîchis (colonne 6 laissée vide) et un local sans émetteur (« aucun emetteur » en colonne 8 — le dégagement, dont les 160 W seront reportés sur un autre local de la zone « Logement A101 » du même bâtiment). Les décimales s'écrivent avec une virgule ou un point indifféremment, et les valeurs reconnues comme « pas d'émetteur » sont : aucun, aucun émetteur, aucune, sans émetteur, sans, néant, non, n/a, na, . ou une case vide.
Une ligne sans nom de local, sans surface et sans déperdition est ignorée (ligne de total ou ligne vide du tableur). Un local dont la colonne famille contient une mention explicite d'absence d'émetteur (par exemple « aucun ») peut être rattaché à un autre local de la même zone et du même bâtiment, qui reprend alors ses besoins — colonne « report ».
Format de la base d'émetteurs importable (.json)
La base d'émetteurs se saisit à la main en partie 2 de l'outil, mais elle s'importe aussi en .json — c'est le format que produit le bouton « Exporter les familles ». L'import ajoute les familles du fichier à la base existante (il ne l'écrase pas), et plusieurs fichiers peuvent être sélectionnés d'un coup : constituer sa base en assemblant des fichiers fournisseurs est l'usage prévu.
nom(famille)- Doit correspondre à la 8e colonne du tableau des besoins (comparaison insensible à la casse, aux accents et aux espaces multiples)
nom(émetteur)- Référence constructeur, affichée dans les colonnes de résultat et le récapitulatif
marque- Fabricant, saisi émetteur par émetteur et non par famille : une même famille mélange couramment deux fabricants selon la taille d'appareil. Reprise dans le récapitulatif et dans les colonnes « Marque émetteur chaud » et « Marque émetteur froid » du tableau de synthèse exporté. Facultative — un fichier écrit avant l'ajout de ce champ se relit sans erreur, marque vide
puissanceChaud- W — seul champ obligatoire pour que la sélection automatique fonctionne
puissanceFroid- W —
nullou absent pour un appareil statique debitVentilation- m³/h —
nullou absent pour un appareil sans ventilateur
Exemple de fichier de familles importable
Deux familles : des ventilo-convecteurs (chaud + froid + débit) et des radiateurs statiques (chaud seul). Le copier dans un fichier nommé familles-emetteurs.json.
{
"outil": "batitools/selectionEmetteurs",
"version": 1,
"date": "2026-09-30",
"familles": [
{
"nom": "Ventilo-convecteur mural",
"emetteurs": [
{ "nom": "VCM-12", "marque": "Aermec", "puissanceChaud": 1500, "puissanceFroid": 1200, "debitVentilation": 350 },
{ "nom": "VCM-20", "marque": "Aermec", "puissanceChaud": 2500, "puissanceFroid": 2000, "debitVentilation": 500 },
{ "nom": "VCM-28", "marque": "Sabiana", "puissanceChaud": 3500, "puissanceFroid": 2800, "debitVentilation": 650 }
]
},
{
"nom": "Radiateur seche-serviettes",
"emetteurs": [
{ "nom": "SS-500", "marque": "Acova", "puissanceChaud": 500, "puissanceFroid": null, "debitVentilation": null },
{ "nom": "SS-750", "marque": "Acova", "puissanceChaud": 750, "puissanceFroid": null, "debitVentilation": null },
{ "nom": "SS-1000", "marque": "Acova", "puissanceChaud": 1000, "puissanceFroid": null, "debitVentilation": null }
]
}
]
}
L'en-tête (outil, version, date) est facultatif à l'import : un simple tableau de familles [ { "nom": …, "emetteurs": [ … ] } ] est accepté tel quel. Les noms de clés courts utilisés en interne sont également reconnus — fabricant à la place de marque, et pc, pf et debit à la place de puissanceChaud, puissanceFroid et debitVentilation, et famille/reference/appareils à la place de nom/nom/emetteurs. Un fichier illisible ou sans aucune famille est signalé par un message, sans toucher à la base en place.
Paramètres et algorithme de sélection
- Coefficient de majoration déperditions
- Multiplie la déperdition brute importée pour obtenir la déperdition majorée (colonne servant de cible à la sélection)
- Coefficient de majoration apports
- Multiplie les apports sensibles bruts pour obtenir les apports majorés
- Taux de brassage minimum
- Valeur de référence (vol/h) pour l'écart de brassage des appareils à ventilateur
- Local qui reprend les besoins
- Expression littérale (par exemple
sejour) qui rattache automatiquement les locaux sans émetteur au local équipé de leur zone dont le nom la contient — voir Report des besoins entre locaux. Laissé vide, chaque local se désigne à la main
Pour chaque local dont la famille est reconnue, l'outil cherche, parmi les émetteurs de puissance chaud non nulle de cette famille triés par puissance croissante, le plus petit appareil dont la puissance couvre à elle seule la déperdition majorée restante. S'il en existe un, il est retenu seul et la recherche s'arrête. Sinon, l'appareil le plus puissant de la famille est ajouté, la déperdition restante est diminuée de sa puissance, et la recherche recommence sur le reste — jusqu'à couverture complète. Le résultat est une combinaison d'un ou plusieurs émetteurs (avec quantités), jamais optimale au sens du nombre minimal d'appareils, mais simple et prévisible.
Écart froid (%) = (puissance froid installée − apports majorés) / apports majorés × 100
Taux de brassage = débit installé / volume du local · Écart brassage (%) = (brassage installé − brassage minimum) / brassage minimum × 100
La sélection automatique ne se déclenche qu'au clic sur le bouton dédié : l'utilisateur peut forcer manuellement les émetteurs d'un local (colonne « Émetteurs chaud »), et un recalcul automatique n'écraserait pas cette saisie. Changer un coefficient recalcule aussitôt les écarts affichés, mais un bandeau invite à relancer la sélection si elle est devenue périmée.
U1 — Sélection gloutonne sur une famille de radiateurs
Famille « Radiateurs acier » avec quatre puissances disponibles : 800, 1 200, 1 800 et 2 500 W (pas de puissance froid ni de débit — appareils statiques).
Résultat pour trois locaux
- Déperdition majorée 2 100 W
- Sélection : 1 × 2 500 W — écart chaud +19,05 % (le plus petit appareil qui couvre 2 100 W à lui seul)
- Déperdition majorée 1 000 W
- Sélection : 1 × 1 200 W — écart chaud +20 %
- Déperdition majorée 3 200 W
- Sélection : 1 × 2 500 W + 1 × 800 W (total 3 300 W) — écart chaud +3,13 %. Aucun appareil seul ne couvrant 3 200 W, l'outil retient d'abord le plus puissant (2 500 W), puis referme le reste (700 W) avec le plus petit appareil qui le couvre (800 W)
U2 — Local chaud + froid + contrôle de brassage
Famille « Ventilo-convecteurs » avec trois appareils : puissance chaud 1 500 / 2 500 / 3 500 W, puissance froid respective 1 200 / 2 000 / 2 800 W, débit de ventilation respectif 350 / 500 / 650 m³/h. Salle de réunion : surface 45 m², hauteur 2,7 m (volume 121,5 m³), déperdition brute 2 500 W (coefficient 1,2 → déperdition majorée 3 000 W), apports sensibles bruts 2 200 W (coefficient 1,15 → apports majorés 2 530 W), taux de brassage minimum 3 vol/h.
Résultat
- Émetteurs chaud sélectionnés
- 1 × appareil 3 500 W (seul appareil de la famille couvrant 3 000 W à lui seul)
- P. chaud installée
- 3 500 W — écart chaud +16,67 %
- Émetteurs froid
- Le même appareil, colonne recopiée depuis la sélection chaud et limitée à ceux qui portent une puissance froid : 2 800 W
- Écart froid
- +10,67 % par rapport aux apports majorés (2 530 W)
- Débit installé
- 650 m³/h
- Taux de brassage installé
- 5,35 vol/h (650 / 121,5)
- Écart brassage
- +78,33 % par rapport au minimum de 3 vol/h
La colonne « Émetteurs froid » n'est jamais choisie indépendamment : elle est entièrement déduite de la sélection chaud. Un local dont tous les émetteurs sélectionnés sont statiques (sans puissance froid) donne donc une colonne froid vide — c'est un local uniquement chauffé, sans que cela déclenche d'alerte.
U3 — Aperçu du tableau de résultats après une sélection automatique
Un logement chauffé par radiateurs. Famille « Radiateurs acier » avec quatre références : RA-800 (800 W), RA-1200 (1 200 W), RA-1800 (1 800 W) et RA-2500 (2 500 W) — appareils statiques, donc ni puissance froid ni débit. Coefficient de majoration des déperditions : 1,25. Après import du tableau des besoins et clic sur « Sélection automatique », voici ce que montrent les colonnes principales.
5 locaux équipés sur 5.
| Local | Volume (m³) | Déperditions (W) | Déperditions majorées (W) | Famille d'émetteurs | Émetteurs chaud | P. chaud installée (W) | Écart chaud (%) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Séjour | 71,25 | 2 560 | 3 200 | Radiateurs acier | 1 × RA-25001 × RA-800 | 3 300 | +3,1 % |
| Chambre 1 | 33,00 | 800 | 1 000 | Radiateurs acier | 1 × RA-1200 | 1 200 | +20,0 % |
| Chambre 2 | 29,50 | 1 680 | 2 100 | Radiateurs acier | 1 × RA-2500 | 2 500 | +19,0 % |
| Salle de bains | 13,50 | 1 200 | 1 500 | Radiateurs acier | 2 × RA-800 | 1 600 | +6,7 % |
| Bureau | 30,00 | 2 880 | 3 600 | Radiateurs acier | 1 × RA-18001 × RA-12001 × RA-800 | 3 800 | +5,6 % |
Les colonnes non montrées ici (hauteur, apports bruts et majorés, émetteurs froid, puissance froid et écart froid, débit, brassage et écart de brassage) restent vides sur ce projet : les radiateurs n'ont ni puissance frigorifique ni ventilateur. Chacune des 22 colonnes se masque individuellement pour obtenir exactement le tableau ci-dessus.
Comment lire les trois premières lignes — la sélection automatique
- Séjour — 3 200 W à couvrir
- Aucune référence ne couvre 3 200 W à elle seule : l'outil pose d'abord le plus gros radiateur (RA-2500), puis referme le solde de 700 W avec le plus petit appareil qui le couvre (RA-800). Deux émetteurs de tailles différentes, 3 300 W installés
- Chambre 1 — 1 000 W
- Le RA-1200 est le plus petit appareil couvrant le besoin seul : un seul émetteur, et l'écart de +20 % est simplement l'effet du pas de la gamme
- Chambre 2 — 2 100 W
- Même logique, mais le RA-1800 ne suffit pas : c'est le RA-2500 qui est retenu
Les deux lignes en bleu — saisie forcée par l'utilisateur
Une puce bleue signale un local dont la sélection a été reprise à la main, par la liste déroulante et le bouton + de la colonne « Émetteurs chaud » (ou par la croix qui retire une unité). C'est la même convention que dans le reste de l'outil : toute valeur en bleu a été décidée par l'utilisateur, pas par le calcul — comme le volume forcé quand la hauteur sous plafond n'est pas constante. Les puces noires, elles, sortent de la dernière sélection automatique.
- Salle de bains — deux appareils identiques
- La sélection automatique proposait 1 × RA-1800 (+20 %). L'utilisateur a préféré deux radiateurs identiques de part et d'autre de la porte : 2 × RA-800, soit 1 600 W et +6,7 %. Deux appareils de même référence se présentent comme une seule puce portant la quantité — la croix en retire une unité à la fois, pas la pile entière
- Bureau — trois appareils différents
- Faute d'allège assez longue pour un seul gros radiateur, l'utilisateur a réparti sur trois émetteurs : 1 × RA-1800 + 1 × RA-1200 + 1 × RA-800, soit 3 800 W et +5,6 %. Chaque référence a sa propre puce, dans l'ordre où elle a été ajoutée
Récapitulatif des quantités correspondant
Partie 5 de l'outil — le bordereau, trié par famille puis par puissance décroissante. Il compte aussi bien les appareils issus de la sélection automatique que ceux forcés à la main. Le projet de l'exemple ne comporte qu'un bâtiment : un seul tableau est produit (voir Bordereaux de quantités).
| Famille | Émetteur | Quantité | P. chaud unit. (W) | P. chaud totale (W) |
|---|---|---|---|---|
| Radiateurs acier | RA-2500 | 2 | 2 500 | 5 000 |
| Radiateurs acier | RA-1800 | 1 | 1 800 | 1 800 |
| Radiateurs acier | RA-1200 | 2 | 1 200 | 2 400 |
| Radiateurs acier | RA-800 | 4 | 800 | 3 200 |
| Total | 4 références | 9 | 12 400 |
Les 12 400 W du bordereau sont bien la somme des puissances installées local par local (3 300 + 1 200 + 2 500 + 1 600 + 3 800). Le récapitulatif comporte en outre les colonnes de puissance froid et de débit, vides ici, et l'ensemble des résultats s'exporte en CSV.
Affectation assistée des familles d'émetteurs — partie 3
Neuf des dix colonnes du tableau des besoins sortent telles quelles d'un calcul de déperditions. La dixième — la famille d'émetteurs — se saisit à la main, local par local : c'est la dernière saisie manuelle avant la sélection, et sur un projet de 500 locaux elle prend une demi-journée. Elle obéit pourtant à des règles courtes, qui tiennent en une phrase par famille : les séjours et les chambres en radiateurs, les salles de bains en sèche-serviettes. La partie 3 permet d'écrire ces règles une par une et de les poser sur le tableau importé.
Quatre filtres, puis le bouton « Affecter la famille ». L'opération se répète autant de fois qu'il y a de familles à poser.
- 1 — Famille à affecter
- Les familles définies ou importées en partie 2. La dernière option, « aucun émetteur (chauffé indirectement) », vide au contraire la colonne : c'est le chemin de retour après une affectation trop large
- 2 — Bâtiment visé
- Les bâtiments présents dans le tableau importé, ou « tous les bâtiments »
- 3 — Zone / logement visé
- Les zones du bâtiment choisi, ou « toutes les zones / logements ». La liste se limite au bâtiment parce que deux bâtiments portent couramment une zone du même nom (RDC, Logement type)
- 4 — Mots contenus dans le nom du local
- Un ou plusieurs mots séparés par des espaces. Un local est retenu dès qu'un seul de ces mots figure dans son nom — c'est un OU, pas un ET : personne n'appelle une pièce « séjour cuisine chambre ». Champ vide : tous les locaux du bâtiment et de la zone choisis
La reconnaissance est insensible à la casse et aux accents, et porte sur une sous-chaîne du nom : sejour reconnaît Séjour, SÉJOUR / CUISINE et Entrée séjour. C'est la même normalisation que pour les noms de familles et pour le rattachement automatique décrit plus bas.
Deux passes typiques sur un logement collectif
| Famille | Bâtiment | Zone | Mots du nom de local | Effet |
|---|---|---|---|---|
| Radiateurs acier | Tous | Toutes | sejour cuisine chambre |
Les pièces de vie de tout le projet |
| Sèche-serviettes | Tous | Toutes | sdb bain douche sde |
Les salles d'eau, quelle que soit leur orthographe |
| Ventilo-convecteurs | Bâtiment B | Bureaux R+2 | (vide) | Tous les locaux de cette zone-là |
Les WC, dégagements et rangements ne sont visés par aucune de ces passes : leur famille reste vide, ce qui veut dire « local chauffé indirectement ». Le principe d'origine de l'outil est intact — l'affectation assistée ne remplit que les lignes que ses filtres désignent, elle ne comble jamais le reste.
Le compte s'affiche avant d'écrire
Sous les filtres, un bandeau se met à jour pendant la frappe : « 12 locaux correspondent aux filtres — 9 à affecter, 2 déjà affectés à une autre famille (écrasement), 1 déjà dans cet état ». C'est le garde-fou du champ de mots : un mot très court (de, sa) se retrouve dans beaucoup de noms de locaux, et le seul moyen de s'en apercevoir à temps est de lire le compte avant de cliquer.
Écrasement d'une affectation précédente
Deux passes dont les filtres se recoupent — chambre, puis chambre parents — se marchent dessus : la seconde remplace la famille posée par la première. L'outil demande confirmation avant d'écrire, en nommant les locaux concernés : bâtiment, zone / logement, local, famille actuelle et nouvelle famille. Deux boutons suivent la liste : Confirmer l'écrasement et Annuler — tant que rien n'est confirmé, aucune ligne n'est modifiée.
- Case « Demander confirmation »
- Cochée par défaut. Décochée, les affectations écrasent sans rien demander — c'est un réglage général de l'outil, mémorisé par le navigateur au même titre que les coefficients, pour qui enchaîne dix affectations et sait ce qu'il fait
- Locaux sans famille
- Jamais concernés par la confirmation : il n'y a rien à écraser. Ils sont affectés dans le même mouvement, et la demande de confirmation le rappelle
- Locaux déjà dans cette famille
- Laissés tels quels, et comptés à part : réaffecter une famille à un local qui la porte déjà n'écrase rien
Un local qui était chauffé indirectement et qui reçoit une famille cesse d'être rattaché à son voisin : il porte désormais ses propres émetteurs. À l'inverse, lui rendre la valeur « aucun émetteur » le remet dans le champ du rattachement automatique décrit ci-dessous.
Report des besoins entre locaux
Un local dont la famille indique explicitement l'absence d'émetteur (par exemple un WC ou un dégagement chauffé par transfert depuis la pièce voisine) peut être rattaché, dans la même zone et le même bâtiment, à un autre local qui porte lui-même un émetteur : ses déperditions et apports propres sont alors ajoutés à ceux du local cible, qui est dimensionné sur le total. Le besoin propre du local d'origine reste affiché sur sa ligne pour rester vérifiable, mais additionner la colonne des déperditions majorées sur l'ensemble du tableau compte alors deux fois les besoins reportés — l'outil grise les lignes reportées pour que cela reste visible. Un local chauffé indirectement dont personne n'a désigné le local qui reprend ses besoins est signalé après la sélection automatique : « ses besoins ne sont comptés nulle part ».
Rattachement automatique par expression littérale
Désigner à la main, sur un projet de 500 locaux, la pièce qui traite chaque WC et chaque couloir est la manipulation la plus coûteuse de l'outil — alors que la règle tient presque toujours en un mot : dans un logement, c'est le séjour. La partie 1 comporte donc un champ « Local qui reprend les besoins des locaux sans émetteur », où l'on saisit une expression littérale. L'outil rattache alors chaque local sans émetteur au premier local équipé de sa zone dont le nom contient cette expression.
- Insensible à la casse et aux accents
- L'expression
sejourreconnaît Séjour, sEjOuR cuisine et Entrée Séjour : la comparaison passe par la même normalisation que les noms de familles d'émetteurs - Recherche en sous-chaîne
- L'expression n'a pas à être le nom complet du local — elle doit seulement y figurer
- Mêmes garanties que le choix manuel
- Les candidats restent ceux de la même zone et du même bâtiment, et doivent porter eux-mêmes un émetteur. L'automatisme ne relâche aucune des deux conditions : il choisit plus vite dans la même liste
- Champ vide
- Aucune règle n'est appliquée : chaque local se désigne à la main, comme auparavant
- Aucun local ne correspond
- La liste déroulante manuelle reste en place sur la ligne, et la cellule est signalée en rouge tant qu'aucun local n'est désigné
Le rattachement s'applique dès la frappe, sans attendre le lancement de la sélection : c'est ce qui permet de trouver la bonne expression du premier coup. Les lignes rattachées automatiquement le disent sous la cellule (« reconnu automatiquement par … »), et un bandeau sous le champ récapitule à tout moment : N locaux sans émetteur — X rattachés automatiquement, Y désignés à la main, Z à désigner.
Un choix manuel n'est jamais défait par la règle, y compris lorsqu'il consiste à remettre une ligne à vide — un vidage est une décision, pas un oubli. Un nouveau clic sur « Lancer la sélection automatique » est le chemin de retour vers l'automatique : il repasse sur les lignes laissées vides, sans jamais écraser une désignation explicite.
Repérage des besoins non traités
Après le lancement de la sélection, tout besoin qui n'est couvert ni par un émetteur du local, ni par un local désigné pour le reprendre est signalé en rouge dans le tableau de résultats, avec un liseré sur le bord gauche de la cellule. C'est la seule façon de vérifier, sur un gros projet, qu'aucune déperdition et aucun apport n'a été oublié.
- Colonne « Émetteurs chaud »
- Signalée lorsque le local porte une déperdition, qu'aucun émetteur n'est retenu sur sa ligne et qu'aucun local ne reprend ses besoins
- Colonne « Émetteurs froid »
- Même règle sur les apports sensibles — uniquement si l'étude comporte du rafraîchissement (des apports saisis et non nuls, et au moins un émetteur porteur d'une puissance frigorifique). Sur une étude chauffage seul, rien n'est signalé au titre du froid : une alerte fausse répétée sur 500 lignes fait cesser de lire les vraies
- Avant la sélection
- Rien n'est coloré : tout serait rouge, et ne voudrait rien dire
- Bandeau chiffré
- Le bilan de la sélection indique le nombre de locaux non traités en chauffage et en rafraîchissement, ou « tous les besoins sont traités » — personne ne fait défiler 500 lignes pour vérifier qu'il n'y a plus de rouge
Le code couleur se retrouve dans l'export .doc : les lignes concernées y sont grisées et mises en gras, et un encadré en tête de document récapitule les points à traiter. La couleur d'écran n'existe plus une fois le document imprimé en noir et blanc.
Messages de la sélection automatique
- Bilan
- « N locaux équipés sur M. »
- Famille introuvable
- « Famille introuvable dans la base : … — vérifiez l'orthographe en partie 2. »
- Famille sans puissance
- « Aucune puissance de chauffage saisie dans : … »
- Report sans cible
- « N locaux chauffés indirectement sans local désigné : leurs besoins ne sont comptés nulle part. Choisissez le local qui les traite en colonne « Émetteurs chaud ». »
- Sélection périmée
- Bandeau invitant à relancer la sélection automatique après modification d'un coefficient ou de la base d'émetteurs
Résultats à l'écran
La partie 4 affiche un tableau par bâtiment, dans l'ordre où les bâtiments apparaissent dans le fichier importé. Chaque tableau porte en haut à gauche le nom du bâtiment et, en dessous, ses totaux : déperditions majorées de xx % et apports majorés de yy %, où xx et yy sont les coefficients saisis en partie 1 (ils diffèrent l'un de l'autre). Un total n'apparaît que si le bâtiment porte effectivement la donnée dans le tableau importé : un bâtiment sans aucun apport saisi n'affiche pas « 0 W », il n'affiche rien. Un bouton en haut à droite escamote le tableau ; les cinq parties de l'outil en ont un également, et leur état est mémorisé d'une session à l'autre.
Ces totaux se calculent sur les lignes non reportées. Un local chauffé indirectement voit ses besoins traités chez un autre local : son besoin reste affiché sur sa ligne pour rester vérifiable, mais il n'est compté qu'une fois, chez le local qui le traite.
Le tableau de chaque bâtiment présente 23 colonnes (bâtiment, zone, local, surface, les deux températures de consigne, hauteur, volume, déperditions et apports bruts et majorés, famille, marque, émetteurs chaud et froid avec puissances et écarts, débit et taux de brassage avec écart), masquables individuellement. Un récapitulatif totalise les quantités par famille, par marque et par référence d'émetteur.
La colonne Marque reprend les marques réellement retenues sur le local, telles qu'elles sont saisies émetteur par émetteur en partie 2. Un local équipé de deux fabricants les affiche tous les deux, séparés par une barre oblique ; un émetteur sans marque saisie ne laisse pas de trou dans la liste. Comme toutes les autres, la colonne se masque par sa case à cocher : elle est cochée — donc affichée — par défaut, et conservée par la « vue essentielle ».
Export CSV
Le bouton « Exporter les colonnes visibles » produit un seul fichier CSV en quatre blocs, encodé en UTF-8 avec BOM et séparé par des points-virgules — Excel en locale française l'ouvre sans assistant d'importation. Le nom du fichier reprend le projet, l'indice et la date.
- 1 — En-tête
- Nom du projet, date de l'étude et indice (saisis en partie 1), puis les coefficients de majoration et le taux de brassage minimum
- 2 — Détail par local
- Les colonnes visibles du tableau de résultats, une ligne par local : c'est la raison d'être du masquage de colonnes
- 3 — Synthèse de la sélection
- Le tableau de rendu décrit ci-dessous
- 4 — Récapitulatif des quantités
- Les bordereaux : un par bâtiment, puis tous bâtiments confondus. Ce bloc n'est écrit que si au moins un émetteur est retenu
Le tableau de synthèse
Neuf colonnes lorsque l'étude ne porte que sur le chauffage :
Bâtiment · Zone / Logement · Pièce / Local · Marque émetteur chaud · T°C consigne chauffage · Modèle · Nombre d'émetteurs chaud · Déperditions majorées (W) · Puissance installée chaud (W)
Six colonnes s'y ajoutent dès que l'étude comporte des apports saisis et non nuls et au moins un émetteur porteur d'une puissance frigorifique :
Marque émetteur froid · T°C consigne froid · Modèle froid · Nombre d'émetteurs froid · Apports majorés (W) · Puissance installée froid (W)
Quand l'une de ces deux conditions manque, les six colonnes ne sont pas écrites du tout : six colonnes vides sur toute la largeur d'un tableau imprimé ne sont pas neutres, elles font croire à un oubli.
Les deux colonnes de consigne du tableau de synthèse reprennent directement les colonnes 5 et 6 du tableau des besoins : rien n'est à ressaisir, et un local non rafraîchi laisse sa consigne froid vide de bout en bout.
Un émetteur qui fait le chaud et le froid figure deux fois sur sa ligne : une fois dans les colonnes de chauffage, une fois dans celles de rafraîchissement. C'est le même appareil — il est choisi sur le chaud et constaté sur le froid — et le lire deux fois permet de sommer chaque moitié du tableau indépendamment.
La puissance installée est le produit puissance unitaire × quantité. Un local équipé de deux modèles différents occupe deux lignes ; ses besoins majorés ne sont écrits que sur la première, pour qu'additionner la colonne ne les compte pas deux fois. Un local sans émetteur retenu occupe une ligne qui dit pourquoi (« chauffé indirectement — besoins traités par … », « aucun émetteur retenu »).
Sous-totaux
Trois niveaux de sous-totaux, portant sur la quantité d'émetteurs, les besoins majorés et les puissances installées — chaud et froid :
- Par local
- Seulement lorsqu'un local occupe plusieurs lignes (plusieurs modèles retenus) — sur un local à un seul modèle, il répéterait la ligne du dessus
- Par zone / logement
- À la fin de chaque zone
- Par bâtiment
- À la fin de chaque bâtiment — cette valeur est celle affichée en tête du tableau du bâtiment à l'écran
- Tous bâtiments confondus
- En dernière ligne du fichier
La base d'émetteurs s'exporte séparément en .json, depuis la partie 2, pour la réutiliser sur un autre projet ou la transmettre. Aucun de ces exports n'est transmis à Bâti'Tools.
Export Word (.doc)
Le bouton « Exporter la note de sélection (.doc) » produit exactement le même contenu que le CSV, mais mis en page pour être joint tel quel à un dossier. Le CSV est une matière première que l'on rouvre dans un tableur ; le .doc est la pièce que l'on remet sans y toucher.
- Cartouche d'affaire
- Nom du projet, indice et date de l'étude, suivis des coefficients de majoration et du taux de brassage minimum
- Encadré de contrôle
- Le nombre de locaux dont les besoins ne sont traités nulle part, ou la mention que tous les besoins sont couverts
- 1 — Détail par local
- Un tableau par bâtiment, dans les seules colonnes visibles à l'écran, avec le rappel des totaux du bâtiment sous son titre. Les locaux non traités y sont grisés et mis en gras
- 2 — Synthèse de la sélection
- Le tableau de synthèse décrit plus haut, sous-totaux compris : les quatre niveaux de total (local, zone, bâtiment, général) y sont distingués par des fonds de plus en plus soutenus, ce que le CSV ne pouvait pas rendre
- 3 — Récapitulatif des quantités
- Les bordereaux, un tableau par bâtiment puis le cumul : c'est la partie du document qui se détache pour une consultation d'entreprise. La ligne de total de chaque bâtiment est grisée, celle du cumul est en orange
Le document est en format paysage A4 : le détail par local peut atteindre 23 colonnes, et ce n'est pas un confort mais la seule orientation où il reste lisible. Les lignes d'en-tête des tableaux se répètent en haut de chaque page. Le nom du fichier reprend, comme le CSV, le projet, l'indice et la date.
Le fichier est un document HTML portant l'extension .doc, format que Word ouvre nativement et que LibreOffice lit également. Il est composé dans le navigateur, au même titre que le CSV : les déperditions pièce par pièce de l'affaire en cours ne transitent à aucun moment par le serveur.